Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

L’appareil photo est l’outil par excellence pour capturer les paysages grandioses que nous traversons au fil de nos escapades. Ces sorties photo nous procurent des moments agréables, sans compter les souvenirs qu’ils évoquent.  Mais avez-vous déjà songé à tourner l’objectif vers vous ? Et à capter vos paysages intérieurs ? En mode autoportrait. 

Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas un processus habituel. Qui songerait à se prendre en photo pour explorer ses mondes intérieurs ? *Moi*

Avec des pistes simples et quelques directives, la photo introspective nous fournit un outil puissant pour cultiver nos jardins secrets. Et, du coup, épanouir notre monde intérieur vers l’extérieur. Croyez-moi, la démarche est enrichissante.

La découverte de soi via la photographie

Une approche qui m’interpelle, l’avez-vous déjà expérimentée ? Pour ma part, j’ai participé à quelques cours en ligne qui proposent ce genre de démarche, dont Unravelling, 52 of you, Be Your Own, et Begin Deepening.

Je suis toujours agréablement surprise des découvertes que l’on réalise grâce à la photographie; le sentiment d’être plus près de soi, de s’imprégner du temps présent, d’apprécier la vie ainsi que les possibilités de créer des images à l’infini.

Avez-vous envie d’expérimenter ?

5 exercices photo pour partir en mode autoportrait

1-Quel est votre secret ?

Cet exercice m’a été inspiré via un cours en ligne offert par Catherine Just. Begin Deepening. 10 jours de photo conceptuelle qui vous plongent au cœur même de votre être.

  1. Avez-vous un secret que vous n’osez dévoiler à personne ? Un sentiment qui vous habite, si intensément, qu’il vous dévore de l’intérieur. Ou encore, vous empêche d’être vous-même, et dont vous aimeriez vous libérer ?

Identifiez-le et représentez-le en photo. Improvisez une scène, un scénario qui démontrera votre secret bien gardé. Vous pouvez le nommer pour vous aider à le faire naitre au grand jour.

Pour ma part, c’est ma dualité. Pour réaliser la photo, j’ai songé à prendre mon autoportrait devant une fenêtre. Mon reflet ainsi que mon visage évoquaient parfaitement ce fameux duel ressenti.

autoportrait - photo introspection

  1. Maintenant, créez une image qui représente son contrepoids, ou son opposé. Quelque chose qui ouvre une porte vers l’acceptation de votre moi profond, et apporte un équilibre.

J’ai eu de la difficulté avec celle-ci. Je n’arrivais pas à imaginer ce qui ferait office de contrepoids. L’inspiration est venue 6 jours plus tard. Comme quoi tout vient à qui sait attendre. L’image est apparue dans mon esprit. Ne restait plus qu’à faire la mise en scène. Des mots ont résonné en moi : s’aimer soi-même.

autoportrait - photo introspection

2-L’univers et moi

Cet exercice est tiré de 52 of you, offert par Kristin Zecchinelli and Meredith Winn. Il vous fait prendre conscience de l’importance de votre présence dans ce monde.

autoportrait - photo introspection

Il s’agit de faire un autoportrait de vous, au complet, dans un environnement de votre choix. Pensez grand, utilisez un trépied, ou encore déposez votre appareil au sol avec le retardateur sur 20 secondes.

J’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser cette photo. Je déclenchais et, à l’aide du retardateur, je courais à mon emplacement, en espérant que la photo soit réussie. J’ai dû me reprendre une dizaine de fois avant d’obtenir le bon cliché.

3-Baigner dans la lumière

Cet exercice est proposé par Vivianne McMaster, dans Be Your Light. Il s’agit de réaliser un autoportrait entouré de flare. Ce type de lumière ajoute une atmosphère riche à votre composition. De plus, dans cet exercice, Vivian nous fait observer comment notre propre lumière peut s’épanouir et se répandre autour de nous par des gestes de gentillesse.

autoportrait - photo introspection

Pour obtenir ce flare, vous devez diriger votre appareil vers le soleil. Ça sera plus facile à réaliser le matin ou le soir, l’astre lumineux étant plus bas sur l’horizon.

Astuce : la luminosité est moins intense lorsque les rayons du soleil sont atténués par le feuillage d’un arbre. Si vous effectuez votre photo avec un téléphone mobile, inversez l’écran, vous pourrez ainsi visualiser l’effet désiré.

4-Je voyage

Cet exercice était proposé dans le cadre du cours Unravelling, donné par Susannah Conway. C’était le premier cours du genre auquel je participais, et ce fut une réelle révélation. Mon regard s’est agrandi et ma perception de la vie s’en est trouvée enrichie.

autoportrait - photo introspection

Ici, il s’agit tout simplement de photographier vos pieds, mais en gardant à l’esprit qu’ils sont précieux, c’est eux qui vous font explorer le monde. Sans eux, vous n’iriez nulle part. 😉

Voici quelques pistes pour vous aider à photographier vos pieds :

  • Regardez où vous mettez les pieds et suivez-les tout au long de la journée, à commencer par la chambre à coucher, et assemblez une mosaïque d’images.
  • Où demeurez-vous ? Créez une image qui nous présente votre lieu. (Astuce : couchez-vous sur un banc et intégrez vos pieds à votre composition).
  • Marchez-vous accompagné ? Prenez une photo avec les pieds de vos ami(e)s ou de vos proches.

5-Créer dans la pleine conscience

Ceci est ma propre philosophie. Que je sois en mode autoportrait ou en mode photo paysage, je prends le temps de me déposer. Avant même de déclencher, j’observe, j’analyse, j’écoute.

Si la scène à photographier vous plait, l’inspiration sera fluide. Par contre, si vous carburez au ressenti, et que la scène ne vous allume pas, vous passerez votre chemin sans rien voir…

=> C’est à ce moment-là que l’exercice entre en jeu. Laissez l’appareil suspendu à votre cou, sans prendre aucune photo.

  • Prenez 1 minute et observez les éléments qui se présentent à vous.
  • Portez attention aux lignes, aux formes, est-ce que vous voyez des ronds, des carrés, des triangles ? Ou autres formes intéressantes ? Des contrastes peut-être ? Ombre versus lumière. Grand versus petit. Doux versus rugueux. Etc.
  • Examinez attentivement, laissez votre regard vagabonder ici et là. Respirez, soyez présent, écoutez aussi.
  • Puis, une fois votre minute écoulée, reprenez votre activité.

