5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

5 façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Si vous en êtes à vos premiers pas en photographie, vous vous demandez peut-être comment découvrir des sites à photographier ? À l’inverse, si vous maîtrisez cet art depuis un bon moment, vous avez fait le tour du patelin et cherchez de nouveaux endroits à visiter. Pas de panique, j’ai quelques idées à vous proposer.

L’humain est naturellement attiré par la nouveauté. Qui n’a pas foulé un pays étranger avec la sensation de revivre ? Votre regard se pose sur les moindres détails, les gens dans les rues, les vallons verdoyants,  la plage, l’architecture, voire même les repas servis, tout semble merveilleux. Et, du coup, vos sens s’éveillent. Le voyage crée cette sensation d’aventure, tout s’intensifie.

Or, devons-nous acheter un billet d’avion pour découvrir de nouveaux territoires ?

Pas forcément. Voyons ensemble comment y arriver.

5 Façons créatives pour découvrir de nouveaux sites à photographier

Google Maps, Google Earth et Google Street

Des outils modernes dont je me sers régulièrement. Inscrivez une région à visiter, au bas de la page vous verrez une série d’images en miniature. En cliquant dessus, une ligne directrice vous indique son emplacement. Si vous voyez quelque chose d’intéressant, cliquez sur la photo.

Peut-être allez-vous découvrir un lac qui alimente une jolie cascade dont vous ignoriez totalement l’existence, qui sait ?

Soyez créatif en produisant votre propre carte : au fur et à mesure que vous repérez de nouveaux endroits – à l’aide de Google Maps – fabriquez-vous une carte personnalisée, privé, dont vous serez le seul à consulter. Ainsi, vous pourrez vous bâtir votre propre itinéraire de « photo aventure » jalonné d’endroits à découvrir.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Demander la permission 

Avez-vous l’impression d’avoir fait le tour du jardin ? Que le même paysage revient sans cesse ? Blasé, vous ne savez plus où aller ?

Pourquoi ne pas demander la permission pour circuler sur une propriété privée ? Vous aurez accès à un lieu TOTALEMENT nouveau (et unique) avec divers points de vue à explorer. Prenez votre temps, ne mitraillez pas tout sur votre passage. Faites-le si vous voulez, mais j’aimerais vous inviter à observer. Notez la direction du soleil, et jugez si une visite matinale s’impose. Si oui, avertissez les propriétaires à l’avance, les gens apprécient cette marque de respect, et retournez-y le jour J.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

La même chose s’applique pour un commerce

Même si prendre des photos dans un lieu public vous semble tout à fait légitime, demander  la permission est préférable. Le propriétaire vous indiquera à quel moment de la journée l’achalandage est moins important et vous pourrez circuler librement. Parfois, en échange, on vous demandera des photos. Pourquoi pas. À mes yeux, offrir gratuitement un agrandissement 8X12 est une façon de dire merci. Si on vous manifeste un intérêt pour d’autres photos, renseignez-les sur vos tarifs et tendez-leur votre carte de visite.

Vaincre sa timidité

Vous êtes timide ? Je vous comprends, moi aussi ! Sortez de votre zone de confort et osez demander, car c’est exactement hors de cette zone que la magie existe. Vous savez, avec un sourire, une brève explication et la passion qui brille au fond de vos yeux, personne ne vous résistera. Au pire, la réponse sera non. Au mieux, vous aurez essayé.

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Allez au même endroit à différente période de l’année

Tout au long de l’année, la lumière change, les saisons transforment notre environnement offrant une multitude de scènes à photographier. Le même paysage sous la pluie n’aura pas la même dynamique que s’il est photographié  sous un ciel éclatant. Imaginez sous la neige. La brume, quant à elle, confère une atmosphère tout en douceur. Bien sûr, ceci veut dire que lorsque l’occasion se présente il faut être prêt à passer à l’action.

Souhaitez-vous explorer votre environnement, sans voyager à l’autre bout du monde ? Téléchargez mon e-Book : À deux pas de chez soir. Vous y trouverez de judicieux conseils pour dénicher de nouveaux lieux à photographier. Pour en savoir plus, cliquez ici

5 façons créatives pour dénicher de nouveaux sites à photographier

Surveillez la météo

Un ciel d’orage, malgré l’aspect rébarbatif qu’il augure, présente des opportunités incontestables. Arc-en-ciel, nuage de fin du monde, coucher de soleil à couper le souffle ne sont que quelques-uns des éléments qui risquent de se produire après le mauvais temps. À ne pas négliger. Donc, si la météo annonce des orages, soyez aux aguets, un coucher de soleil aux couleurs fabuleuses peut se profiler à l’horizon.

Faites du repérage

Conduire (en auto ou en vélo) une certaine distance dans le but d’explorer une nouvelle région, peut s’avérer très bénéfique pour votre âme de photographe. Pourquoi ne pas en profiter pour répertorier de nouveaux sites ? Les journées grises (et moches) sont idéales pour ce genre d’activité, à moins qu’un orage détourne vos plans.

