Notre voyage en Floride, à St-Augustine

Notre voyage en Floride, à St-Augustine

Depuis quelques années, mon amoureux et moi fuyons le Québec durant l’hiver, histoire de nous garder le cœur et les pieds au chaud. Direction ? La Floride avec ses palmiers et ses plages à l’infini. Wahou ! Nous parcourons les 2200 km en voiture, en empruntant la I87, une portion de la I90 vers l’ouest, pour ensuite prendre la I88 vers l’ouest et rejoindre la I81 sud jusqu’à la I95 sud. Nous évitons ainsi les grandes villes et les postes de péage. Cet itinéraire se fait en deux jours et demi.

Mon plus grand bonheur : marcher sur la plage la journée de Noël.

Quand vous êtes habituées d’affronter les hivers québécois avec la tuque, les bottes, les mitaines, le foulard, alouette! C’est un délice de profiter du temps doux de la Floride.

St-Augustine est situé sur la côte nord-est de la Floride. Outre le fait qu’elle est la plus vieille ville des États-Unis, son style pittoresque, ses échoppes et boutiques ancestrales, son architecture coloniale espagnole, ses plages à proximité et son histoire en font un lieu hautement visité.

∼ St-Augustine, Floride ∼

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Voyage, St-Augustine, Floride

∼ Les incontournables ∼

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  • Flager College : cette université est un ancien hôtel de luxe inscrit comme site historique. Son architecture, son jardin intérieur et son hall d’entrée sont d’une beauté renversante. Attention à ne pas tomber à la renverse.
  • Lightner Museum : un autre lieu historique à ne pas manquer. Jardin, fontaine intérieure et son architecture inspirée de la Renaissance espagnole vous transporteront à une autre époque. Attardez-vous et dégustez le thé au son de la musique classique.
  • St-George Street : la rue piétonne vous séduira avec toutes ses boutiques et ses bâtiments ayant conservés leur beauté ancestrale. 
  • Castillo San Marco : édifié par les Espagnols, ce fort est le plus ancien fort construit aux États-Unis. Une petite visite guidée vous fera découvrir la vie pas si facile des soldats de l’époque.
  • St. Augustine Lighthouse & Museum : construit en 1874, ce phare offre une vue imprenable sur la ville. Gravissez les 219 marches pour admirer par vous même. Êtes-vous en forme ?
  • Night of Lights : de la mi-novembre à la fin janvier, vous avez droit à une ville illuminée par des guirlandes de lumières. Romantique à souhait ! Apportez votre appareil photo et réalisez des photos de nuit. 

Autres attraits touristiques à visiter à St-Augustine,Floride ←

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∼ Les plages ∼

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Astuces pour photographier la mer

La mer est un sujet par excellence, elle est toujours en changement : marée haute ou basse, avec piétons ou désertique, grand vent ou petit vent, brume de mer ou journée claire. Bref, des circonstances qui vous offrent une multitude d’occasions photographiques.

  • Surveillez les marées, selon qu’elle soit haute ou basse, le paysage marin en sera influencé.
  • Apportez toujours un vêtement chaud, les vents ressentis à la mer font chuter le mercure de plusieurs dégrés + des souliers d’eau. 😉
  • Les pauses longues créent de superbes effets ! Utilisez votre trépied et enfoncez les pieds dans le sable le plus possible. Si une vague arrive à votre hauteur, le sable perdra de sa solidité et les pieds (les vôtres et ceux du trépied) s’enfonceront dans le sable, créant un mouvement indésirable (n’oubliez pas de désactiver le stabilisateur, pour éviter les photos floues).
  • Trouvez un avant-plan intéressant : rocher, coquillage, souche, etc. + si les vagues roulent sur ces éléments, optez pour une vitesse lente pour créer de jolis filets soyeux.
  • Jouez avec les réflexions, à la marée basse le sable devient un miroir et les reflets y dansent.
  • Photographiez à l’aurore, les couleurs rosées et cramoisies enjoliveront vos photos (arrivez au moins 30 min à l’avance).
  • Dans le cas d’un coucher de soleil, attardez-vous pour capturer les couleurs du crépuscule.
  • Vous n’êtes pas certains de votre exposition ? Faites un bracketing d’exposition (-1, 0, +1).
  • Recommencez aussi souvent que nécessaire ! 😉

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Les parcs d’État de la Floride

La Floride offre 158 parcs d’État (state park), ils sont bien entretenus, aménagés pour offrir des points de vue intéressant et assurer votre sécurité (jusqu’à un certain point). Car, en Floride, marcher hors des sentiers battus  n’est pas recommandé. Il y a des frais d’entrée, mais vraiment minime. Près de St-Augustine, il y a plusieurs parcs à découvrir.

De plus, malgré les heures de fermeture (15 min après le coucher de soleil), la plupart des parcs sont dotés de barrières levantes automatiques. Vérifiez avant de garer votre voiture, vous pourrez ainsi vous attarder sans vous presser à quitter les lieux.

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Parcs à visiter près de St-Augustine

  • Anastasia State Park  => à voir : plage formée de dunes de sable  + sentier dans la forêt luxuriante.
  • Fort Matanzas National Monument (Inlet West Parking Lot) => à voir : allez un peu loin pour atteindre le 2e stationnement, et ayez accès à la mer du côté gauche, et à la rivière Matanzas du côté droit.
  • Washington Oaks Gardens State Park => à voir : outre le jardin de fleurs qui est magnifique à partir du mois de mars, les live oak sont tout simplement époustouflants de beauté. + la plage avec sa formation de coquina, une roche sédimentaire qui présente des formes particulières.
  • Guana Tolomato Reserve => à voir : plusieurs sentiers aménagés, suivez la route jaune pour vous rendre jusqu’à la rivière et capturer le coucher de soleil. Calculez un bon 20 min de marche, apportez une lampe de poche pour le retour (et du chasse moustiques !).
  • Big Talbot Island State Park => à voir : visiter la plage Boneyard où s’est accumulée bon nombres d’arbres échoués sur la plage par l’érosion. Le meilleur temps est à la marée basse. N’oubliez pas le chasse moustiques – ils sont plutôt voraces !

Voyage - Floride - St-Augustine - State Park

Voili, voilà, j’espère que cela vous a plu. Je serai de retour au Québec très bientôt, fin prête pour préparer les ateliers-photo de cet été.

Woot ! Woot ! À bientôt !

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Quand j’étais petite, j’étais obnubilée par les couchers de soleil. Et je le suis encore, mon cœur d’enfant ne m’a pas quitté. D’ailleurs, avez-vous déjà rencontré une personne qui demeure de marbre devant un coucher de soleil aux couleurs inoubliables ? Ce moment magique où, soudainement, le firmament se transforme en toile flamboyante.

Dans cet article, je vous fournis 12 conseils judicieux pour photographier un coucher de soleil inoubliable.

À retenir : plus il y aura de nuages dans le ciel, plus la possibilité d’avoir un beau coucher de soleil sera accrue.

Comment photographier un coucher de soleil ?

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

1-N’arrivez pas à la dernière minute

Lorsque le soleil est sur le point de se coucher derrière l’horizon, vous ne disposez que d’une vingtaine de minutes pour réaliser vos photos. C’est bref. Donc, si vous désirez peaufiner votre composition, sans paniquer – parce que vous voyez le soleil descendre et que vous n’avez pas encore détecté votre premier plan – (j’en sais quelque chose…), songez à arriver une heure plus tôt.

2-Explorez les lieux avant

Si vous êtes en mesure de vous rendre sur place quelques heures avant, ou une journée à l’avance, c’est encore mieux. Ceci vous permettra de faire du repérage en toute tranquillité et de vous familiariser avec l’endroit.

Notez les éléments à intégrer à vos images. Voyez-vous un avant-plan intéressant ? Des éléments qui créeront de belles silhouettes ? Faites le tour du jardin, explorez.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

3-Apportez votre trépied

La lumière de fin de journée faiblit rapidement, et elle influencera votre vitesse d’obturation. Si vous obtenez une vitesse inférieure à 1/125sec, stabilisez vos prises de vue à l’aide d’un trépied. Sinon, essayez de déposer votre appareil sur quelque chose de solide. Un rocher, une table, un quai par exemple.

