Comment TRANSFORMER nos erreurs pour devenir un MEILLEUR photographe

Comment TRANSFORMER nos erreurs pour devenir un MEILLEUR photographe

Qui n’a pas, un jour ou l’autre, commis des erreurs à répétition ? Photo ratée, photos sous-exposées, sujet hors foyer, aucune atmosphère, rien de bon, alouette !

Looooong soupir de découragement.

Nous avons tous vécu ces moments de déception, où les images ne sont pas du tout à la hauteur de nos attentes. Frustration et consternation taraudent notre moral.

Quoi qu’on en pense, les erreurs nous font progresser. Elles nous offrent l’occasion de réévaluer notre travail, de porter davantage attention à notre processus créatif et de se lancer de nouveaux défis.

Les erreurs font partie du processus de création et elles y ont leur place. Elles sont la matière brute de l’apprentissage. ~ Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

transformer nos erreurs pour devenir un meilleur photographe

Commettre des ERREURS est la MEILLEURE façon d’apprendre

Admettons-le, nous commettons tous des erreurs. L’humain n’est pas une machine infaillible, encore moins un robot. L’erreur, un jour ou l’autre, croisera notre chemin.

C’est inévitable. Selon moi, c’est l’un des modes d’apprentissage le plus efficace, car la connaissance est enrichie par le ressentie et se transforme en expérience. Mais si on se laisse envahir par les émotions négatives, notre expérience sera perdue.

Regardons ensemble des tactiques simples pour nous aider à surmonter cette épreuve.

Comment se préparer à l’erreur

On ne peut pas prévoir l’erreur, mais en adoptant un esprit ouvert et curieux, vous vous donnez la permission de l’accueillir.

Détachez-vous des attentes, et restez centré sur le moment présent. Soyez attentif. Ce faisant, vous serez plus disponible à votre sujet et si, par mégarde, une erreur survient sur place, vous serez en mesure d’y remédier.

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Prenez votre temps

Regardez votre histogramme, examinez votre composition, remarquez-vous des failles à corriger ? Est-ce que votre sujet affiche l’expression souhaitée ? Est-ce que votre image est bien exposée ? Bien cadrée ? Non ? Reprenez la photo. Refaites-le jusqu’à ce que le tout soit à votre goût.

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage! ~ Nicolas Boileau

Transformez votre déception en expérience

L’erreur naît de l’expérience et elle est cent fois plus enrichissante qu’une leçon apprise dans un livre. Parce que vous vous en souviendrez ! D’ailleurs, vous connaissez sans doute le dicton : la théorie c’est bien, mais la pratique c’est mieux.

Vous avez obtenu des photos ratées ? Analysez-les, notez ce qui cloche : est-ce la vitesse ? Votre choix d’ouverture ou d’exposition ? Votre composition ?

Fixez-vous une sortie photo-essai réservée exclusivement à vous améliorer.

Pratiquez, encore et encore, jusqu’à ce vous maîtrisiez ce point à perfectionner.

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Étude de cas

Jasmine Star, photographe de mariage, reconnue internationalement, n’a pas toujours réussi ses photos.  À ses débuts, elle photographiait uniquement en JPEG, et devait redoubler de vigilance pour exposer correctement ses images. Entre vous et moi, un fichier JPEG ne détient pas une large marge d’erreur…

Or, la photographie en contre-jour lui causait beaucoup de difficulté, car ses sujets se convertissaient immanquablement en silhouettes chinoises. Ce qui n’est pas toujours souhaitable.

Pour surmonter ce problème, elle s’est pratiquée dans son jardin avec comme sujet, un oranger. Tous les soirs,  armée d’une bonne dose de détermination et de persévérance, elle a mitraillé son oranger. Après plusieurs clichés ratés, elle a fini par maîtriser cette technique.

Avantage de commettre des erreurs

Vous gagnerez en expérience, vous offrant une fenêtre vers un apprentissage nouveau. Embrassez cette contrariété comme une opportunité à vous améliorer. À mettre au point votre technique et à faire de vous un ou une meilleur(e) photographe.

Personnellement, le mode essai et erreur est un processus qui me convient parfaitement. Les photos ratées, je les collectionne ! Je suis de nature intuitive et, souvent, j’ai besoin d’appréhender le processus en vivant l’expérience.