À expérimenter chaque fois qu’un blocage visuel vous empêche de bien voir. 😉

autoportrait - photo introspection

Plusieurs thèmes se prêtent à ce jeu de l’introspection. Faites vous-même vos propres explorations. Vous en reviendrez grandi. Bon week-end et bonne découverte!

 

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Si vous en êtes à vos premiers pas en photographie, vous vous demandez peut-être où aller ? À l’inverse, si vous maitrisez cet art depuis un bon moment, vous avez fait le tour du patelin et cherchez de nouveaux endroits à visiter. Pas de panique, j’ai quelques idées à vous proposer.

L’humain est naturellement attiré par la nouveauté. Qui n’a pas foulé un pays étranger avec la sensation de revivre ? Votre regard se pose sur les moindres détails, les gens dans les rues, les vallons verdoyants,  la plage, l’architecture, voire même les repas servis, tout semble merveilleux. Et, du coup, vos sens s’éveillent.

Le voyage crée cette sensation d’aventure, tout s’intensifie.

Or, devons-nous acheter un billet d’avion pour découvrir de nouveaux territoires ?

Pas forcément. Voyons ensemble comment y arriver.

Façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Google Maps, Google Earth et Google Street

Des outils modernes dont je me sers régulièrement. Inscrivez une région à visiter, au bas de la page vous verrez une série d’images en miniature. En cliquant dessus, une ligne directrice vous indique son emplacement. Si vous voyez quelque chose d’intéressant, cliquez sur la photo.

Peut-être allez-vous découvrir un lac qui alimente une jolie cascade dont vous ignoriez totalement l’existence, qui sait ?

Soyez créatif en produisant votre propre carte : au fur et à mesure que vous repérez de nouveaux endroits – à l’aide de Google Maps – fabriquez-vous une carte personnalisée, privé, dont vous serez le seul à consulter. Ainsi, vous pourrez vous bâtir votre propre itinéraire de « photo aventure » jalonné d’endroits à découvrir.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Demander la permission pour circuler sur un terrain privé, ou dans un commerce

Avez-vous l’impression d’avoir fait le tour du jardin ? Que le même paysage revient sans cesse ? Blasé, vous ne savez plus où aller ?

Pourquoi ne pas demander la permission pour circuler sur un propriété privé ? Vous aurez accès à un lieu TOTALEMENT nouveau (et unique) avec divers points de vue à explorer. Prenez votre temps, ne mitraillez pas tout sur votre passage. Faites-le si vous voulez, mais j’aimerais vous inviter à observer. Notez la direction du soleil, et jugez si une visite matinale s’impose. Si oui, avertissez les propriétaires à l’avance, les gens apprécient cette marque de respect, et retournez-y le jour J.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

La même chose s’applique pour un commerce

Même si prendre des photos dans un lieu public vous semble tout à fait légitime, demander  la permission est préférable. Le propriétaire vous indiquera à quel moment de la journée l’achalandage est moins important et vous pourrez circuler librement. Parfois, en échange, on vous demandera des photos. Pourquoi pas. À mes yeux, offrir gratuitement un agrandissement 8X12 est une façon de dire merci. Si on vous manifeste un intérêt pour d’autres photos, renseignez-les sur vos tarifs et tendez-leur votre carte de visite.

Vaincre sa timidité

Vous êtes timide ? Je vous comprends, moi aussi ! Sortez de votre zone de confort et osez demander, car c’est exactement hors de cette zone que la magie existe. Vous savez, avec un sourire, une brève explication et la passion qui brille au fond de vos yeux, personne ne vous résistera. Au pire, la réponse sera non. Au mieux, vous aurez essayé.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Allez au même endroit à différente période de l’année

Tout au long de l’année, la lumière change, les saisons transforment notre environnement offrant une multitude de scènes à photographier. Le même paysage sous la pluie n’aura pas la même dynamique que s’il est photographié  sous un ciel éclatant. Imaginez sous la neige. La brume, quant à elle, confère une atmosphère tout en douceur. Bien sûr, ceci veut dire que lorsque l’occasion se présente il faut être prêt à passer à l’action.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Surveillez la météo

Un ciel d’orage, malgré l’aspect rébarbatif qu’il augure, présente des opportunités incontestables. Arc-en-ciel, nuage de fin du monde, coucher de soleil à couper le souffle ne sont que quelques-uns des éléments qui risquent de se produire après le mauvais temps. À ne pas négliger. Donc, si la météo annonce des orages, soyez aux aguets, un coucher de soleil aux couleurs fabuleuses peut se profiler à l’horizon.

Faites du repérage

Conduire (en auto ou en vélo) une certaine distance dans le but d’explorer une nouvelle région, peut s’avérer très bénéfique pour votre âme de photographe. Pourquoi ne pas en profiter pour répertorier de nouveaux sites ? Les journées grises (et moches) sont idéales pour ce genre d’activité, à moins qu’un orage détourne vos plans.

La même chose peut être réalisée quand vous visitez un parc, ou tout autre endroit accessible à pied.

Explorez, observez les alentours, remarquez-vous un avant-plan intéressant ? Des lignes de fuite ? Une architecture particulière ? Où se situe l’est ? Et l’ouest ? À l’aide de l’application Ephemeris vérifiez ces paramètres. Prenez-en note et planifiez d’y retourner le moment opportun. La lumière du matin et celle du soir métamorphosent un paysage banal en un lieu divin.

nouveaux sites à photographier

Guides touristiques et blog

Item par excellence des voyageurs, les brochures touristiques contiennent des renseignements précieux. La faune, la flore, la géographie ainsi que les attraits naturels (et culturels) y sont répertoriés. Chaque année, j’accumule diverses brochures à consulter et je prends plaisir à découvrir de nouvelles régions. Je consulte les cartes et me dresse une liste de « lieux à voir ».

Sur le web, on trouve bon nombre de municipalités qui proposent une liste d’activités à venir et de circuits touristiques à ne pas manquer. Les blogs aussi procurent une référence intéressante, l’avantage, c’est qu’ils racontent leur expérience et décrivent (en mots ou en photos) la beauté des lieux. Vous donnant une longueur d’avance lors de votre prochaine escapade.

Dernier point, lorsque vous visitez les parcs naturels, n’hésitez pas à consulter les guides, ils se feront un plaisir de vous dévoiler les plus beaux attraits de leur domaine.  