Note : n’oubliez pas de déverrouiller le stabilisateur de votre objectif ou de votre appareil. Sinon, vous aurez des photos floues.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

4-Utilisez des filtres neutres dégradés

Je ne vous le cacherai pas, les couchers de soleil sont parmi les scènes les plus capricieuses à capter. Pourquoi ? Parce que la plage dynamique de votre capteur (entre les hautes lumières et les ombres) est très élevée.

Juste pour vous donner une idée, la vision humaine peut distinguer jusqu’à 27 crans de luminosité; tandis que notre appareil photo, lui, ne pourra capter qu’entre 9 et 14 crans.

Donc, l’ajout d’un filtre neutre dégradé aidera à équilibrer le tout et ainsi réduire l’écart entre les hautes lumières et les ombres. Un petit accessoire qui fera une grande différence.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

5-Être présent…

Ici, j’ai envie de vous dire de prendre le temps de vous pauser. D’admirer. De jouir du spectacle et d’être présent. Cet instant, fugace, ne reviendra pas.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

6-Savoir observer

À partir du moment où le soleil descend, bascule sur l’horizon et éclabousse le firmament de couleurs époustouflantes, quelques minutes s’écoulent. C’est court, j’en conviens. Résistez à la tentation de mitrailler la scène en rafale. Vous n’obtiendrez pas de victoire.

Pendant sa descente dans le ciel, prenez différents clichés du soleil, observez ses rayons et soyez à l’affut. Et anticipez, va-t-il glisser derrière ce nuage et créer de beaux rayons lumineux ? Oui, alors, soyez prêt !

 Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

7-Choisir la longueur focale

Variez vos objectifs, vous pouvez obtenir de belles images avec un grand-angle, mais également avec un téléobjectif, voire un objectif macro.

photographier coucher de soleil

8-Sélectionnez la bonne balance des blancs

Évitez de mettre votre balance des blancs en mode « automatique », les couleurs auront tendances à être froide. Optez plutôt pour le mode « nuageux » ou « ombre », vous obtiendrez des couleurs plus chaudes.

Faites des tests et choisissez ce qui vous plait, c’est vous le maître de votre création !

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

9-Variez vos expositions

Quelle exposition choisir ? Dans l’incertitude, réalisez une série de photo à différente exposition, exécutez des photos sous-exposées (-1, -2, -3 EV) et d’autres, surexposées (+1, +2, +3 EV). Sachez toutefois que la plupart des appareils photo possèdent une option d’auto-bracketing, ceci vous évitera de faire le tout manuellement. Et perdre de précieuses minutes à figurer l’exposition à choisir. Aussi bien mettre la technologie de votre côté, n’est-ce pas ?

10-Tirer profit des silhouettes

Voici une occasion unique d’ajouter des silhouettes à vos images. Exposez pour le ciel et laissez dans l’ombre des éléments intéressants, il peut s’agir d’un arbre, d’un quai, d’un voilier, etc. Vous pouvez même afficher vos couleurs en vous incluant dans le décor, le mode « autoportrait » prendra un sens nouveau.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

11-Regardez autour de vous

Alors que l’ouest se pare de teintes somptueuses, n’oubliez pas de jeter un coup autour de vous. Les couleurs du couchant peuvent s’étendre très loin et donner lieu à des paysages tout aussi beaux derrière que devant vous. Donc, soyez aux aguets.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

12-Attardez-vous un peu

Le soleil vient de franchir l’horizon et votre carte mémoire est remplie d’images. Vous avez réussi ! Wahou ! Un instant, pas si vite papillon ! Je sais, je sais, vous avez hâte de retourner à la maison pour visionner vos œuvres. Tout à fait légitime.

Par contre, d’ici quelques minutes, entre 10 et 15 pour être plus précis, vous serez témoin de l’aurore. Ce moment magique où les nuages prennent feu. Éphémère et de toute beauté. Ce n’est pas toujours le cas, mais patientez, au cas où…

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Je vous souhaite de superbes photos de coucher de soleil ! 🙂

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome ne se fait pas sur un coup de tête. On a beau ressentir le besoin (viscéral) d’être son propre boss, de gérer nos journées comme bon nous semble, de rester couché un matin (ah, la joie de la liberté ! Hum,hum), cette décision demande de la préparation et de la planification.  Et, une fois embarqué dans le train entrepreneurial, qui roule parfois au ralentit (ou trop vite, c’est selon), vous devez garder le cap.

Devenir travailleur autonome ne signifie pas vous lancer dans le vide sans parachute (même si c’est l’impression ressentie). En planifiant soigneusement votre envol, vous éliminez le risque de vous écraser à la première bourrasque rencontrée.

Dans cet article de blog, je vous partage mon expérience.

Devenir travailleur autonome

Naples, Floride, USA

Valoriser ses acquis et enrichir son expérience

Avant de devenir travailleur autonome, j’ai été salariée pendant un bon nombre d’années. Sauf pour un court laps de temps, où j’ai fabriqué des produits autochtones. Je garde un doux souvenir de cette période, mais les fins de mois étaient difficiles.

J’ai dû faire un choix (déchirant) et abandonner cette discipline pour subvenir au besoin de ma famille. J’ai alors déniché un emploi stable dans une pharmacie.

J’y suis restée pendant 15 ans avant d’amorcer le changement définitif et devenir travailleur autonome.

À l’époque, confinée entre les quatre murs de cette compagnie, j’ai l’impression d’étouffer, de m’éteindre à petit feu. Mais comme je suis créative, je découvre les facettes inattendues du métier, elles viendront bonifier mon expérience.

Leçons retenues : Cet emploi m’a beaucoup appris sur moi et m’a permis de me dépasser. Ne négligez pas les expériences acquises de votre travail actuel ou passé. Les qualités que vous développez en tant qu’employé vous serviront lorsque vous deviendrez travailleur autonome.

Devenir travailleur autonome

Se poser les bonnes questions ?

Je mets du temps à quitter cet emploi stable pour réaliser mon rêve d’entreprise.

J’y pense souvent, mais j’hésite à m’engager dans cette nouvelle avenue qui m’est inconnue. Un évènement majeur m’incite à passer à l’action, le décès de ma mère. Son départ m’ébranle. La mort m’ouvre les yeux sur la vie. Des questions existentielles commencent à émerger.

Qu’est-ce que je veux faire du reste de MA vie ? Pourquoi suis-je malheureuse ? Que puis-je faire pour me réaliser ? Quels service et valeur puis-je apporter aux autres ? Quelle est ma voie ?

Au lieu de ressasser les questions dans ma tête, je les écris dans mon journal intime. Les mots deviennent un phare et contribuent à définir ce que je désire. M’éclairent sur la voie à suivre.

Devenir travailleur autonome

Définir son créneau

J’ai une passion pour la photographie et la nature. Puis-je combiner les deux et offrir un service qui se démarquera du marché actuel ? Transformer une passion en business est tout de même un défi en soi.

Oh, je pourrais écouter les conseils de gens bien intentionnés qui me disent gentiment : tu sais, vivre de la photographie n’est pas un domaine… facile.

Je fais la sourde oreille et j’écoute plutôt mon cœur.  Qu’est-ce que j’ai à perdre ?

Pour m’appuyer dans ma démarche, je consulte Manon Lavoie, coach en créativité. Sa bienveillance, ses mots d’encouragement m’aident à préparer mon envol. À croire en moi.

Je suis également  une formation (gratuite) d’une demi-journée une fois par semaine pendant neuf semaines, offertes par Entrepreneurship au féminin. Les conseils et le soutien accordé me permette d’avoir confiance à mon projet. Psst ! Regardez dans votre région si des programmes similaires existent.

Vous hésitez à vous lancer ? Parce que votre domaine est saturé et qu’une foule de gens offrent déjà un service identique ? Laissez-moi vous dire deux mots (ou trois), vous êtes unique. Il n’y a pas deux personnes pareilles, et ce que vous avez à apporter aux autres sera différent de votre compétiteur.