Donnez-vous la permission de faire des erreurs. Vous grandirez avec elles !

transformer nos erreurs pour devenir un meilleur photographe

Comment transformer la situation

Soyez indulgent envers vous ; vous avez droit à l’erreur comme tout le monde. Apprenez à rire de la situation, transformez votre histoire en anecdote qui fera rire vos compatriotes. Ne lui donnez pas le pouvoir de vous décourager, dites-vous que c’est un mode d’apprentissage. Parlez-en à des ami(e)s, et vous serez étonné de constater que vous n’êtes pas le seul à en commettre.

À votre tour…

Alors, dites-moi chers lecteurs-lectrices, est-ce que cette transformation vous parle ? Partagez-moi une erreur qui vous a permit d’approfondir votre expérience photographique.

Comment transformer nos erreurs pour devenir un meilleur photographe

 

Voir au-delà des Apparences | Développer sa Vision

Voir au-delà des Apparences | Développer sa Vision

Lorsque nous partons faire de la photo, nous essayons tous, à divers degré, de dénicher le sujet « idéal ». On ratisse le terrain, en quête de ce fameux sujet qui viendra illuminer notre capteur et notre regard. Et si on est le moindrement sensible, on cherche le sujet qui fera palpiter notre cœur. S’il ne se manifeste pas, on a l’impression qu’il n’y a rien à photographier. Nous tournons en rond, comme si nous avions des verres fumés bien opaques nous empêchant de voir.

Si vous avez déjà vécu cette expérience, vous savez combien cette situation est frustrante.

Pour développer sa vision et réussir à mieux voir, nous devons tout d’abord arrêter de chercher, garder l’esprit ouvert et témoigner de la curiosité.

Le fait de s’ouvrir et d’abandonner nos œillères (manque de vision) favorise la créativité. Cette action nous pousse à aller plus loin, à entrer dans le flow (l’énergie de la créativité) et à dépasser nos limites visuelles.

Toutefois, c’est un processus qui demande de lâcher prise, mais une fois enclenchée, vous entrez dans une zone d’exploration qui vous permet de voir au-delà des apparences.

Voici quelques pistes pour développer sa vision :

1-Lâcher prise !

Voir au-delà des apparences | Développer sa vision

Tout d’abord, mettez de côté vos recherches sur le sujet « idéal », vous le ferez un autre jour. D’accord ?

Super !

2-Approchez-vous et faites le tour du sujet

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Maintenant, donnez-vous la peine d’approcher n’importe quel sujet. Plus il aura l’air rébarbatif, plus l’expérience sera intéressante.

Faites une photo comme vous le sentez, puis posez-vous la question suivante : comment puis-je mettre en valeur le sujet ? Entreprenez de faire le tour du sujet, laissez-vous aller, plonger dans le processus créatif. Observez les lignes, les formes, les textures, les ombres, etc.

3-Cadrez serré

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Éliminez les éléments superflus en vous rapprochant davantage (à l’instar de la photo proxy) afin de remplir le cadre. Il y a une infinie possibilité de compositions. N’oubliez pas de créer des images à l’horizontale et à la verticale.

4-Choisissez une grande ouverture

Soignez votre arrière-plan et favorisant une grande ouverture (f/petit chiffre). Le résultat procurera un fond diffus qui mettra en valeur le sujet. Si la lumière illumine le décor derrière le sujet, des rondelles de lumières viendront enjoliver votre image.

5-Optez pour une perspective renversante

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Déposez votre appareil au sol, pointez l’objectif vers le haut et prenez une vue dans cette direction. Plusieurs essais seront nécessaires, à moins que votre appareil soit doté d’un écran LCD amovible. Pour une profondeur de champ élargie, fermez l’ouverture à f/16-22.

6-Créez un triptyque – série de 3 images

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Plus facile de collecter des images sur place, en prévision de ce projet; que d’essayer de faire une sélection après, sans en avoir eu l’intention lors de la prise de vue.

Soyez attentif et attardez-vous davantage sur le sujet que vous êtes en train de photographier. Songez aux textures, aux contrastes, à changer les points de vue, à l’histoire que vous souhaitez raconter.

Autres astuces, prenez vos photos dans la même orientation pour créer vos triptyques, horizontale ou verticale.

7-Low-Key & High-Key

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Low key pour faible lumière (sombre) et high key pour haute lumière (lumineux).