Voilà, j’espère que ces quelques idées vous aiderons à découvrir de nouveaux sites à photographier.

Et vous, chers lecteurs-lectrices avez-vous des astuces à partager ? Je suis intéressée à les connaitre. 😉

 

 

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Pour réussir des images qui vous tiennent à cœur et qui reflètent votre personnalité, il est essentiel de connaitre votre appareil photo. Que vous ayez fait l’acquisition d’un nouveau réflex ou que vous possédiez le vôtre depuis quelque temps, vous trouverez dans cet article 7 points essentiels à connaitre pour maitriser votre APN.

Au début, on peut se sentir perdu par toutes les possibilités qu’offrent les APN. Pas étonnant, le menu n’en finit plus de défiler et les options sont illimitées, c’est la beauté (ou l’enfer) du numérique. Par où commencer ?

Simplifions et revenons à la base, comme à l’époque de l’argentique où les appareils, par leur simplicité déroutante, nous amenaient à l’essentiel.

APN : 7 Points essentiels à apprendre

1- La sensibilité ISO

Les ISO sont une unité de mesure de la sensibilité de votre capteur à la lumière. Or, dans votre boitier vous avez la possibilité de régler ce paramètre. Il s’adapte aux différentes conditions de lumière. Vous pouvez sélectionner le mode automatique ou, pour plus de contrôle, décider vous-même de la valeur de la sensibilité ISO.

La sensibilité se mesure sur une échelle allant de 50 à 3200, et même davantage.

Plus le chiffre est petit, plus le capteur sera insensible à la lumière. Concrètement, il faudra beaucoup de lumière à votre capteur pour produire une photo.

À l’inverse, plus le chiffre est grand, plus le capteur sera sensible à la lumière, moins il aura besoin de lumière pour compléter le processus.
Avantage : situation en lumière faible, vous pouvez hausser les ISO pour augmenter votre vitesse.

Aide mémoire

100 ISO : sensibilité à utiliser en plein jour, au soleil
250 ISO : sensibilité à utiliser sous un ciel couvert, nuageux
400 ISO : sensibilité à utiliser en intérieur ou dans une forêt sombre
800 ISO : sensibilité à utiliser pour les spectacles
1600 ISO : sensibilité à utiliser la nuit

2- Les ouvertures de mon objectif

L’ouverture est simplement la taille du diamètre du diaphragme qui s’ouvre pour laisser circuler la lumière au travers de l’objectif.

Mais l’ouverture du diaphragme a aussi une forte incidence sur un autre paramètre important : la profondeur de champ. Il s’agit de la zone de netteté de l’image qui se trouve devant et derrière le sujet. Au-delà de cette zone, l’image devient plus ou moins floue.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : notez que plus l’ouverture est grande, plus la valeur du « f/ » est petite, plus la lumière qui voyage à travers le diaphragme est importante, et plus la profondeur de champ (point suivant) est réduite, la zone de netteté sera moins importante.

Et, à l’inverse, plus la valeur du « f/ »  est grand, moins la lumière circule à travers l’ouverture de l’objectif. C’est une petite mécanique à intégrer, mais qui s’acquière très rapidement.

Astuces

  • Petit chiffre (f/2) = PDC réduite, il y a 2 éléments nets dans l’image.
  • Moyen chiffre (f/8) = PDC modérée, il y 8 éléments nets.
  • Grand chiffre (f/16) = PDC amplifiée, il y a 16 éléments nets.

Comprendre la profondeur de champ (PDC)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

La profondeur de champ est un terme photographique qui désigne la zone de netteté acceptable en avant et en arrière de l’endroit où la mise au point est effectuée.

En d’autres mots, quand on fait la mise au point sur une zone particulière, une partie de l’espace située devant et derrière, selon l’ouverture choisie, sera nette. La partie nette se nomme « profondeur de champ ».

La maitrise de la profondeur de champ est essentielle en photographie créative. En utilisant une profondeur de champ très courte, on isolera le sujet par rapport à l’arrière-plan flou et estompé.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

En ayant recours à une ouverture très petite, comme ƒ/16, on obtiendra le premier plan et l’arrière-plan nets, ce qui permettra par exemple de mettre en valeur un paysage.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : L’objectif utilisé a également une incidence sur la profondeur de champ. Un téléobjectif a une PDC plus faible qu’un objectif standard 50 mm, tandis qu’un objectif grand-angle possède une PDC plus grande qu’un objectif standard 50 mm avec le même réglage d’ouverture.

Astuces

  • f/4 – f/5,6 : sera choisi pour le portrait afin d’isoler le sujet.
  • f/8 : à utiliser lorsque la PDC n’a pas d’importance.
  • f/11 – f/16 : utile pour les photos de paysage pour une bonne PDC.

4- La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation détermine la durée d’exposition du capteur. Elle s’exprime en fractions de seconde. Outre le fait de jouer sur la quantité de lumière imprégnant le capteur, obtenant une photo plus ou moins claire / sombre, la vitesse permet de contrôler le rendu du mouvement des sujets (le figer ou non).

Aide mémoire : La vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement. Si vous préférez la métaphore de la fenêtre : le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Cette vitesse s’exprime en secondes, et plus communément en fractions de sec. C’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement et s’expose à la lumière. En secondes : 1/125s, 1/3200s, etc.

Plus la vitesse est élevée, moins le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre est long, moins vous laissez rentrer de lumière. Ainsi, vous laisserez rentrer plus de lumière à 1/125ème de seconde qu’à 1/3200ème de seconde, par exemple.

5- Mode de prise de vue  (A-Av ou S-Tv)

Reste encore à savoir quels réglages sont nécessaires en fonction de la scène à photographier. La cellule (ou posemètre) de votre appareil est là pour vous guider.

Mode semi-automatique

  • Si vous choisissez le mode A-Av (Aperture – priorité à l’ouverture) l’appareil se chargera de coupler la bonne vitesse.
  • Si vous aimez mieux la vitesse, choisissez le mode S-Tv (Speed, Time value – priorité à la vitesse), l’appareil choisira l’ouverture appropriée.

Mode manuel

  • Vous pouvez décider d’avoir le plein contrôle et d’opter pour le monde manuel, vous réglez vous-même la vitesse et l’ouverture.