Soyez unique, authentique, imparfait (e), sensible, drôle et attachant (e) !

Bref, soyez vous-même !

Astuce pour trouver sa niche : Si vous désirez devenir travailleur autonome, choisissez un domaine que vous aimez, une passion qui vous tient à cœur, quelque chose qui vous allume. Et pas une tendance populaire juste pour faire un coup d’argent, ça risquerait de tomber à l’eau. Ensuite, définissez vos connaissances et ciblez votre clientèle, vous avez là votre prémisse de départ.

Devenir travailleur autonome - Rando Photo

Se préparer et planifier

Un an avant de quitter mon emploi, je propose une activité photographique, La Randonnée Photo. C’est une source de revenus supplémentaire, mais plus important encore, ces animations me permettent d’entrer en contact avec ma clientèle cible. D’analyser le potentiel de viabilité de mon projet. De voir que ça peut marcher !

Entretemps, je lance ma page Facebook (non sans crainte, j’ai peur de n’intéresser personne; incertitude quand tu me tiens !), et je crée mon site web. Wout ! Woot !

Quelques mois après le décès de ma maman, j’annonce officiellement ma cessation d’emploi à mon patron. Le décompte est commencé…

Le 1er septembre 2014, je deviens travailleur autonome. Wahou !

Devenir travailleur autonome - Oser passer à l'action

Osez passer à l’action et vivez votre rêve

La peur peut vous sidérer sur place et vous empêcher de passer à l’action. Je vous comprends ! Mais si vous demeurez assis confortablement à analyser toutes les possibilités désastreuses qui peuvent survenir, rien n’arrivera. Vous resterez toujours au même endroit. Et probablement malheureux.

Vous n’arriverez pas à votre destination de rêve en empruntant la même route qui vous a mené jusqu’ici. Vous devez modifier votre intention, mais surtout vos actions.

Merci de m’accompagner dans cette belle aventure ! C’est grâce à vous que je suis encore  ici. 😉

PS : Si vous êtes intéressés à lire des conseils sur comment garder le cap après vous avoir démarré son entreprise, dites-le-moi dans les commentaires. Je serais ravie d’écrire un autre article sur le sujet.

Comment réussir vos photos d’hiver ?

Comment réussir vos photos d’hiver ?

L’hiver, la saison mal aimée

Juste à entendre ce mot, nous avons des frissons. Les gens pensent, à tort, qu’il fait trop froid pour s’adonner à la photographie, que l’appareil ne fonctionnera pas bien dans ces conditions. Pourtant, on se réjouit des premiers flocons. Mais dès que le froid intense s’installe, on range tout le tralala et l’on attend, tout penaud, le retour du printemps.

Quel dommage !

L’hiver est l’une des plus belles saisons de l’année. Pourquoi s’en priver ? Vous ratez des occasions uniques d’embellir votre banque d’images. Votre déplaisir sera récompensé par la féérie des paysages drapés d’un blanc somptueux. Osez mettre le nez dehors et vous serez émerveillé par sa magie. Vous reviendrez avec des photos qui vous rempliront de fierté. Promis !

Comment réussir vos photos d’hiver

Comment vous tenir au chaud pour la photo d’hiver ?

 Habillez-vous en « oignon »

Le principe ? Se vêtir de plusieurs vêtements superposés enferme l’air entre les couches et vous procure une isolation. Trois épaisseurs sont recommandées, celle près du corps devrait être en tissu synthétique (ou respirable) afin de permettre d’évacuer la transpiration générée par le corps tout en vous gardant isolé du froid.

Si vous êtes trempé, suite à une forte transpiration, vous greloterez pour de bon. Et ne penserez qu’à rentrer au bercail. Votre banque d’images en prendra un coup… et votre égo aussi. 😉

Protégez vos zones sensibles : tête, mains et pieds.

Rien de pire que d’avoir froid aux oreilles, aux orteils ou aux mains. Si l’une de ces extrémités est mal protégée, vous serez incapable de vous concentrer. Par ailleurs, si vous êtes frileux des pieds, portez deux paires de chaussettes, évitez toutefois d’avoir les pieds serrés, ça gênera la circulation et créera l’effet contraire. Le mieux est d’opter pour une paire de chaussettes chaude accompagnée de semelles isolantes.

Comment réussir vos photos d’hiver

Les mains

C’est la partie la plus sensible, voire la plus indispensable en tant que photographe. Comment les garder au chaud? Pour ma part, j’ai une paire de gants doublés de mitaines (moufles), qui s’ouvrent sur le côté permettant à mon index de manipuler les fonctions de votre appareil photo. Génial, non ? → Vous trouverez cette accessoire dans les boutiques de ski.

Chauffe-mains (chaufferette)

De plus, lorsque la météo descend en bas de -10 °C, je glisse des chauffe-mains chimiques à l’intérieur de mes gants. Une fois les sachets agités, la chaleur émise par le charbon activé dure plusieurs heures. Je ne m’en passerais pas ! Des modèles adaptés pour les pieds existent également.

Astuce

Pour prévenir la perte de chaleur provoquée par la manipulation du métal de votre trépied, enveloppez les pieds de votre trépied avec un isolant à tuyau sellé avec du ruban de hockey. ⇒ vidéo darwin wigget

Astuce très astucieuse

Je trimballe un mince tapis de sol coupé en deux. Quand je m’installe dans la neige, pour faire de la macro ou toute autre prise de vue, sa mousse isolante protège mes genoux du froid et me tiens au sec.

Comment réussir vos photos d’hiver

Comment garder votre appareil photo au chaud l’hiver ?

Procurez-vous deux batteries, l’une que l’on garde près de la chaleur du corps, dans une poche intérieure, et l’autre dans l’appareil. Quand l’énergie de la première batterie faiblit, changez là pour celle que vous avez sur vous. Et alternez au besoin.

Certaines personnes vont jusqu’à coller un chauffe-main sur le compartiment de la batterie afin de prolonger sa résistance au froid.

Dernier point, évitez d’apporter votre appareil photo directement à l’intérieur. Le brusque changement de température va produire de la condensation (choc thermique chaud/froid) et nuire aux circuits fragiles de votre équipement. Il est préférable de le garder dans son sac photo – pendant qu’il est encore froid – et laisser le tout se réchauffer à la température ambiante.

À apporter avec soi

Téléphone portable : à porter près du corps afin de conserver la batterie au chaud. Un portable dont la batterie gèle se déchargera beaucoup plus rapidement.

Collation : combattre le froid augmente votre dépense énergétique, un snack sera le bienvenu. Pensez barre d’énergie ou mélange de noix.

Eau : je suis du genre à avoir toujours soif, donc j’amène avec moi une petite gourde d’eau.

Votre sourire ! Vous y êtes presque…

Comment réussir vos photos d’hiver

Avantages (oui, oui, il y en a!)

L’éclat de la lumière

De la mi-novembre jusqu’à la mi-avril, le soleil est moins élevé dans le ciel, diffusant ainsi une luminosité intéressante tout au long de la journée. Même à midi ! La lumière sera toutefois à sa gloire tôt en matinée et en fin de journée. À ces heures, la palette de couleurs dominées par les roses et les bleus est remarquable.

Autre point à considérer, durant l’hiver vous pouvez faire la grasse matinée. En effet, durant la période hivernale, le soleil se lève beaucoup plus tard. N’est-ce pas merveilleux?

Partez à temps

Si vous décidez de faire la grasse matinée, de grâce ne tardez pas trop à partir. L’aurore qui précède le lever du soleil colore le ciel de lueurs parfois spectaculaires. À ne pas négliger. Et le scénario se répète en fin de journée, mais à l’inverse. Au lieu de quitter les lieux dès que le soleil bascule sous l’horizon, attardez-vous une quinzaine de minutes. Les couleurs du crépuscule peuvent vous réserver de belles surprises. Vous obtiendrez des photos d’hiver vraiment remarquables ! 

Comment réussir vos photos d’hiver

Et si le ciel est couvert ?