Cette méthode demande d’exposer soit pour les hautes lumières, soit pour les ombres. Il faut être attentif pour bien identifier la lumière qui se prête à ce style. Car ce que vous distinguez avec force et détails à la fois à l’ombre et au soleil, l’appareil ne pourra pas le reproduire, le contraste étant trop élevé.

D’où l’avantage d’utiliser cette méthode, héhéhé !

En conclusion

Retenez que la première impression d’un lieu ou d’un sujet à photographier est souvent trompeuse. Accordez-vous du temps pour lâcher prise sur cette fausse perception et amusez-vous à voir et à capturer les détails au-delà des apparences.

Comment procédez-vous quand un sujet ne vous interpelle pas ? Partagez votre astuce dans les commentaires.

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

La photo de nature, selon les puristes, ne contient aucun élément forgé par l’homme. De leur point de vue, la nature devrait être représentée dans son état sauvage, pur et inviolé, sans aucun signe de l’intervention humaine. C’est-à-dire sans clôtures, sans muret de pierres, sans fils électriques, sans bâtiments, sans pont, comme si elle était intouchée. Or, intégrer un élément architectural peut dynamiser votre image. 

C’est bien joli tout ça, mais ce n’est pas toujours évident, à moins d’être perdu dans le fin fond d’un bois, ou en cavale dans un parc national. Et encore !

Éviter les fils électriques et tous les détails que l’homme laisse sur son passage demande, par moment, un vrai tour de force. Ne trouvez-vous pas ?

Personnellement, j’aime photographier la nature « sauvage » dans la mesure du possible. Éviter les fils électriques – au risque de tomber dans le fossé parce que vous n’avez pas regardé où vous mettiez les pieds – je connais.

Si on ne peut pas les contourner aussi bien tirer profit de leur présence, non ? 😉

Je vous propose 10 conseils pour intégrer un élément (construit par l’homme) qui saura enjoliver vos photos de paysage. Promis, juré, craché !

1- Osez le look graphique

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Vous levez les yeux et que voyez-vous ? Ces fichus fils électriques ! Grrr ! Le regard tournés vers le ciel, vous ragez quelques instants, exécutez trois à cinq pas de danse pour les éviter. Sans succès.

Mettez à profit leur disposition, servez-vous-en pour parfaire votre composition. Faites en sorte que les lignes forment un ensemble graphique et harmonieux. Déplacez-vous au besoin.

2- Jouez le mystère et laissez les éléments disparaitre dans la brume

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

J’étais en train de photographier cet arbre, lorsque la brume (assez dense au début) a commencé à se dissiper, divulguant une petite cabane. Joli élément à ajouter à ma composition ! J’ai fait en sorte de m’élever suffisamment pour que la clôture ne chevauche pas la silhouette de la bâtisse en arrière-plan.

Article relié : Photographier en contre-jour pour créer des images saisissantes

3- Jumelez le moderne et l’ancien pour créer un contraste étonnant

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Les vieilles granges sont mes sujets de prédilection, elles évoquent un temps révolu et des histoires à raconter. Elles sont souvent isolées, mais la proximité de constructions modernes n’est pas rare. Aussi, j’ai laissé volontairement la maison visible pour accentuer un effet d’opposition.

4- Attirez le regard avec des points de fuite

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Les grands peintres utilisaient les points de fuite pour reproduire la perspective. Or, les éléments architecturaux ont des composantes qui se prêtent à merveille à cette approche. Servez-vous de la géométrie des éléments pour attirer le regard dans la scène ou, si vous êtes rebelle, pour l’éloigner, à vous de décider.

5- Donnez une impression d’immensité

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

La vue d’un champ ou d’une prairie manque parfois de profondeur. Nous n’avons pas d’avant-plan à inclure ou l’horizon est trop loin pour que l’on puisse en tirer une photo digne d’intérêt.

Intégrer une grange, sans qu’elle soit prise en gros plan, ajoute une échelle de proportion à notre panorama. 

Par ailleurs, notez comment la clôture dessine un point de fuite, dirigeant le regard vers le bâtiment.

Article relié : 9 Façons de rendre vos photos uniques

6- Remplissez votre cadre

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

À l’inverse, votre sujet architectural est sans équivoque et mérite d’être cadré de très près. Lorsque l’architecture d’un endroit vous plait, n’hésitez pas à remplir le cadre et à centrer votre sujet.