6- La balance des blancs (WB-white balance)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Voici un paramètre souvent négligé (ou méconnu), mais relativement facile à comprendre. Ce qu’il faut savoir c’est que chaque type de lumière a une dominante de couleur différente; celle du jour est blanche, à l’ombre vous aurez une dominante bleutée, alors que les ampoules électriques émettent une lueur orangée. Ce détail nous échappe, car le cerveau s’adapte et corrige l’information.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Or, une fois ce paramètre ajusté, vous êtes assuré que les zones blanches de votre image soient vraiment… blanches. Et non pas teintées de rouge, de vert ou de bleu.

Le mode automatique donne généralement de bons résultats.

Truc : pour vérifier ce paramètre, utilisez le LiveView de votre appareil pour visionner directement le résultat.  Appuyez sur la commande WB et à l’aide de la molette déterminez le réglage requis pour la scène.  Ceci vous permettra de voir « en direct » si votre balance des blancs est correcte et choisir celle appropriée. ♥

7- La mise au point

Faire la mise au point, c’est l’art de décider où le centre d’intérêt sera net dans votre image. C’est un aspect fondamental de la photographie et il est important de s’y attarder. Lorsqu’un spectateur regarde votre photo, vous désirez attirer son attention sur l’endroit le plus net de la composition. Pour y parvenir, vous allez vous servir des collimateurs répartis sur votre viseur pour effectuer le foyer sur ce point stratégique.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Collimateurs

En forme de petits carrés, les collimateurs s’illuminent lorsque la mise au point est complétée. Chaque type d’appareil a un certain nombre de collimateurs qui peuvent varier de forme d’une marque à l’autre, contenant de un à cinquante points répartis dans votre viseur.

Les Modes d’Autofocus

Mode One Shot chez Canon / AF-S (S pour Single) chez Nikon

C’est le mode établi par défaut de l’appareil. Vous appuyez sur le déclencheur et tant que vous gardez le doigt à mi-course, quel que soit le mouvement de votre sujet ou le vôtre, le foyer ne bouge pas. Si vous désirez reprendre la mise au point, vous devez relâcher le déclencheur et refaire le processus. Lorsque vous appuyez à fond, la photo est prise avec cette mise au point.

Idéal : principalement pour les sujets immobiles.

AL Servo chez Canon, AF-C  (C pour Continuous) chez Nikon

Avec ce mode, vous appuyez à mi-course, l’autofocus détecte le mouvement et refait constamment la mise au point aussi longtemps que le sujet se déplace.

Idéal : pour la photo sportive,  animalière ou toute activité dont le sujet bouge  continuellement.

AL Focus chez Canon / AF-A chez Nikon

Ce mode intermédiaire est une combinaison des deux précédents, il se comportera comme One Shot – Single  mode, à moins qu’il ne détecte un mouvement, alors il passera en mode AL Servo – Continuous.

Recadrage du sujet

Si le collimateur ne touche pas votre sujet, servez-vous de la méthode du recadrage. Le sujet peut être trop sur le bord du cadre et le collimateur ne peut l’atteindre. Pour ce faire, employez le mode One Shot / AF-S, mentionné plus haut, utilisez le collimateur du centre (il est plus précis), et faites la mise au point en gardant le doigt appuyé à mi-course sur le déclencheur pour le verrouiller, et recadrez.

Attention : lorsque la profondeur de champ est faible, il est préférable de faire une mise au point manuelle. Sinon, un mouvement de l’appareil peut vous éloigner encore davantage de votre sujet.

Problème de mise au point : Un manque de contraste ou une faible luminosité empêchera l’appareil de faire la mise au point. L’autofocus cherchera  en faisant un va-et-vient sur le sujet, à ce moment-là, passez en mode manuel pour avoir le plein contrôle.

 

J’espère que ces 7 points essentiels vous aideront à mieux comprendre votre appareil photo.

Bonne photo et à bientôt!

Anne 🙂

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Cette semaine sur mon blog, je vous invite à être rebelle. Totalement !

Oublions la netteté et les images à la profondeur de champ spectaculaire. Nous allons plonger dans un univers onirique en accentuant le flou de bougé (oui, oui, vous avez bien lu). Et ainsi créer des images vaporeuses aux accents artistiques. Nous parlerons du ICM (Intentional Camera Mouvement), ce qui signifie : Mouvement Intentionnel de la Caméra.

C’est une technique amusante et facile à réaliser. Elle produit des résultats sympathiques  avec l’avantage de ne demander ni matériel de pointe, ni lumière extraordinaire.

Le mois de novembre se prête à merveille à ce style d’image. Les journées sont plus courtes, moins lumineuses, moins inspirantes – côté photo paysage. Alors, pourquoi ne pas explorer un nouveau genre photo ? Vous sentez-vous l’âme aventurière ?

Allez, venez, sortons des sentiers battus, et zigzaguons ensemble.

Mise en garde : ce type d’image requiert une vigilance particulière, vous devez faire attention à transmettre un flou vraiment intentionnel, et non pas donner l’impression que c’est une erreur de la part du photographe. De multiples essais sont nécessaires pour réussir LA bonne photo. Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs clichés.

Vidéo [en anglais] Learning to create motion blurs

[Denise Ippolito &  Arthur Morris ]

Pour en savoir plus sur cette technique => Michael Orton ICM

Avant de commencer

Pour insuffler à vos photos cette délicieuse sensation de mouvement artistique, l’astuce est de choisir une vitesse lente (entre 1/8 sec à plusieurs secondes). Les journées nuageuses offrent une faible luminosité qui s’avère idéale pour ce type d’image.

Baissez vos ISO le plus possible afin de réduire la vitesse au minimum et, à défaut d’une vitesse lente, l’ajout d’un filtre polarisant ou gris neutre se montrera utile pour diminuer la luminosité.

5 idées de mouvement intentionnel pour créer des images artistiques

1-Mouvement « je tremblote »

Cette technique consiste à bouger votre boitier durant le temps de pose afin d’obtenir un effet abstrait. L’idée est de provoquer de petits mouvements saccadés de gauche à droite, comme si vous grelotiez.

Truc : Faites divers tests, j’ai constaté qu’une vitesse entre 1 seconde et 1/8 sec me permet de créer des images à saveur plus abstraite.

2-Mouvement « filé »

Plus connue sous le nom de panning, cette technique vise à photographier un sujet en mouvement. Choisissez le mode priorité vitesse (Tv pour Canon, S pour Nikon), et sélectionnez une vitesse relativement lente (1/30 – 1/60) selon le déplacement du sujet.