Ne sous-estimez pas un ciel couvert. Au dernier instant, une ouverture dans les nuages peut survenir. Et, juste au moment où le soleil s’abaissera sur l’horizon, une fiesta de couleurs flamboyantes se répandra sur la masse nuageuse.

Conserver la teinte de bleu, ou pas ?

Pourtant, la neige est blanche me direz-vous. Or, pourquoi parait-elle bleue lorsqu’elle est photographiée ? Ceci est causé par la couleur du ciel qui se reflète sur la neige. Personnellement, j’aime conserver cette teinte si caractéristique de l’hiver. Si vous préférez atténuer cette dominante de bleu, faites votre réglage de la balane des blancs manuellement. Un truc est d’activer votre « liveview » pendant que vous tournez la molette des balances des blancs, choisissez à l’œil l’image qui vous plait. En somme, tout est une question de gout.

Notez que si vous photographiez en RAW, vous pourrez facilement faire les ajustements en post-production.

Comment réussir vos photos d’hiver

Éviter les photos grises

Divers paramètres influenceront l’exposition de votre image. Toutefois, à la base, sachez que les cellules, réparties sur le capteur de votre appareil, sont calibrées pour capturer une valeur de gris à 18 %. Le fameux gris moyen. Si, règle générale, cette moyenne s’avère juste, elle n’est pas toujours exacte. C’est pour cette raison que les scènes de neige (où le blanc est très lumineux) paraitront grises (sous-exposé) et, à l’inverse, un sujet sombre comme un cheval noir par exemple, sera gris (surexposé).

Comment faire pour bien exposer ses photos d’hiver ?

Primo, évitez le mode automatique (vous n’obtiendrez jamais de bon résultat), et optez pour le mode manuel ou semi-automatique (priorité ouverture). Et deuzio, fiez-vous à votre histogramme, si la courbe des pixels est trop vers la gauche votre image est sous-exposée.

Hiver d'hiver : bien exposer ses photos d'hiver

Lors de journées nuageuses, il faut obligatoirement compenser son exposition (EL/IL) de 1 cran. Faites des tests, quitte à réaliser plusieurs photos à diverses expositions. Une fois revenue à la maison vous pourrez juger si votre image est acceptable.

Exception

Les journées ensoleillées, toutefois, ne nécessitent pas toujours une compensation d’exposition. Ayez l’œil sur votre histogramme.

Astuce

Activez les clignotants de haute lumière de votre écran LCD, ceci vous permettra de voir immédiatement si vous avez des hautes lumières surexposées (cramées).

Et vous, qu’elles sont vos astuces pour faire de la photo d’hiver?

♥ Psst ! En passant, je vous souhaite de très joyeuses fêtes ! Ho! Ho! Ho! 

Conseil pratique : quel grand-angle choisir ?

Conseil pratique : quel grand-angle choisir ?

Aujourd’hui, je vous parle de grand-angle. En fait, on me demande souvent  : quel grand-angle choisir pour optimiser mes photos paysages ? Par exemple, si vous voyagez léger, votre choix sera différent d’une personne qui n’accorde aucune importance au poids. Les critères de sélections changeront d’un photographe à l’autre, selon vos besoins et votre intention créative.

Dans cet article, je vous indique les points positifs et négatifs d’un grand-angle.

Et pour clore la conversation, je vous partage 7 conseils pour optimiser l’utilisation du grand-angle.  Après cette lecture, vous pourrez faire une acquisition éclairée.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un grand-angle ?

C’est un objectif à courte focale, soit entre 14 à 24mm (pour un capteur plein format) et 10 à 24mm (pour un APC-S), notez que les focales peuvent varier d’une marque à l’autre.

Le grand-angle permet de photographier une large scène sans avoir à se déplacer (ou presque). Il élargit votre champ de vision et donne l’impression que les objets sont plus éloignés qu’ils ne le sont en réalité.

Facteur de conversion

Lorsque vous montez un objectif sur un boitier à capteur réduit (crop),  vous devez convertir la focale pour obtenir son coefficient réel : multipliez la focale par 1.5 (pour Nikon) et par 1.6 (pour Canon).   

En résumé : un 18mm sur un capteur crop deviendra en réalité un 27mm. Un 24mm égalera un 36mm. Un 35mm sera un 52mm. Et ainsi de suite…Vous voyez le principe.

Avantage

Plus la focale est petite en nombre (10mm), plus l’objectif produira un large cadrage et englobera le panorama. Très pratique en montagne, ou sur un site où les éléments sont près les uns des autres, comme une forêt dense.

Grand-angle | conseils pratiques

Désavantage

Si vous photographiez en orientant votre objectif vers le bas, ou le haut, les objets à proximité seront déformés. La grange aura des allures de maison hantée avec ses côtés exagérément inclinés. Les arbres, quant à eux, auront une silhouette distordue, ce qui peut servir votre créativité (surtout durant la période d’Halloween). Hi! Hi!

Autre point à savoir, le grand-angle accentue l’éloignement des éléments. Or, si vous habitez une région parsemée de prairies, l’horizon se transformera en un mince filet de paysage. Bref, tout devient minuscule.

Et c’est là que plusieurs photographes rencontrent leur difficulté. L’astuce est d’inclure un avant-plan, je vous en parle plus bas.

Grand-angle | conseils pratiques

Quel grand-angle choisir ?

Posez-vous les bonnes questions

Pourquoi désirez-vous procurer un grand-angle ? Quel est votre intention ? Est-ce pour faire de la photo de paysage ? Vous aimez voir grand et avez une préférence pour les scènes présentant de vastes panoramas. Voilà de bonnes raisons.

⇒ Si vous prévoyez voyager, le poids est à considérer. Optez pour une ouverture moyenne (f/4), le poids sera considérablement réduit, comparé à un grand-angle de f/2.8.

⇒ Par contre, si vous avez l’intention d’explorer la photo de nuit, il est préférable d’acquérir un objectif à grande ouverture (f/2.8 et moins) pour favoriser un meilleur temps d’exposition.

⇒ Si vous débutez, le zoom livré en kit (18-55mm par ex.) avec les boitiers APC-S comprend une focale grand-angle @18mm (X1.5 = 27mm). Ce n’est pas tout à fait un grand-angle, mais ceci vous permettra de faire vos premiers essais.

♥ Si après mures réflexions, vous considérez faire l’acquisition d’un objectif grand-angle, voici quelques suggestions intéressantes :  

Grand-angle fixe

Avantages

Légèreté, mise au point plus rapprochée, grande ouverture (lumineux), possibilité de créer un joli bokeh, parfois plus économique qu’un zoom selon la marque de votre boitier.

Grand-angle | conseils pratiques

Zoom grand-angle

Avantages

Polyvalence, angles de vue variés,  rapidité à photographier le sujet sans avoir à vous déplacer.

Grand-angle | conseils pratiques

Confidence

Lorsque j’ai passé au format full frame, je trouvais que mon objectif grand-angle de 20mm me limitait. J’ai donc opté pour un zoom Sigma 24-70mm f/2.8, qui me donne beaucoup plus de liberté.

7 conseils pour optimiser l’utilisation d’un grand-angle

1- Pensez à inclure un point d’intérêt en avant-plan, sinon vous obtiendrez une vaste étendue de vide. Incorporez des éléments intéressants, tels qu’une talle de fleurs, des rochers, des objets naturels distinctifs qui incitent le regard à plonger dans votre paysage.

Grand-angle | conseils pratiques

2- Mettez en valeur les lignes (droites, fuyantes, sinueuses) pour créer un point de vue dramatique. Le grand-angle amplifie naturellement la perspective, utilisez-la pour provoquer un effet visuel étonnant.

3- Si vous aimez les couchers (ou levers) de soleil, songez à ajouter une grande partie de ciel embrasé par les couleurs du couchant. Ou une formation de nuages amoncelés au dessus de l’horizon.

Grand-angle | conseils pratiques

4- Pour éviter les déformations excessives (à moins que ça ne soit voulu), pensez à ne pas trop incliner l’appareil. Avant de déclencher, vérifier l’effet créé par l’inclinaison de votre boitier, si la distorsion est trop prononcée, relevez votre cadrage pour qu’il soit le plus possible à l’horizontale.