Veillez à ne pas inclure d’élément perturbateur sur les côtés de votre composition, comme de petites branches sortant de nulle part, et qui n’ajoutent rien à l’ensemble. 😉

7- Réduisez votre PDC au minimum pour rendre la photo plus intimiste

Duo élément architectural

Jouez avec votre profondeur de champ pour élaborer des images évocatrices, laissant l’arrière-plan partiellement flou. Ici, nous devinons qu’il s’agit d’une grange, mais le flou créé par le choix d’ouverture (f/2.8), dirige le regard sur les branches de sapin. Pour ma part, j’en ressens un sentiment de cocon et de douceur qui me plait.

Choisissez une grande ouverture (f/petit chiffre) ou servez-vous d’un téléobjectif (100mm et +) et faites votre mise au point le plus près possible de votre sujet (ainsi, vous réduirez votre PDC).

8- Misez sur la couleur pour égayer votre image

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Le rouge est l’une des couleurs qui attirent le plus l’œil humain, donc si vous réussissez à l’incorporer à votre image vous obtiendrez un point d’ancrage fort intéressant. Vous l’avez sans doute remarqué, mais dans les publicités de plein air les gens portent toujours des vêtements colorés. Ils savent comment retenir l’attention du consommateur que nous sommes. ^^

Sur la photo, la fermette rouge ajoute une touche de vie sous ce ciel bleu, avec en avant-plan les quenouilles. Cet élément naturel combiné à la clôture complète bien la scène.

Article à lire : Comment améliorer les couleurs de vos photos ?

9- Intégrez un avant-plan pour équilibrer l’ensemble

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

Dans l’image ci-contre, la grange à elle seule méritait le détour, mais je souhaitais l’intégrer au décor et montrer la brume enveloppant les montages au loin. Le hic était au niveau des masses, elle laissait un grand vide sur le côté droit de la composition. En plaçant cet arbre dans cet espace, l’équilibre est rétabli.

Mais attention à ce que l’avant-plan ne devienne pas un intrus, n’hésitez pas à vous déplacer pour trouver le bon angle.

10- Laissez l’élément architectural s’harmoniser avec le décor

Photo paysage : 10 conseils pour intégrer un élément architectural

L’homme est passé maitre dans la destruction de la nature, toutefois, sa sensibilité lui fait construire des havres de paix. Des lieux où l’on aimerait vivre, pour savourer la nature sauvage. L’élément architectural de cette photo semble se fondre dans le décor. La beauté de la pierre se marie merveilleusement bien avec les immenses pins. Un sentiment de paix et d’équilibre se dégage de ce lieu.

Si certains lieux, construits par l’homme, vous interpellent de la sorte, laissez-vous séduire et sortez votre appareil photo pour croquer ces scènes magiques.

Voilà, j’espère que ces quelques idées pour vous inciteront à intégrer un élément architectural à votre composition. Bon weekend !

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Si vous en êtes à vos premiers pas en photographie, vous vous demandez peut-être comment découvrir des sites à photographier ? À l’inverse, si vous maîtrisez cet art depuis un bon moment, vous avez fait le tour du patelin et cherchez de nouveaux endroits à visiter. Pas de panique, j’ai quelques idées à vous proposer.

L’humain est naturellement attiré par la nouveauté. Qui n’a pas foulé un pays étranger avec la sensation de revivre ? Votre regard se pose sur les moindres détails, les gens dans les rues, les vallons verdoyants,  la plage, l’architecture, voire même les repas servis, tout semble merveilleux. Et, du coup, vos sens s’éveillent. Le voyage crée cette sensation d’aventure, tout s’intensifie.

Or, devons-nous acheter un billet d’avion pour découvrir de nouveaux territoires ?

Pas forcément. Voyons ensemble comment y arriver.

5 Façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Google Maps, Google Earth et Google Street

Des outils modernes dont je me sers régulièrement. Inscrivez une région à visiter, au bas de la page vous verrez une série d’images en miniature. En cliquant dessus, une ligne directrice vous indique son emplacement. Si vous voyez quelque chose d’intéressant, cliquez sur la photo.

Peut-être allez-vous découvrir un lac qui alimente une jolie cascade dont vous ignoriez totalement l’existence, qui sait ?