La profondeur de champ n’a pas d’importance puisqu’il sera flouté. Ajustez vos ISO au besoin.

Truc : l’astuce est de suivre le sujet en mouvement et de déclencher en même temps.

Photographiez en rafale pour assurer votre réussite.

3-Mouvement « zooming »

Mouvement intentionnel - Explozoom, zooming

Cette technique ajoute un effet explosif à vos images. Utilisez un zoom et, lors de la prise de vue, effectuez un changement de focal. Partez du plus grand au plus petit (200 mm à 70 mm, par exemple). Pour avoir suffisamment le temps de compléter le mouvement, assurez-vous d’avoir une vitesse très lente (1/5 sec à 2 secondes). Expérimentez.

Truc : Soyez à l’affut de contraste notable, pâle versus foncé, ou de couleurs intéressantes. L’utilisation d’un trépied peut s’avérer utile.

4-Mouvement « je tourne en rond »

Très jolie comme rendement, cette technique trace des ronds dans votre image. La procédure consiste à maintenir l’appareil photo et, lors de la prise de vue, à dessiner des ronds. Encore une fois, une longue exposition permettra d’obtenir des effets plus marquants.

5-Mouvement « en ligne droite »

Pour cette technique, choisissez un boisé clairsemé où l’on distingue bien les troncs d’arbres. Il suffit de vous placer devant votre sujet et, dans un mouvement de haut vers le bas, vous déclenchez. Évitez les pans de ciel filtrant entre les arbres, ils occasionnent des zones surexposées qui distraient le regard. Vous obtiendrez des effets divers selon l’essence des arbres.

Truc : vous pouvez utiliser un trépied pour cette prise de vue, en effectuant les ajustements pour qu’il puisse bouger uniquement de haut en bas.

Vous pouvez provoquer un mouvement en diagonale et créer des lignes qui évoquent vraiment des coups de pinceau. 🙂 ↓↓↓

Comme vous pouvez le constater, ces techniques sont relativement simples, encore faut-il réussir à capter LA bonne image. La clé du succès est d’essayer encore et encore… sans vous étourdir. Hihi !

Comment réussir un joli bokeh

Comment réussir un joli bokeh

Puisque novembre est plus ou moins inspirant, pourquoi ne pas apprendre une nouvelle technique. Que diriez-vous d’ajouter romantisme et féerie à vos photos ? Intéressé ? Si on parlait bokeh ?

Le bokeh (prononcer boké) est un effet que j’adore. Sans ménagement. Ce terme vient du japonais qui signifie « flou ». Sa caractéristique procure à l’image un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. Son effet est particulièrement plaisant.

Sa qualité artiste charme notamment les photographes de portrait, mais vous pouvez en abuser comme bon vous semble. En macrophotographie, l’effet procure aux images une touche de magie (sans ajout de poudre de perlimpinpin). 😉

Voici trois types de bokeh :

  • L’arrière-plan est totalement flou, doux et sans distinction de formes précises, ni de rondelles de lumière. Le sujet principal se détache de l’arrière-plan (flouté à souhait) et ne nuit pas à la lecture de l’image.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est flouté, mais il y a suffisamment de profondeur de champ pour qu’on puisse distinguer les éléments.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est constellé de rondelles de lumière créées par les lamelles composant le diaphragme de l’objectif. Plus l’ouverture sera grande (f/petit chiffre), plus la forme des rondelles sera arrondie.

Comment réussir un joli bokeh

Astuces pour réaliser un joli bokeh

Ce n’est pas sorcier, vous allez voir, en quelques clics vous serez en mesure de reproduire la même magie que moi.

Choisissez le bon objectif

N’importe quel objectif peut faire l’affaire, mais les objectifs fixes avec de grandes ouvertures (f/1.8 – 2.8) offrent une plus belle qualité de bokeh. Notez que les objectifs macros, avec la possibilité de photographier de très près, peuvent produire de superbes bokeh. Les téléobjectifs sont également intéressants.

Sélectionnez la bonne ouverture => la plus grande possible

Optez pour la plus grande ouverture de votre objectif. Si l’ouverture maximale est de f/3.5 (ou 5.6), choisissez cette ouverture. Si votre objectif s’ouvre davantage (f/1.8 ou 2.8) , c’est encore mieux, l’effet sera plus doux.

Rapprochez-vous de votre sujet

Plus vous serez près de votre sujet, plus la profondeur de champ sera réduite et plus l’arrière-plan sera flou. Vous obtiendrez ainsi un joli bokeh.

Éloignez l’arrière-plan de votre sujet

Faites en sorte que l’arrière-plan soit éloigné de notre sujet. Pas toujours évident, je sais, parfois le fond ne peut pas se déplacer comme on veut. Mais avec de petits pas de danse à gauche, à droite, en haut, en bas, on peut changer notre perspective et faire de petit miracle. Gardez tout de même un œil sur le fond, au cas où…

Favorisez la bonne lumière

Une douce lumière se filtrant à travers le feuillage d’un arbre ou tout autre élément se transformera en rondelles de lumière dans votre photo.

Intégrez des gouttes de pluie ou la rosée du matin

Élément par excellence pour créer de jolie bokeh ! Vous possédez un objectif macro, et il y a de la rosée sur votre parterre ?

Qu’attendez-vous, il est temps d’aller vous amusez !

Bonne semaine tout le monde ! 🙂

 

 

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

Avez-vous déjà songé à combiner la photographie à la méditation ? Bizarre comme suggestion, n’est-ce pas ? Comment deux disciplines, complètement à l’opposé, la première prônant un esprit méthodique et l’autre la pleine conscience peuvent, lorsque fusionné ensemble, engendrer une activité riche en expérience.

Vous sourcillez ? Laissez-moi vous expliquer.

La photographie de par son processus créatif, nous pousse à nous ancrer dans le moment présent. Toujours. Nous pouvons anticiper, attendre, observer, mais à l’instant même où nous pesons sur le déclencheur, c’est le présent qui domine. Parfois, au 1/8000 de seconde !

Ainsi, quand on s’autorise à ralentir, à prendre le temps d’observer, de contempler, de connecter avec notre sujet, la photographie devient une forme de méditation. Les soucis que nous avions hier et ceux (non manifestés) de demain s’évanouissent. Ça, c’est le top !

Vous me voyez venir, n’est-ce pas ?