La même chose peut être réalisée quand vous visitez un parc, ou tout autre endroit accessible à pied.

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Explorez, observez les alentours, remarquez-vous un avant-plan intéressant ? Des lignes de fuite ? Une architecture particulière ? Où se situe l’est ? Et l’ouest ? À l’aide de l’application Ephemeris vérifiez ces paramètres. Prenez-en note et planifiez d’y retourner le moment opportun. La lumière du matin et celle du soir métamorphosent un paysage banal en un lieu divin.

nouveaux sites à photographier

Guides touristiques et blog

Item par excellence des voyageurs, les brochures touristiques contiennent des renseignements précieux. La faune, la flore, la géographie ainsi que les attraits naturels (et culturels) y sont répertoriés. Chaque année, j’accumule diverses brochures à consulter et je prends plaisir à découvrir de nouvelles régions. Je consulte les cartes et me dresse une liste de « lieux à voir ».

Sur le web, on trouve bon nombre de municipalités qui proposent une liste d’activités à venir et de circuits touristiques à ne pas manquer. Les blogs aussi procurent une référence intéressante, l’avantage, c’est qu’ils racontent leur expérience et décrivent (en mots ou en photos) la beauté des lieux. Vous donnant une longueur d’avance lors de votre prochaine escapade.

Dernier point, lorsque vous visitez les parcs naturels, n’hésitez pas à consulter les guides, ils se feront un plaisir de vous dévoiler les plus beaux attraits de leur domaine.  

Voilà, j’espère que ces quelques idées vous aiderons à découvrir de nouveaux sites à photographier.

Et vous, chers lecteurs-lectrices avez-vous des astuces à partager ? Je suis intéressée à les connaitre. 😉

 

 

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Pour réussir des images qui vous tiennent à cœur et qui reflètent votre personnalité, il est essentiel de connaitre votre appareil photo. Que vous ayez fait l’acquisition d’un nouveau réflex ou que vous possédiez le vôtre depuis quelque temps, vous trouverez dans cet article 7 points essentiels à connaitre pour maitriser votre APN.

Au début, on peut se sentir perdu par toutes les possibilités qu’offrent les APN. Pas étonnant, le menu n’en finit plus de défiler et les options sont illimitées, c’est la beauté (ou l’enfer) du numérique. Par où commencer ?

Simplifions et revenons à la base, comme à l’époque de l’argentique où les appareils, par leur simplicité déroutante, nous amenaient à l’essentiel.

APN : 7 Points essentiels à apprendre

1- La sensibilité ISO

Les ISO sont une unité de mesure de la sensibilité de votre capteur à la lumière. Or, dans votre boitier vous avez la possibilité de régler ce paramètre. Il s’adapte aux différentes conditions de lumière. Vous pouvez sélectionner le mode automatique ou, pour plus de contrôle, décider vous-même de la valeur de la sensibilité ISO.

La sensibilité se mesure sur une échelle allant de 50 à 3200, et même davantage.

Plus le chiffre est petit, plus le capteur sera insensible à la lumière. Concrètement, il faudra beaucoup de lumière à votre capteur pour produire une photo.

À l’inverse, plus le chiffre est grand, plus le capteur sera sensible à la lumière, moins il aura besoin de lumière pour compléter le processus.
Avantage : situation en lumière faible, vous pouvez hausser les ISO pour augmenter votre vitesse.

Aide mémoire

100 ISO : sensibilité à utiliser en plein jour, au soleil
250 ISO : sensibilité à utiliser sous un ciel couvert, nuageux
400 ISO : sensibilité à utiliser en intérieur ou dans une forêt sombre
800 ISO : sensibilité à utiliser pour les spectacles
1600 ISO : sensibilité à utiliser la nuit

2- Les ouvertures de mon objectif

L’ouverture est simplement la taille du diamètre du diaphragme qui s’ouvre pour laisser circuler la lumière au travers de l’objectif.

Mais l’ouverture du diaphragme a aussi une forte incidence sur un autre paramètre important : la profondeur de champ. Il s’agit de la zone de netteté de l’image qui se trouve devant et derrière le sujet. Au-delà de cette zone, l’image devient plus ou moins floue.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : notez que plus l’ouverture est grande, plus la valeur du « f/ » est petite, plus la lumière qui voyage à travers le diaphragme est importante, et plus la profondeur de champ (point suivant) est réduite, la zone de netteté sera moins importante.

Et, à l’inverse, plus la valeur du « f/ »  est grand, moins la lumière circule à travers l’ouverture de l’objectif. C’est une petite mécanique à intégrer, mais qui s’acquière très rapidement.

Astuces

  • Petit chiffre (f/2) = PDC réduite, il y a 2 éléments nets dans l’image.
  • Moyen chiffre (f/8) = PDC modérée, il y 8 éléments nets.
  • Grand chiffre (f/16) = PDC amplifiée, il y a 16 éléments nets.