5- N’oubliez pas que, parfois, ce style de déformation pour servir votre créativité. N’ayez pas peur d’expérimenter. Prenez divers clichés et rendu à la maison, jugez si cela fonctionne ou pas.

6- Rapprochez-vous de votre sujet (attention, sur une personne l’effet sera, disons, burlesque). Si c’est votre intention, alors allez-y à cœur joie ! L’effet grandiose est accentué avec cette focale. Elle ajoute une touche dramatique.

Grand-angle | conseils pratiques

7- Avec un grand-angle vous pouvez obtenir une grande profondeur de champ, choisissez une petite ouverture (f/16-22). Pensez à faire votre mise au point au 1/3 de l’image pour maximiser votre PDC, ou servez-vous de l’hyperfocale.

Pensez à louer avant d’acheter

Pas encore certain(e)s quel objectif choisir ? Pourquoi ne pas prévoir un weekend où vous pourriez louer votre équipement ? Planifiez une session photo avec des copains, des copines et amusez-vous à expérimenter.

L’essayer, c’est l’adopter, right ? Voilà, j’espère que ces conseils vous guideront dans l’achat de votre objectif grand-angle.

Bon semaine tout le monde !

Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

L’appareil photo est l’outil par excellence pour capturer les paysages grandioses que nous traversons au fil de nos escapades. Ces sorties photo nous procurent des moments agréables, sans compter les souvenirs qu’ils évoquent.  Mais avez-vous déjà songé à tourner l’objectif vers vous ? Et à capter vos paysages intérieurs ? En mode autoportrait. 

Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas un processus habituel. Qui songerait à se prendre en photo pour explorer ses mondes intérieurs ? *Moi*

Avec des pistes simples et quelques directives, la photo introspective nous fournit un outil puissant pour cultiver nos jardins secrets. Et, du coup, épanouir notre monde intérieur vers l’extérieur. Croyez-moi, la démarche est enrichissante.

La découverte de soi via la photographie

Une approche qui m’interpelle, l’avez-vous déjà expérimentée ? Pour ma part, j’ai participé à quelques cours en ligne qui proposent ce genre de démarche, dont Unravelling, 52 of you, Be Your Own, et Begin Deepening.

Je suis toujours agréablement surprise des découvertes que l’on réalise grâce à la photographie; le sentiment d’être plus près de soi, de s’imprégner du temps présent, d’apprécier la vie ainsi que les possibilités de créer des images à l’infini.

Avez-vous envie d’expérimenter ?

5 exercices photo pour partir en mode autoportrait

1-Quel est votre secret ?

Cet exercice m’a été inspiré via un cours en ligne offert par Catherine Just. Begin Deepening. 10 jours de photo conceptuelle qui vous plongent au cœur même de votre être.

  1. Avez-vous un secret que vous n’osez dévoiler à personne ? Un sentiment qui vous habite, si intensément, qu’il vous dévore de l’intérieur. Ou encore, vous empêche d’être vous-même, et dont vous aimeriez vous libérer ?

Identifiez-le et représentez-le en photo. Improvisez une scène, un scénario qui démontrera votre secret bien gardé. Vous pouvez le nommer pour vous aider à le faire naitre au grand jour.

Pour ma part, c’est ma dualité. Pour réaliser la photo, j’ai songé à prendre mon autoportrait devant une fenêtre. Mon reflet ainsi que mon visage évoquaient parfaitement ce fameux duel ressenti.

autoportrait - photo introspection

  1. Maintenant, créez une image qui représente son contrepoids, ou son opposé. Quelque chose qui ouvre une porte vers l’acceptation de votre moi profond, et apporte un équilibre.

J’ai eu de la difficulté avec celle-ci. Je n’arrivais pas à imaginer ce qui ferait office de contrepoids. L’inspiration est venue 6 jours plus tard. Comme quoi tout vient à qui sait attendre. L’image est apparue dans mon esprit. Ne restait plus qu’à faire la mise en scène. Des mots ont résonné en moi : s’aimer soi-même.

autoportrait - photo introspection

2-L’univers et moi

Cet exercice est tiré de 52 of you, offert par Kristin Zecchinelli and Meredith Winn. Il vous fait prendre conscience de l’importance de votre présence dans ce monde.

autoportrait - photo introspection

Il s’agit de faire un autoportrait de vous, au complet, dans un environnement de votre choix. Pensez grand, utilisez un trépied, ou encore déposez votre appareil au sol avec le retardateur sur 20 secondes.

J’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser cette photo. Je déclenchais et, à l’aide du retardateur, je courais à mon emplacement, en espérant que la photo soit réussie. J’ai dû me reprendre une dizaine de fois avant d’obtenir le bon cliché.

3-Baigner dans la lumière

Cet exercice est proposé par Vivianne McMaster, dans Be Your Light. Il s’agit de réaliser un autoportrait entouré de flare. Ce type de lumière ajoute une atmosphère riche à votre composition. De plus, dans cet exercice, Vivian nous fait observer comment notre propre lumière peut s’épanouir et se répandre autour de nous par des gestes de gentillesse.

autoportrait - photo introspection

Pour obtenir ce flare, vous devez diriger votre appareil vers le soleil. Ça sera plus facile à réaliser le matin ou le soir, l’astre lumineux étant plus bas sur l’horizon.

Astuce : la luminosité est moins intense lorsque les rayons du soleil sont atténués par le feuillage d’un arbre. Si vous effectuez votre photo avec un téléphone mobile, inversez l’écran, vous pourrez ainsi visualiser l’effet désiré.

4-Je voyage

Cet exercice était proposé dans le cadre du cours Unravelling, donné par Susannah Conway. C’était le premier cours du genre auquel je participais, et ce fut une réelle révélation. Mon regard s’est agrandi et ma perception de la vie s’en est trouvée enrichie.

autoportrait - photo introspection

Ici, il s’agit tout simplement de photographier vos pieds, mais en gardant à l’esprit qu’ils sont précieux, c’est eux qui vous font explorer le monde. Sans eux, vous n’iriez nulle part. 😉

Voici quelques pistes pour vous aider à photographier vos pieds :

  • Regardez où vous mettez les pieds et suivez-les tout au long de la journée, à commencer par la chambre à coucher, et assemblez une mosaïque d’images.
  • Où demeurez-vous ? Créez une image qui nous présente votre lieu. (Astuce : couchez-vous sur un banc et intégrez vos pieds à votre composition).
  • Marchez-vous accompagné ? Prenez une photo avec les pieds de vos ami(e)s ou de vos proches.

5-Créer dans la pleine conscience

Vous n’êtes pas à l’aise à vous retrouver devant la caméra ? L’inspiration en vient pas facilement ? Pas de souci, vous pouvez réaliser des autoportraits sans même apparaitre dans l’image. Que je sois en mode autoportrait ou en mode photo paysage, prenez le temps de vous déposer. Avant même de déclencher, observez, analysez, écoutez.

Si la scène à photographier vous plait, l’inspiration sera fluide. Par contre, si vous carburez au ressenti, et que la scène ne vous allume pas, vous passerez votre chemin sans rien voir…

=> C’est à ce moment-là que l’exercice entre en jeu. Laissez l’appareil suspendu à votre cou, sans prendre aucune photo.

  • Prenez 1 minute et observez les éléments qui se présentent à vous.
  • Portez attention aux lignes, aux formes, est-ce que vous voyez des ronds, des carrés, des triangles ? Ou autres formes intéressantes ? Des contrastes peut-être ? Ombre versus lumière. Grand versus petit. Doux versus rugueux. Etc.
  • Examinez attentivement, laissez votre regard vagabonder ici et là. Respirez, soyez présent, écoutez aussi.
  • Puis, une fois votre minute écoulée, reprenez votre activité.

À expérimenter chaque fois qu’un blocage visuel vous empêche de bien voir. 😉

autoportrait - photo introspection

Plusieurs thèmes se prêtent à ce jeu de l’introspection. Faites vous-même vos propres explorations. Vous en reviendrez grandi. Bon week-end et bonne découverte!