Les tendances actuelles parlent beaucoup des bienfaits de la méditation. Peut-être l’avez-vous déjà expérimenté, sans grand succès. Vider son esprit, quand le p’tit hamster roule à 100 km à l’heure, c’est une tâche laborieuse. J’en sais quelque chose.

Y’a toujours une pensée (ô combien utile 😛 ) qui s’infiltre sournoisement. Grrr !

Or, la pratique de la méditation accueille le calme, et celle de la photographie procure de la joie. On est d’accord ? Et si l’on jumelait les deux disciplines pour obtenir un heureux cocktail vitaminé.

Aparté

À noter que si vous avez le moral à plat, pour diverses raisons, votre couple s’écroule, un proche mène son dernier combat, vous avez perdu votre emploi… anéantissant ainsi toute source de motivation (et que la photographie devient le moindre de vos soucis), cette technique vous aidera à retrouver un sens à votre vie intérieure.

Accordez-vous du temps, juste pour vous, pour retrouver la joie. Pour ressentir ce délicieux bienêtre. Ne serait que 15 minutes.

Méthode simple pour combiner la photographie à la méditation :

combiner la méditation à la photographie

1-Choisissez un endroit où vous serez confortable

Tout d’abord, établissez un endroit où vous vous sentirez à l’aise. Un lieu où vous n’aurez pas à vous soucier du regard des autres, et où vous pourrez vous abandonner librement.

Si vous êtes confortable dans les rues de la ville, choisissez cette destination. Si toutefois, un parc ou le jardin arrière de votre demeure est davantage votre tasse de thé, allez-y.

L’important est que vous puissiez vous y recueillir.

2-Équipement : l’utilisation d’un objectif macro (si possible)

Au fil de mes expériences, j’ai constaté que l’utilisation d’un objectif macro facilite la connexion avec le sujet à photographier. Le fait d’explorer l’infiniment petit stimule notre regard et nous aide à garder le focus.

Plongées au cœur des lignes abstraites, nous en oublions le contexte général de la scène, et nous pouvons créer plus facilement.

À défaut de cet équipement macro, dotez-vous d’un autre objectif, celui de votre choix, mais rapprochez-vous le plus près possible du sujet.

Sachez que des bonnettes d’approches vous permettront de gagner quelques centimètres.

combiner la méditation à la photographie

3-Tapis de sol pour être confortable

Comme il est possible que vous restiez longtemps immobile, il est judicieux de protéger vos genoux (ou son postérieur) à l’aide d’un tapis de sol. 😉

4-Prenez votre temps

C’est la clé, il n’y a rien qui presse. Vous pouvez passer 20 minutes sur le même sujet, si vous en avez envie. Déplacez-vous au besoin, un peu à gauche, à droite, prenez le temps de vraiment re-gar-der. C’est ce qui vous permettra d’atteindre cet état méditatif.

Et, par la même occasion, de mieux voir. Cool, non ?

5-Regardez à travers l’objectif sans détacher votre regard du viseur

Conservez le contact visuel en maintenant votre regard contre le viseur. Les bords du cadre feront office d’œillère, vous évitant ainsi toute distraction inutile.

De plus, le changement d’un micro mouvement sera plus facile à percevoir sur la scène à photographier, si vous ne la quittez pas des yeux.

combiner la méditation à la photographie

6-Ouvrez le diaphragme au maximum (f/petit chiffre)

De cette façon, vous serez assuré que ce que vous voyez dans le viseur, ou sur l’écran LCD, est exactement ce que vous allez photographier sur le capteur. De plus, la faible profondeur de champ généré (combiné à une prise de vue le plus près possible du sujet) procurera une image remplie de douceur.

7-Ne cherchez pas la perfection

Voici l’ultime conseil. Ne cherchez pas à créer une image extraordinaire. Le but ici est de connecter avec le sujet, de plonger dans un processus délicieux et libérateur.

Je vous souhaite un bon moment zen ! 😉

Cours Gratuit – 5 Jours Pour S’initier à la Photo de Paysage

Cours Gratuit – 5 Jours Pour S’initier à la Photo de Paysage

Au mois de novembre, j’aime toujours créer un contenu pour stimuler votre âme de photographe. Quelque chose de léger et joyeux (lire gratuit), pour mettre de la couleur dans la grisaille de ce mois un peu terne. Un peu comme un cadeau de Noël en avance. 🙂 (Même si Halloween n’est pas encore passé… chuuuu !)

Par ailleurs, il y a longtemps que je songe à vous proposer un cours en ligne concernant la photo de paysage. D’ailleurs, vous êtes plusieurs à m’en avoir fait la demande.

Le sujet est tellement vaste que je me suis gratté la tête en me disant :

– Mon Dieu, mais par où commencer ?

Eh bien, facile, la meilleure façon de débuter est… par le commencement.

Hihi ! Logique, non ? Et pourquoi ne pas l’offrir gratuitement, c’est encore mieux !

Cours gratuit

5 Jours pour s’initier à la photo de paysage

 

Cours gratuit - photo paysage

Ce cours gratuit s’adresse aux débutants, à ceux et à celles qui se passionnent par la beauté de la nature. Qui aiment voir grand et loin. Êtes-vous curieux de découvrir les rudiments de ce créneau ? J’ai ce qu’il vous faut.

Mise en garde : si vous désirez tout savoir sur l’équipement (boitier, objectif, carte mémoire et tout), vous serez déçu, je touche à peine à ces sujets.

Je considère que pour maitriser la photo de paysage, il est bien de posséder l’équipement adéquat (et de le maitriser), mais pour éviter l’ennui, il est judicieux de varier l’apprentissage en ponctuant le contenu d’astuces pour créer de belles images.

Si vous me suivez depuis un bout de temps, vous savez que c’est ma philosophie.

Que contient ce cours ?

Ce cours n’est pas exhaustif, il se veut une introduction à la photographie de paysage.

Pour une entrée en la matière, je préfère orienter mes conseils sur les astuces de prise de vue. Ceci vous permettra de les mettre en application immédiatement.

Jour 1 – Introduction à la photographie de paysage
Jour 2 – Les obstacles rencontrés
Jour 3 – Créer de meilleures photos sans changer son équipement
Jour 4 – Les accessoires utiles
Jour 5 – Composition : 5 stratégies à considérer avant de déclencher

Début du cours

Le cours débute le lundi 20 novembre (une fois par jour, pendant cinq jours), et sera distribué dans votre boite de messagerie, sous forme de fiches téléchargeables.

Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous maintenant, je vous attends !