Soyez créatif en produisant votre propre carte : au fur et à mesure que vous repérez de nouveaux endroits – à l’aide de Google Maps – fabriquez-vous une carte personnalisée, privé, dont vous serez le seul à consulter. Ainsi, vous pourrez vous bâtir votre propre itinéraire de « photo aventure » jalonné d’endroits à découvrir.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Demander la permission 

Avez-vous l’impression d’avoir fait le tour du jardin ? Que le même paysage revient sans cesse ? Blasé, vous ne savez plus où aller ?

Pourquoi ne pas demander la permission pour circuler sur une propriété privée ? Vous aurez accès à un lieu TOTALEMENT nouveau (et unique) avec divers points de vue à explorer. Prenez votre temps, ne mitraillez pas tout sur votre passage. Faites-le si vous voulez, mais j’aimerais vous inviter à observer. Notez la direction du soleil, et jugez si une visite matinale s’impose. Si oui, avertissez les propriétaires à l’avance, les gens apprécient cette marque de respect, et retournez-y le jour J.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

La même chose s’applique pour un commerce

Même si prendre des photos dans un lieu public vous semble tout à fait légitime, demander  la permission est préférable. Le propriétaire vous indiquera à quel moment de la journée l’achalandage est moins important et vous pourrez circuler librement. Parfois, en échange, on vous demandera des photos. Pourquoi pas. À mes yeux, offrir gratuitement un agrandissement 8X12 est une façon de dire merci. Si on vous manifeste un intérêt pour d’autres photos, renseignez-les sur vos tarifs et tendez-leur votre carte de visite.

Vaincre sa timidité

Vous êtes timide ? Je vous comprends, moi aussi ! Sortez de votre zone de confort et osez demander, car c’est exactement hors de cette zone que la magie existe. Vous savez, avec un sourire, une brève explication et la passion qui brille au fond de vos yeux, personne ne vous résistera. Au pire, la réponse sera non. Au mieux, vous aurez essayé.

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Allez au même endroit à différente période de l’année

Tout au long de l’année, la lumière change, les saisons transforment notre environnement offrant une multitude de scènes à photographier. Le même paysage sous la pluie n’aura pas la même dynamique que s’il est photographié  sous un ciel éclatant. Imaginez sous la neige. La brume, quant à elle, confère une atmosphère tout en douceur. Bien sûr, ceci veut dire que lorsque l’occasion se présente il faut être prêt à passer à l’action.

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Surveillez la météo

Un ciel d’orage, malgré l’aspect rébarbatif qu’il augure, présente des opportunités incontestables. Arc-en-ciel, nuage de fin du monde, coucher de soleil à couper le souffle ne sont que quelques-uns des éléments qui risquent de se produire après le mauvais temps. À ne pas négliger. Donc, si la météo annonce des orages, soyez aux aguets, un coucher de soleil aux couleurs fabuleuses peut se profiler à l’horizon.

Faites du repérage

Conduire (en auto ou en vélo) une certaine distance dans le but d’explorer une nouvelle région, peut s’avérer très bénéfique pour votre âme de photographe. Pourquoi ne pas en profiter pour répertorier de nouveaux sites ? Les journées grises (et moches) sont idéales pour ce genre d’activité, à moins qu’un orage détourne vos plans.

La même chose peut être réalisée quand vous visitez un parc, ou tout autre endroit accessible à pied.

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Explorez, observez les alentours, remarquez-vous un avant-plan intéressant ? Des lignes de fuite ? Une architecture particulière ? Où se situe l’est ? Et l’ouest ? À l’aide de l’application Ephemeris vérifiez ces paramètres. Prenez-en note et planifiez d’y retourner le moment opportun. La lumière du matin et celle du soir métamorphosent un paysage banal en un lieu divin.

nouveaux sites à photographier

Guides touristiques et blog

Item par excellence des voyageurs, les brochures touristiques contiennent des renseignements précieux. La faune, la flore, la géographie ainsi que les attraits naturels (et culturels) y sont répertoriés. Chaque année, j’accumule diverses brochures à consulter et je prends plaisir à découvrir de nouvelles régions. Je consulte les cartes et me dresse une liste de « lieux à voir ».

Sur le web, on trouve bon nombre de municipalités qui proposent une liste d’activités à venir et de circuits touristiques à ne pas manquer. Les blogs aussi procurent une référence intéressante, l’avantage, c’est qu’ils racontent leur expérience et décrivent (en mots ou en photos) la beauté des lieux. Vous donnant une longueur d’avance lors de votre prochaine escapade.