 

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Si vous en êtes à vos premiers pas en photographie, vous vous demandez peut-être où aller ? À l’inverse, si vous maitrisez cet art depuis un bon moment, vous avez fait le tour du patelin et cherchez de nouveaux endroits à visiter. Pas de panique, j’ai quelques idées à vous proposer.

L’humain est naturellement attiré par la nouveauté. Qui n’a pas foulé un pays étranger avec la sensation de revivre ? Votre regard se pose sur les moindres détails, les gens dans les rues, les vallons verdoyants,  la plage, l’architecture, voire même les repas servis, tout semble merveilleux. Et, du coup, vos sens s’éveillent.

Le voyage crée cette sensation d’aventure, tout s’intensifie.

Or, devons-nous acheter un billet d’avion pour découvrir de nouveaux territoires ?

Pas forcément. Voyons ensemble comment y arriver.

Façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Google Maps, Google Earth et Google Street

Des outils modernes dont je me sers régulièrement. Inscrivez une région à visiter, au bas de la page vous verrez une série d’images en miniature. En cliquant dessus, une ligne directrice vous indique son emplacement. Si vous voyez quelque chose d’intéressant, cliquez sur la photo.

Peut-être allez-vous découvrir un lac qui alimente une jolie cascade dont vous ignoriez totalement l’existence, qui sait ?

Soyez créatif en produisant votre propre carte : au fur et à mesure que vous repérez de nouveaux endroits – à l’aide de Google Maps – fabriquez-vous une carte personnalisée, privé, dont vous serez le seul à consulter. Ainsi, vous pourrez vous bâtir votre propre itinéraire de « photo aventure » jalonné d’endroits à découvrir.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Demander la permission pour circuler sur un terrain privé, ou dans un commerce

Avez-vous l’impression d’avoir fait le tour du jardin ? Que le même paysage revient sans cesse ? Blasé, vous ne savez plus où aller ?

Pourquoi ne pas demander la permission pour circuler sur un propriété privé ? Vous aurez accès à un lieu TOTALEMENT nouveau (et unique) avec divers points de vue à explorer. Prenez votre temps, ne mitraillez pas tout sur votre passage. Faites-le si vous voulez, mais j’aimerais vous inviter à observer. Notez la direction du soleil, et jugez si une visite matinale s’impose. Si oui, avertissez les propriétaires à l’avance, les gens apprécient cette marque de respect, et retournez-y le jour J.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

La même chose s’applique pour un commerce

Même si prendre des photos dans un lieu public vous semble tout à fait légitime, demander  la permission est préférable. Le propriétaire vous indiquera à quel moment de la journée l’achalandage est moins important et vous pourrez circuler librement. Parfois, en échange, on vous demandera des photos. Pourquoi pas. À mes yeux, offrir gratuitement un agrandissement 8X12 est une façon de dire merci. Si on vous manifeste un intérêt pour d’autres photos, renseignez-les sur vos tarifs et tendez-leur votre carte de visite.

Vaincre sa timidité

Vous êtes timide ? Je vous comprends, moi aussi ! Sortez de votre zone de confort et osez demander, car c’est exactement hors de cette zone que la magie existe. Vous savez, avec un sourire, une brève explication et la passion qui brille au fond de vos yeux, personne ne vous résistera. Au pire, la réponse sera non. Au mieux, vous aurez essayé.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Allez au même endroit à différente période de l’année

Tout au long de l’année, la lumière change, les saisons transforment notre environnement offrant une multitude de scènes à photographier. Le même paysage sous la pluie n’aura pas la même dynamique que s’il est photographié  sous un ciel éclatant. Imaginez sous la neige. La brume, quant à elle, confère une atmosphère tout en douceur. Bien sûr, ceci veut dire que lorsque l’occasion se présente il faut être prêt à passer à l’action.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Surveillez la météo

Un ciel d’orage, malgré l’aspect rébarbatif qu’il augure, présente des opportunités incontestables. Arc-en-ciel, nuage de fin du monde, coucher de soleil à couper le souffle ne sont que quelques-uns des éléments qui risquent de se produire après le mauvais temps. À ne pas négliger. Donc, si la météo annonce des orages, soyez aux aguets, un coucher de soleil aux couleurs fabuleuses peut se profiler à l’horizon.

Faites du repérage

Conduire (en auto ou en vélo) une certaine distance dans le but d’explorer une nouvelle région, peut s’avérer très bénéfique pour votre âme de photographe. Pourquoi ne pas en profiter pour répertorier de nouveaux sites ? Les journées grises (et moches) sont idéales pour ce genre d’activité, à moins qu’un orage détourne vos plans.

La même chose peut être réalisée quand vous visitez un parc, ou tout autre endroit accessible à pied.

Explorez, observez les alentours, remarquez-vous un avant-plan intéressant ? Des lignes de fuite ? Une architecture particulière ? Où se situe l’est ? Et l’ouest ? À l’aide de l’application Ephemeris vérifiez ces paramètres. Prenez-en note et planifiez d’y retourner le moment opportun. La lumière du matin et celle du soir métamorphosent un paysage banal en un lieu divin.

nouveaux sites à photographier

Guides touristiques et blog

Item par excellence des voyageurs, les brochures touristiques contiennent des renseignements précieux. La faune, la flore, la géographie ainsi que les attraits naturels (et culturels) y sont répertoriés. Chaque année, j’accumule diverses brochures à consulter et je prends plaisir à découvrir de nouvelles régions. Je consulte les cartes et me dresse une liste de « lieux à voir ».

Sur le web, on trouve bon nombre de municipalités qui proposent une liste d’activités à venir et de circuits touristiques à ne pas manquer. Les blogs aussi procurent une référence intéressante, l’avantage, c’est qu’ils racontent leur expérience et décrivent (en mots ou en photos) la beauté des lieux. Vous donnant une longueur d’avance lors de votre prochaine escapade.

Dernier point, lorsque vous visitez les parcs naturels, n’hésitez pas à consulter les guides, ils se feront un plaisir de vous dévoiler les plus beaux attraits de leur domaine.  

Voilà, j’espère que ces quelques idées vous aiderons à découvrir de nouveaux sites à photographier.

Et vous, chers lecteurs-lectrices avez-vous des astuces à partager ? Je suis intéressée à les connaitre. 😉

 

 

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Pour réussir des images qui vous tiennent à cœur et qui reflètent votre personnalité, il est essentiel de connaitre votre appareil photo. Que vous ayez fait l’acquisition d’un nouveau réflex ou que vous possédiez le vôtre depuis quelque temps, vous trouverez dans cet article 7 points essentiels à connaitre pour maitriser votre APN.

Au début, on peut se sentir perdu par toutes les possibilités qu’offrent les APN. Pas étonnant, le menu n’en finit plus de défiler et les options sont illimitées, c’est la beauté (ou l’enfer) du numérique. Par où commencer ?

Simplifions et revenons à la base, comme à l’époque de l’argentique où les appareils, par leur simplicité déroutante, nous amenaient à l’essentiel.

APN : 7 Points essentiels à apprendre

1- La sensibilité ISO

Les ISO sont une unité de mesure de la sensibilité de votre capteur à la lumière. Or, dans votre boitier vous avez la possibilité de régler ce paramètre. Il s’adapte aux différentes conditions de lumière. Vous pouvez sélectionner le mode automatique ou, pour plus de contrôle, décider vous-même de la valeur de la sensibilité ISO.

La sensibilité se mesure sur une échelle allant de 50 à 3200, et même davantage.

Plus le chiffre est petit, plus le capteur sera insensible à la lumière. Concrètement, il faudra beaucoup de lumière à votre capteur pour produire une photo.

À l’inverse, plus le chiffre est grand, plus le capteur sera sensible à la lumière, moins il aura besoin de lumière pour compléter le processus.
Avantage : situation en lumière faible, vous pouvez hausser les ISO pour augmenter votre vitesse.