Oui, ça m’intéresse !

Comment Fusionner Deux Images dans Photoshop

Comment Fusionner Deux Images dans Photoshop

À priori, fusionner deux images semble complexe, mais avec quelques directives, cette technique est relativement facile à maîtriser. Elle est fort utile lorsque vous n’arrivez pas à capter, à l’aide d’une seule image, la grande plage de luminosité que l’œil perçoit (écart entre les zones claires et les ombres).

Les logiciels de traitement HDR, tel que PhotomatixPro ou Lightroom 6, vous permettent de le faire, mais le résultat est souvent décevant, voire désastreux. Vous pouvez également vous servir d’un filtre neutre dégradé afin d’atténuer la luminosité du ciel. Toutefois, si votre filtre est abîmé par des égratignures (d’où l’importance de bien le protéger), le soleil, présent dans la scène, causera des flares (halos lumineux) indésirables.

Autre bémol, le filtre assombrit les éléments dépassant l’horizon, comme les arbres par exemple, zone qui, parfois, est difficile à corriger.

Exemple: Fusion et HDR

Comment fusionner deux images dans Photoshop

Dans l’article d’aujourd’hui, je vous propose de traiter deux images séparément, l’une exposée pour le ciel, l’autre pour le sol, pour ensuite les fusionner, et ainsi obtenir une image dont la plage de luminosité est complète.

Ce n’est vraiment pas sorcier, vous allez voir. Évidemment, vous aurez besoin d’un logiciel qui utilise les calques pour réaliser cette technique. Pour ma part, le logiciel que j’utilise est Photoshop.

 Photoshop, Photoshop Element, Gimp, Photofiltre

Note importante : sachez que vos deux photos doivent être prises à l’aide d’un trépied pour assurer l’alignement et la fusion parfaite lors du montage.

Bon, vous avez effectué toutes les étapes requises et maintenant vous êtes fin prêt à fusionner vos deux images. Allons-y !

Première étape

La première étape consiste à sélectionner vos deux photos, l’une exposée correctement pour le ciel, sans tenir compte du sol et, l’autre, inversement. Si vous travaillez en RAW, traitez vos deux images avant de les exporter dans le logiciel de votre choix. Si vos fichiers sont en JPG, faites de petits ajustements si nécessaire, ensuite ouvrez-les dans le logiciel.

Fusionner deux photos dans Photoshop

Étapes dans Photoshop

1-    Ouvrez vos 2 photos

2- Copiez l’image exposée pour le ciel

Allez sur l’image exposée pour le ciel. Cliquez sur Sélection > Tout sélectionner > Édition > Copier.

3- Superposez l’image du ciel sur l’image du sol

Maintenant, retournez sur l’image exposée pour le sol, et collez l’image du ciel, cliquez sur Édition > Coller. Vous obtenez ainsi deux calques superposés.

Fusionner deux images dans Photoshop

4- Ajoutez un masque de fusion

Tout d’abord, sur la barre d’outils, définir la couleur de premier plan en noir. Puis, ajoutez un masque noir en cliquant sur l’icône tout en maintenant la touche Alt enfoncée. En effectuant cette opération, votre image sera dissimulée derrière un masque noir. Et la couleur de premier plan, dans la barre d’outils, deviendra blanc par défaut.

Masque - Fusionner deux images dans Photoshop

5- Utilisez l’outil dégradé

Cet outil permet d’obtenir un fondu progressif entre les deux images à fusionner. Maintenant, vous êtes prêt à juxtaposer votre ciel à votre sol bien exposé.

Pour ce faire, sélectionnez l’outil dégradé  sur la barre d’outils, et dans la barre d’option (en haut), choisissez le dégradé linéaire, dans l’éditeur de dégradé sélectionnez Premier plan –> Transparent.

Outil dégradé - Fusionner deux images dans Photoshop

6- Appliquez le dégradé à votre image

Placez le pointeur dans l’image à l’endroit où vous souhaitez définir le point de départ du dégradé, puis faites glisser la souris pour définir le point d’arrivée.

Selon votre composition, votre point de départ et d’arrivée se situera entre l’horizon et les éléments qui le surplombent (arbres, montagnes, etc.)

Astuce : pour compléter la fusion, vous pouvez utiliser le pinceau (opacité 30-50%) et affiner les contours à éclaircir.

Démo - Fusionner deux images dans Photoshop

Conclusion

Voilà, vous avez une méthode supplémentaire pour obtenir des images au rendu naturel. Néanmoins, cette technique de fusion d’images vous demandera un certain doigté pour former une combinaison réussie. Donnez-vous du temps pour bien la maîtriser.

Bonne photo !

Comment fusionner deux images dans Photoshop

10 idées lumineuses pour de belles photos d’automne

10 idées lumineuses pour de belles photos d’automne

L’automne arrive à grands pas ! Quoiqu’ici, en Estrie (au Québec) c’est un peu au ralenti, à cause des nuits chaudes que nous avons eues pendant les trois dernières semaines. Mais on ne s’en plaindra pas. Ça nous laisse le temps de nous préparer (mentalement) aux températures plus fraîches (lire froide) et aux journées qui raccourcissent. Eh oui, l’été est officiellement terminé ! *soupir*

Le Québec est l’endroit rêvé pour admirer les paysages d’automne. Sachez que l’évolution flamboyante des couleurs varie selon les essences d’arbres et les régions, plus vous irez au Nord, plus le changement se fera tôt en saison.

⇒ Carte illustrant l’évolution des couleurs

10 idées lumineuses pour de belles photos d’automne

Or, les arbres commencent à se parer de couleurs automnales, du rouge par ci, du jaune par là. C’est joli comme tout ! Bientôt, le panorama s’enveloppera de teintes flamboyantes, chatouillant notre âme de randonneur… ou de photographe. La pulsion de croquer de splendides photos d’automne s’empare de nous.

J’ai des envies d’évasion, tout à coup ! Qui m’accompagne ?

Voici 10 idées pour de belles photos d’automne pleines de magie !

1- Pensez panorama

panorama - belles photos d'automne

Prenez le large et partez à la conquête des panoramas à couper le souffle.

-⇒ Endroits fantastiques pour admirer les paysages d’automnes

Profitez de la lumière matinale ou de fin de journée, évitez la lumière du midi où les contrastes sont trop élevés. Les journées nuageuses offrent également de belles occasions photographiques, ne les négligez pas. Si le temps est couvert, vous pourrez bénéficier d’une douce lumière TOUTE la journée.