Dernier point, lorsque vous visitez les parcs naturels, n’hésitez pas à consulter les guides, ils se feront un plaisir de vous dévoiler les plus beaux attraits de leur domaine.  

Voilà, j’espère que ces quelques idées vous aiderons à découvrir de nouveaux sites à photographier.

Et vous, chers lecteurs-lectrices avez-vous des astuces à partager ? Je suis intéressée à les connaitre. 😉

 

 

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Cette semaine sur mon blog, je vous invite à être rebelle. Totalement !

Oublions la netteté et les images à la profondeur de champ spectaculaire. Nous allons plonger dans un univers onirique en accentuant le flou de bougé (oui, oui, vous avez bien lu). Et ainsi créer des images vaporeuses aux accents artistiques. Nous parlerons du ICM (Intentional Camera Mouvement), ce qui signifie : Mouvement Intentionnel de la Caméra. C’est une technique amusante et facile à réaliser. Elle produit des résultats sympathiques  avec l’avantage de ne demander ni matériel de pointe, ni lumière extraordinaire.

Le mois de novembre se prête à merveille à ce style d’image. Les journées sont plus courtes, moins lumineuses, moins inspirantes – côté photo paysage. Alors, pourquoi ne pas explorer un nouveau genre photo ? Vous sentez-vous l’âme aventurière ?

Allez, venez, sortons des sentiers battus, et zigzaguons ensemble.

Mise en garde : ce type d’image requiert une vigilance particulière, vous devez faire attention à transmettre un flou vraiment intentionnel, et non pas donner l’impression que c’est une erreur de la part du photographe. De multiples essais sont nécessaires pour réussir LA bonne photo. Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs clichés.

Vidéo [en anglais] Learning to create motion blurs

[Denise Ippolito &  Arthur Morris ]

Pour en savoir plus sur cette technique => Michael Orton ICM

Avant de commencer

Pour insuffler à vos photos cette délicieuse sensation de mouvement artistique, l’astuce est de choisir une vitesse lente (entre 1/8 sec à plusieurs secondes). Les journées nuageuses offrent une faible luminosité qui s’avère idéale pour ce type d’image.

Baissez vos ISO le plus possible afin de réduire la vitesse au minimum et, à défaut d’une vitesse lente, l’ajout d’un filtre polarisant ou gris neutre se montrera utile pour diminuer la luminosité.

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5 idées de mouvement intentionnel pour créer des images artistiques

1-Mouvement « je tremblote »

Cette technique consiste à bouger votre boîtier durant le temps de pose afin d’obtenir un effet abstrait. L’idée est de provoquer de petits mouvements saccadés de gauche à droite, comme si vous grelotiez.

Truc : Faites divers tests, j’ai constaté qu’une vitesse entre 1 seconde et 1/8 sec me permet de créer des images à saveur plus abstraite.

2-Mouvement « filé »

Plus connue sous le nom de panning, cette technique de mouvement intentionnel vise à photographier un sujet en mouvement. Choisissez le mode priorité vitesse (Tv pour Canon, S pour Nikon), et sélectionnez une vitesse relativement lente (1/30 – 1/60) selon le déplacement du sujet.

La profondeur de champ n’a pas d’importance puisqu’il sera flouté. Ajustez vos ISO au besoin.

Truc : l’astuce est de suivre le sujet en mouvement et de déclencher en même temps.

Photographiez en rafale pour assurer votre réussite.

3-Mouvement « zooming »

Mouvement intentionnel - Explozoom, zooming

Cette technique ajoute un effet explosif à vos images. Utilisez un zoom et, lors de la prise de vue, effectuez un changement de focal. Partez du plus grand au plus petit (200 mm à 70 mm, par exemple). Pour avoir suffisamment le temps de compléter le mouvement, assurez-vous d’avoir une vitesse très lente (1/5 sec à 2 secondes). Expérimentez.

Truc : Soyez à l’affut de contraste notable, pâle versus foncé, ou de couleurs intéressantes. L’utilisation d’un trépied peut s’avérer utile.

4-Mouvement « je tourne en rond »

Très jolie comme rendement, cette technique trace des ronds dans votre image. La procédure consiste à maintenir l’appareil photo et, lors de la prise de vue, à dessiner des ronds. Encore une fois, une longue exposition permettra d’obtenir des effets plus marquants.