Aide mémoire

100 ISO : sensibilité à utiliser en plein jour, au soleil
250 ISO : sensibilité à utiliser sous un ciel couvert, nuageux
400 ISO : sensibilité à utiliser en intérieur ou dans une forêt sombre
800 ISO : sensibilité à utiliser pour les spectacles
1600 ISO : sensibilité à utiliser la nuit

2- Les ouvertures de mon objectif

L’ouverture est simplement la taille du diamètre du diaphragme qui s’ouvre pour laisser circuler la lumière au travers de l’objectif.

Mais l’ouverture du diaphragme a aussi une forte incidence sur un autre paramètre important : la profondeur de champ. Il s’agit de la zone de netteté de l’image qui se trouve devant et derrière le sujet. Au-delà de cette zone, l’image devient plus ou moins floue.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : notez que plus l’ouverture est grande, plus la valeur du « f/ » est petite, plus la lumière qui voyage à travers le diaphragme est importante, et plus la profondeur de champ (point suivant) est réduite, la zone de netteté sera moins importante.

Et, à l’inverse, plus la valeur du « f/ »  est grand, moins la lumière circule à travers l’ouverture de l’objectif. C’est une petite mécanique à intégrer, mais qui s’acquière très rapidement.

Astuces

  • Petit chiffre (f/2) = PDC réduite, il y a 2 éléments nets dans l’image.
  • Moyen chiffre (f/8) = PDC modérée, il y 8 éléments nets.
  • Grand chiffre (f/16) = PDC amplifiée, il y a 16 éléments nets.

Comprendre la profondeur de champ (PDC)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

La profondeur de champ est un terme photographique qui désigne la zone de netteté acceptable en avant et en arrière de l’endroit où la mise au point est effectuée.

En d’autres mots, quand on fait la mise au point sur une zone particulière, une partie de l’espace située devant et derrière, selon l’ouverture choisie, sera nette. La partie nette se nomme « profondeur de champ ».

La maitrise de la profondeur de champ est essentielle en photographie créative. En utilisant une profondeur de champ très courte, on isolera le sujet par rapport à l’arrière-plan flou et estompé.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

En ayant recours à une ouverture très petite, comme ƒ/16, on obtiendra le premier plan et l’arrière-plan nets, ce qui permettra par exemple de mettre en valeur un paysage.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : L’objectif utilisé a également une incidence sur la profondeur de champ. Un téléobjectif a une PDC plus faible qu’un objectif standard 50 mm, tandis qu’un objectif grand-angle possède une PDC plus grande qu’un objectif standard 50 mm avec le même réglage d’ouverture.

Astuces

  • f/4 – f/5,6 : sera choisi pour le portrait afin d’isoler le sujet.
  • f/8 : à utiliser lorsque la PDC n’a pas d’importance.
  • f/11 – f/16 : utile pour les photos de paysage pour une bonne PDC.

4- La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation détermine la durée d’exposition du capteur. Elle s’exprime en fractions de seconde. Outre le fait de jouer sur la quantité de lumière imprégnant le capteur, obtenant une photo plus ou moins claire / sombre, la vitesse permet de contrôler le rendu du mouvement des sujets (le figer ou non).

Aide mémoire : La vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement. Si vous préférez la métaphore de la fenêtre : le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Cette vitesse s’exprime en secondes, et plus communément en fractions de sec. C’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement et s’expose à la lumière. En secondes : 1/125s, 1/3200s, etc.

Plus la vitesse est élevée, moins le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre est long, moins vous laissez rentrer de lumière. Ainsi, vous laisserez rentrer plus de lumière à 1/125ème de seconde qu’à 1/3200ème de seconde, par exemple.

5- Mode de prise de vue  (A-Av ou S-Tv)

Reste encore à savoir quels réglages sont nécessaires en fonction de la scène à photographier. La cellule (ou posemètre) de votre appareil est là pour vous guider.

Mode semi-automatique

  • Si vous choisissez le mode A-Av (Aperture – priorité à l’ouverture) l’appareil se chargera de coupler la bonne vitesse.
  • Si vous aimez mieux la vitesse, choisissez le mode S-Tv (Speed, Time value – priorité à la vitesse), l’appareil choisira l’ouverture appropriée.

Mode manuel

  • Vous pouvez décider d’avoir le plein contrôle et d’opter pour le monde manuel, vous réglez vous-même la vitesse et l’ouverture.

6- La balance des blancs (WB-white balance)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Voici un paramètre souvent négligé (ou méconnu), mais relativement facile à comprendre. Ce qu’il faut savoir c’est que chaque type de lumière a une dominante de couleur différente; celle du jour est blanche, à l’ombre vous aurez une dominante bleutée, alors que les ampoules électriques émettent une lueur orangée. Ce détail nous échappe, car le cerveau s’adapte et corrige l’information.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Or, une fois ce paramètre ajusté, vous êtes assuré que les zones blanches de votre image soient vraiment… blanches. Et non pas teintées de rouge, de vert ou de bleu.

Le mode automatique donne généralement de bons résultats.

Truc : pour vérifier ce paramètre, utilisez le LiveView de votre appareil pour visionner directement le résultat.  Appuyez sur la commande WB et à l’aide de la molette déterminez le réglage requis pour la scène.  Ceci vous permettra de voir « en direct » si votre balance des blancs est correcte et choisir celle appropriée. ♥

7- La mise au point

Faire la mise au point, c’est l’art de décider où le centre d’intérêt sera net dans votre image. C’est un aspect fondamental de la photographie et il est important de s’y attarder. Lorsqu’un spectateur regarde votre photo, vous désirez attirer son attention sur l’endroit le plus net de la composition. Pour y parvenir, vous allez vous servir des collimateurs répartis sur votre viseur pour effectuer le foyer sur ce point stratégique.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Collimateurs

En forme de petits carrés, les collimateurs s’illuminent lorsque la mise au point est complétée. Chaque type d’appareil a un certain nombre de collimateurs qui peuvent varier de forme d’une marque à l’autre, contenant de un à cinquante points répartis dans votre viseur.

Les Modes d’Autofocus

Mode One Shot chez Canon / AF-S (S pour Single) chez Nikon

C’est le mode établi par défaut de l’appareil. Vous appuyez sur le déclencheur et tant que vous gardez le doigt à mi-course, quel que soit le mouvement de votre sujet ou le vôtre, le foyer ne bouge pas. Si vous désirez reprendre la mise au point, vous devez relâcher le déclencheur et refaire le processus. Lorsque vous appuyez à fond, la photo est prise avec cette mise au point.

Idéal : principalement pour les sujets immobiles.

AL Servo chez Canon, AF-C  (C pour Continuous) chez Nikon

Avec ce mode, vous appuyez à mi-course, l’autofocus détecte le mouvement et refait constamment la mise au point aussi longtemps que le sujet se déplace.

Idéal : pour la photo sportive,  animalière ou toute activité dont le sujet bouge  continuellement.

AL Focus chez Canon / AF-A chez Nikon

Ce mode intermédiaire est une combinaison des deux précédents, il se comportera comme One Shot – Single  mode, à moins qu’il ne détecte un mouvement, alors il passera en mode AL Servo – Continuous.

Recadrage du sujet

Si le collimateur ne touche pas votre sujet, servez-vous de la méthode du recadrage. Le sujet peut être trop sur le bord du cadre et le collimateur ne peut l’atteindre. Pour ce faire, employez le mode One Shot / AF-S, mentionné plus haut, utilisez le collimateur du centre (il est plus précis), et faites la mise au point en gardant le doigt appuyé à mi-course sur le déclencheur pour le verrouiller, et recadrez.

Attention : lorsque la profondeur de champ est faible, il est préférable de faire une mise au point manuelle. Sinon, un mouvement de l’appareil peut vous éloigner encore davantage de votre sujet.

Problème de mise au point : Un manque de contraste ou une faible luminosité empêchera l’appareil de faire la mise au point. L’autofocus cherchera  en faisant un va-et-vient sur le sujet, à ce moment-là, passez en mode manuel pour avoir le plein contrôle.

 

J’espère que ces 7 points essentiels vous aideront à mieux comprendre votre appareil photo.