Astuce compo : évitez d’inclure un pan de ciel blanc, il aurait pour effet d’attirer le regard, à moins qu’il ne soit chargé de nuages dramatiques.

Dans votre sac photo, apportez un grand-angle et choisissez une petite ouverture (f/11-16-22) afin de photographier avec netteté tous les éléments de votre composition.

2 – Privilégiez le matin

Privilégié le matin - belles photos d'automne

Les matinées dégagent une atmosphère particulière, la brume nimbe le paysage d’un voile de mystère et le givre ajoute une délicate dentelle à vos photos macro. Servez-vous d’un polarisant pour éliminer le moiré du feuillage et faire ainsi ressortir les couleurs. De plus, il intensifiera le bleu du ciel.

3- Accordez de l’importance aux détails

Détails - Belles photos d'automne

Servez-vous d’un objectif macro ou d’un téléobjectif (200mm +) pour isoler les détails. Soyez attentif aux gouttes de pluie, à la forme des feuilles, aux branches, aux champignons, aux contrastes de couleur, aux motifs répétitifs.

Immobilisez-vous par moment, prenez le temps de regarder, d’observer, afin de voir ces menus détails qui échappent à votre regard. 😉

4- Jeu de reflet

Reflet - Belles photos d'automne

Les lacs, les étangs et les mares offrent un miroir sans pareil pour les coloris d’automne. Vous pouvez isoler un sujet qui s’y reflète, ou décider d’inclure une partie du paysage. Vous avez l’embarras du choix !

5 – Bokeh

Bokeh - Belles photos d'automne

Ce terme désigne le flou artistique d’un arrière-plan sur lequel se détache clairement un sujet. Il est réalisé par le choix d’une grande ouverture  (f/petit chiffre) produisant une faible profondeur de champ.

Pour optimiser vos bokeh, approchez-vous de votre sujet, optez pour une grande ouverture et d’une longue focale.

Si des éléments lumineux apparaissent en arrière-plan, vous obtiendrez en bonus de jolies rondelles de lumière. Yéééé !

6 – Ajoutez un effet étoilé à vos photos d’automne

Effet étoilé - Belles photos d'automne

On me demande souvent : comment réaliser l’effet étoilé ? C’est très simple, vous allez voir. Il s’agit de choisir une petite ouverture (f/11-16 – 22) et de positionner le soleil derrière l’arête d’un objet, notamment une feuille. Remarquez que l’effet sera plus prononcé avec un grand-angle.

Devant la scène à photographier, déplacez-vous (en plissant les yeux légèrement) jusqu’à ce que le soleil (caché derrière un feuillage, par exemple) se transforme en petite étoile et déclenchez.

Vos photos d’automne auront un clin d’œil scintillant !

7 – Lumière en contre-jour

Lumière contrejour - Belles photos d'automne

Si le soleil est de la partie (et c’est ce que l’on souhaite, n’est-ce pas ?), songez à prendre quelques photos à contre-jour. La lumière fera ressortir la transparence du feuillage richement coloré. De plus, les troncs d’arbre et les branches tortueuses deviendront des silhouettes chinoises.

Vos photos d’automne auront un petit air asiatique. ^^

Astuce techno : pensez à compenser votre exposition de -1 stop, ou à utiliser la mesure spot, pour ne pas surexposer votre photo.

8 – Changez votre point de vue

Changez votre point de vue - Belles photos d'automne

Variez votre perspective, ne vous contentez pas de la photo à la hauteur des yeux. C’est monotone.  Bougez, à gauche, à droite, au ras du sol, regardez en haut, en bas, explorez votre environnement sur toutes ses coutures.

Couchez-vous par terre, s’il le faut ! 😉

9 – Peindre à la Monet

Peindre à la Monet - Belles photos d'automne

Ne vous privez pas de sortie les journées de grand vent, tirez profit de la situation en choisissez une longue exposition (1 sec et plus). Et créez ainsi des effets de flou de bougés fort intéressant.

Ou encore, lors du déclenchement, bougez volontairement votre appareil. En tournant, en zigzaguant, en zoomant, en tremblotant, toutes les méthodes sont bonnes. Soyez créatif. Ceci vous fera des photos d’automne vraiment originales.

Astuce techno : Diminuez les ISO au minimum, optez pour une petite ouverture (f/22) et, le cas échéant, ajoutez un filtre polarisant ou un filtre neutre pour réduire la luminosité.

10 – Improvisez votre propre mise en scène

Improvisez - Belles photos d'automne

Lors de votre balade, cueillez une jolie feuille rouge et ajoutez là à votre composition. Vous pouvez la déposer sur des fougères, sur un sentier, un banc, un objet à votre choix.

Bref, là où vous voulez, c’est vous le maître !

Je vous souhaite de superbes photos d’automne.

Pssst! La semaine prochaine, je vous expliquerai comment fusionner deux images ensemble. 😉

 

 

 

La Renaissance du Blog

La Renaissance du Blog

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien.

Si vous vous demandez ce que signifie un titre comme La renaissance du blog, c’est que suite à une malencontreuse erreur de communication avec mon ancien hébergeur, j’ai tout perdu. Vous avez bien lu.

Tous les fichiers reliés à mon site web ont été supprimés. Gloups (lire ayoye!)! Si j’avais des backups ? Heu… ouais… Sauf qu’ils étaient incomplets, donc impossible de remettre mon site web à jour.

C’est comme si mon entreprise virtuelle avait passé au feu. Du jour au lendemain, je n’avais plus rien pour identifier mon entreprise sur le web. Ça vous donne un méchant coup de fouet. Il n’était pas question pour moi d’abandonner, mais c’était l’occasion rêvée pour faire une mise au point. Rien n’arrive pour rien.

La renaissance du blog d'Anne Jutras

Le plus triste, ce sont les articles de blog (plus de 250) qui ont été supprimés. Heureusement, j’ai conservé les fichiers Word de mes articles (la plupart, pas tous), je publierai au fil des semaines les plus populaires.

Suite à ce désastreux évènement, je me suis retroussé les manches et j’ai reconstruit mon site web, page par page.

Pour l’instant, l’onglet Blog est vide… Mais il reprendra vie, ne vous inquiétez pas.

S’il y a des thèmes, des sujets que vous aimeriez que j’aborde, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Au plaisir d’échanger avec vous.

Anne 🙂

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