5-Mouvement « en ligne droite »

Pour cette technique de mouvement intentionnel, choisissez un boisé clairsemé où l’on distingue bien les troncs d’arbres. Il suffit de vous placer devant votre sujet et, dans un mouvement de haut vers le bas, vous déclenchez. Évitez les pans de ciel filtrant entre les arbres, ils occasionnent des zones surexposées qui distraient le regard. Vous obtiendrez des effets divers selon l’essence des arbres.

Truc : vous pouvez utiliser un trépied pour cette prise de vue, en effectuant les ajustements pour qu’il puisse bouger uniquement de haut en bas.

Vous pouvez provoquer un mouvement en diagonale et créer des lignes qui évoquent vraiment des coups de pinceau. 🙂 ↓↓↓

Comme vous pouvez le constater, ces techniques sont relativement simples, encore faut-il réussir à capter LA bonne image. La clé du succès est d’essayer encore et encore… sans vous étourdir. Hihi !

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Comment réussir un joli bokeh

Comment réussir un joli bokeh

Puisque novembre est plus ou moins inspirant, pourquoi ne pas apprendre une nouvelle technique. Que diriez-vous d’ajouter romantisme et féerie à vos photos ? Intéressé ? Si on parlait bokeh ?

Le bokeh (prononcer boké) est un effet que j’adore. Sans ménagement. Ce terme vient du japonais qui signifie « flou ». Sa caractéristique procure à l’image un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. Son effet est particulièrement plaisant.

Sa qualité artiste charme notamment les photographes de portrait, mais vous pouvez en abuser comme bon vous semble. En macrophotographie, l’effet procure aux images une touche de magie (sans ajout de poudre de perlimpinpin). 😉

Voici trois types de bokeh :

  • L’arrière-plan est totalement flou, doux et sans distinction de formes précises, ni de rondelles de lumière. Le sujet principal se détache de l’arrière-plan (flouté à souhait) et ne nuit pas à la lecture de l’image.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est flouté, mais il y a suffisamment de profondeur de champ pour qu’on puisse distinguer les éléments.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est constellé de rondelles de lumière créées par les lamelles composant le diaphragme de l’objectif. Plus l’ouverture sera grande (f/petit chiffre), plus la forme des rondelles sera arrondie.

Comment réussir un joli bokeh

Astuces pour réaliser un joli bokeh

Ce n’est pas sorcier, vous allez voir, en quelques clics vous serez en mesure de reproduire la même magie que moi.

Choisissez le bon objectif

N’importe quel objectif peut faire l’affaire, mais les objectifs fixes avec de grandes ouvertures (f/1.8 – 2.8) offrent une plus belle qualité de bokeh. Notez que les objectifs macros, avec la possibilité de photographier de très près, peuvent produire de superbes bokeh. Les téléobjectifs sont également intéressants.

Sélectionnez la bonne ouverture => la plus grande possible

Optez pour la plus grande ouverture de votre objectif. Si l’ouverture maximale est de f/3.5 (ou 5.6), choisissez cette ouverture. Si votre objectif s’ouvre davantage (f/1.8 ou 2.8) , c’est encore mieux, l’effet sera plus doux.

Rapprochez-vous de votre sujet

Plus vous serez près de votre sujet, plus la profondeur de champ sera réduite et plus l’arrière-plan sera flou. Vous obtiendrez ainsi un joli bokeh.

Éloignez l’arrière-plan de votre sujet

Faites en sorte que l’arrière-plan soit éloigné de notre sujet. Pas toujours évident, je sais, parfois le fond ne peut pas se déplacer comme on veut. Mais avec de petits pas de danse à gauche, à droite, en haut, en bas, on peut changer notre perspective et faire de petit miracle. Gardez tout de même un œil sur le fond, au cas où…

Favorisez la bonne lumière

Une douce lumière se filtrant à travers le feuillage d’un arbre ou tout autre élément se transformera en rondelles de lumière dans votre photo.

Intégrez des gouttes de pluie ou la rosée du matin

Élément par excellence pour créer de jolie bokeh ! Vous possédez un objectif macro, et il y a de la rosée sur votre parterre ?

Qu’attendez-vous, il est temps d’aller vous amusez !

Bonne semaine tout le monde ! 🙂

 

 

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