Bonne photo et à bientôt!

Anne 🙂

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Cette semaine sur mon blog, je vous invite à être rebelle. Totalement !

Oublions la netteté et les images à la profondeur de champ spectaculaire. Nous allons plonger dans un univers onirique en accentuant le flou de bougé (oui, oui, vous avez bien lu). Et ainsi créer des images vaporeuses aux accents artistiques. Nous parlerons du ICM (Intentional Camera Mouvement), ce qui signifie : Mouvement Intentionnel de la Caméra.

C’est une technique amusante et facile à réaliser. Elle produit des résultats sympathiques  avec l’avantage de ne demander ni matériel de pointe, ni lumière extraordinaire.

Le mois de novembre se prête à merveille à ce style d’image. Les journées sont plus courtes, moins lumineuses, moins inspirantes – côté photo paysage. Alors, pourquoi ne pas explorer un nouveau genre photo ? Vous sentez-vous l’âme aventurière ?

Allez, venez, sortons des sentiers battus, et zigzaguons ensemble.

Mise en garde : ce type d’image requiert une vigilance particulière, vous devez faire attention à transmettre un flou vraiment intentionnel, et non pas donner l’impression que c’est une erreur de la part du photographe. De multiples essais sont nécessaires pour réussir LA bonne photo. Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs clichés.

Vidéo [en anglais] Learning to create motion blurs

[Denise Ippolito &  Arthur Morris ]

Pour en savoir plus sur cette technique => Michael Orton ICM

Avant de commencer

Pour insuffler à vos photos cette délicieuse sensation de mouvement artistique, l’astuce est de choisir une vitesse lente (entre 1/8 sec à plusieurs secondes). Les journées nuageuses offrent une faible luminosité qui s’avère idéale pour ce type d’image.

Baissez vos ISO le plus possible afin de réduire la vitesse au minimum et, à défaut d’une vitesse lente, l’ajout d’un filtre polarisant ou gris neutre se montrera utile pour diminuer la luminosité.

5 idées de mouvement intentionnel pour créer des images artistiques

1-Mouvement « je tremblote »

Cette technique consiste à bouger votre boitier durant le temps de pose afin d’obtenir un effet abstrait. L’idée est de provoquer de petits mouvements saccadés de gauche à droite, comme si vous grelotiez.

Truc : Faites divers tests, j’ai constaté qu’une vitesse entre 1 seconde et 1/8 sec me permet de créer des images à saveur plus abstraite.

2-Mouvement « filé »

Plus connue sous le nom de panning, cette technique vise à photographier un sujet en mouvement. Choisissez le mode priorité vitesse (Tv pour Canon, S pour Nikon), et sélectionnez une vitesse relativement lente (1/30 – 1/60) selon le déplacement du sujet.

La profondeur de champ n’a pas d’importance puisqu’il sera flouté. Ajustez vos ISO au besoin.

Truc : l’astuce est de suivre le sujet en mouvement et de déclencher en même temps.

Photographiez en rafale pour assurer votre réussite.

3-Mouvement « zooming »

Mouvement intentionnel - Explozoom, zooming

Cette technique ajoute un effet explosif à vos images. Utilisez un zoom et, lors de la prise de vue, effectuez un changement de focal. Partez du plus grand au plus petit (200 mm à 70 mm, par exemple). Pour avoir suffisamment le temps de compléter le mouvement, assurez-vous d’avoir une vitesse très lente (1/5 sec à 2 secondes). Expérimentez.

Truc : Soyez à l’affut de contraste notable, pâle versus foncé, ou de couleurs intéressantes. L’utilisation d’un trépied peut s’avérer utile.

4-Mouvement « je tourne en rond »

Très jolie comme rendement, cette technique trace des ronds dans votre image. La procédure consiste à maintenir l’appareil photo et, lors de la prise de vue, à dessiner des ronds. Encore une fois, une longue exposition permettra d’obtenir des effets plus marquants.

5-Mouvement « en ligne droite »

Pour cette technique, choisissez un boisé clairsemé où l’on distingue bien les troncs d’arbres. Il suffit de vous placer devant votre sujet et, dans un mouvement de haut vers le bas, vous déclenchez. Évitez les pans de ciel filtrant entre les arbres, ils occasionnent des zones surexposées qui distraient le regard. Vous obtiendrez des effets divers selon l’essence des arbres.

Truc : vous pouvez utiliser un trépied pour cette prise de vue, en effectuant les ajustements pour qu’il puisse bouger uniquement de haut en bas.

Vous pouvez provoquer un mouvement en diagonale et créer des lignes qui évoquent vraiment des coups de pinceau. 🙂 ↓↓↓

Comme vous pouvez le constater, ces techniques sont relativement simples, encore faut-il réussir à capter LA bonne image. La clé du succès est d’essayer encore et encore… sans vous étourdir. Hihi !

Comment réussir un joli bokeh

Comment réussir un joli bokeh

Puisque novembre est plus ou moins inspirant, pourquoi ne pas apprendre une nouvelle technique. Que diriez-vous d’ajouter romantisme et féerie à vos photos ? Intéressé ? Si on parlait bokeh ?

Le bokeh (prononcer boké) est un effet que j’adore. Sans ménagement. Ce terme vient du japonais qui signifie « flou ». Sa caractéristique procure à l’image un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. Son effet est particulièrement plaisant.

Sa qualité artiste charme notamment les photographes de portrait, mais vous pouvez en abuser comme bon vous semble. En macrophotographie, l’effet procure aux images une touche de magie (sans ajout de poudre de perlimpinpin). 😉

Voici trois types de bokeh :

  • L’arrière-plan est totalement flou, doux et sans distinction de formes précises, ni de rondelles de lumière. Le sujet principal se détache de l’arrière-plan (flouté à souhait) et ne nuit pas à la lecture de l’image.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est flouté, mais il y a suffisamment de profondeur de champ pour qu’on puisse distinguer les éléments.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est constellé de rondelles de lumière créées par les lamelles composant le diaphragme de l’objectif. Plus l’ouverture sera grande (f/petit chiffre), plus la forme des rondelles sera arrondie.

Comment réussir un joli bokeh

Astuces pour réaliser un joli bokeh

Ce n’est pas sorcier, vous allez voir, en quelques clics vous serez en mesure de reproduire la même magie que moi.

Choisissez le bon objectif

N’importe quel objectif peut faire l’affaire, mais les objectifs fixes avec de grandes ouvertures (f/1.8 – 2.8) offrent une plus belle qualité de bokeh. Notez que les objectifs macros, avec la possibilité de photographier de très près, peuvent produire de superbes bokeh. Les téléobjectifs sont également intéressants.

Sélectionnez la bonne ouverture => la plus grande possible

Optez pour la plus grande ouverture de votre objectif. Si l’ouverture maximale est de f/3.5 (ou 5.6), choisissez cette ouverture. Si votre objectif s’ouvre davantage (f/1.8 ou 2.8) , c’est encore mieux, l’effet sera plus doux.

Rapprochez-vous de votre sujet

Plus vous serez près de votre sujet, plus la profondeur de champ sera réduite et plus l’arrière-plan sera flou. Vous obtiendrez ainsi un joli bokeh.

Éloignez l’arrière-plan de votre sujet

Faites en sorte que l’arrière-plan soit éloigné de notre sujet. Pas toujours évident, je sais, parfois le fond ne peut pas se déplacer comme on veut. Mais avec de petits pas de danse à gauche, à droite, en haut, en bas, on peut changer notre perspective et faire de petit miracle. Gardez tout de même un œil sur le fond, au cas où…

Favorisez la bonne lumière

Une douce lumière se filtrant à travers le feuillage d’un arbre ou tout autre élément se transformera en rondelles de lumière dans votre photo.

Intégrez des gouttes de pluie ou la rosée du matin

Élément par excellence pour créer de jolie bokeh ! Vous possédez un objectif macro, et il y a de la rosée sur votre parterre ?

Qu’attendez-vous, il est temps d’aller vous amusez !

Bonne semaine tout le monde ! 🙂

 

 

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