Comprendre la profondeur de champ (PDC)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

La profondeur de champ est un terme photographique qui désigne la zone de netteté acceptable en avant et en arrière de l’endroit où la mise au point est effectuée.

En d’autres mots, quand on fait la mise au point sur une zone particulière, une partie de l’espace située devant et derrière, selon l’ouverture choisie, sera nette. La partie nette se nomme « profondeur de champ ».

La maitrise de la profondeur de champ est essentielle en photographie créative. En utilisant une profondeur de champ très courte, on isolera le sujet par rapport à l’arrière-plan flou et estompé.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

En ayant recours à une ouverture très petite, comme ƒ/16, on obtiendra le premier plan et l’arrière-plan nets, ce qui permettra par exemple de mettre en valeur un paysage.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

À retenir : L’objectif utilisé a également une incidence sur la profondeur de champ. Un téléobjectif a une PDC plus faible qu’un objectif standard 50 mm, tandis qu’un objectif grand-angle possède une PDC plus grande qu’un objectif standard 50 mm avec le même réglage d’ouverture.

Astuces

  • f/4 – f/5,6 : sera choisi pour le portrait afin d’isoler le sujet.
  • f/8 : à utiliser lorsque la PDC n’a pas d’importance.
  • f/11 – f/16 : utile pour les photos de paysage pour une bonne PDC.

4- La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation détermine la durée d’exposition du capteur. Elle s’exprime en fractions de seconde. Outre le fait de jouer sur la quantité de lumière imprégnant le capteur, obtenant une photo plus ou moins claire / sombre, la vitesse permet de contrôler le rendu du mouvement des sujets (le figer ou non).

Aide mémoire : La vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement. Si vous préférez la métaphore de la fenêtre : le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Cette vitesse s’exprime en secondes, et plus communément en fractions de sec. C’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre au déclenchement et s’expose à la lumière. En secondes : 1/125s, 1/3200s, etc.

Plus la vitesse est élevée, moins le temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre est long, moins vous laissez rentrer de lumière. Ainsi, vous laisserez rentrer plus de lumière à 1/125ème de seconde qu’à 1/3200ème de seconde, par exemple.

5- Mode de prise de vue  (A-Av ou S-Tv)

Reste encore à savoir quels réglages sont nécessaires en fonction de la scène à photographier. La cellule (ou posemètre) de votre appareil est là pour vous guider.

Mode semi-automatique

  • Si vous choisissez le mode A-Av (Aperture – priorité à l’ouverture) l’appareil se chargera de coupler la bonne vitesse.
  • Si vous aimez mieux la vitesse, choisissez le mode S-Tv (Speed, Time value – priorité à la vitesse), l’appareil choisira l’ouverture appropriée.

Mode manuel

  • Vous pouvez décider d’avoir le plein contrôle et d’opter pour le monde manuel, vous réglez vous-même la vitesse et l’ouverture.

6- La balance des blancs (WB-white balance)

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Voici un paramètre souvent négligé (ou méconnu), mais relativement facile à comprendre. Ce qu’il faut savoir c’est que chaque type de lumière a une dominante de couleur différente; celle du jour est blanche, à l’ombre vous aurez une dominante bleutée, alors que les ampoules électriques émettent une lueur orangée. Ce détail nous échappe, car le cerveau s’adapte et corrige l’information.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Or, une fois ce paramètre ajusté, vous êtes assuré que les zones blanches de votre image soient vraiment… blanches. Et non pas teintées de rouge, de vert ou de bleu.

Le mode automatique donne généralement de bons résultats.

Truc : pour vérifier ce paramètre, utilisez le LiveView de votre appareil pour visionner directement le résultat.  Appuyez sur la commande WB et à l’aide de la molette déterminez le réglage requis pour la scène.  Ceci vous permettra de voir « en direct » si votre balance des blancs est correcte et choisir celle appropriée. ♥

7- La mise au point

Faire la mise au point, c’est l’art de décider où le centre d’intérêt sera net dans votre image. C’est un aspect fondamental de la photographie et il est important de s’y attarder. Lorsqu’un spectateur regarde votre photo, vous désirez attirer son attention sur l’endroit le plus net de la composition. Pour y parvenir, vous allez vous servir des collimateurs répartis sur votre viseur pour effectuer le foyer sur ce point stratégique.

APN : 7 Points Essentiels à Connaitre

Collimateurs

En forme de petits carrés, les collimateurs s’illuminent lorsque la mise au point est complétée. Chaque type d’appareil a un certain nombre de collimateurs qui peuvent varier de forme d’une marque à l’autre, contenant de un à cinquante points répartis dans votre viseur.

Les Modes d’Autofocus

Mode One Shot chez Canon / AF-S (S pour Single) chez Nikon

C’est le mode établi par défaut de l’appareil. Vous appuyez sur le déclencheur et tant que vous gardez le doigt à mi-course, quel que soit le mouvement de votre sujet ou le vôtre, le foyer ne bouge pas. Si vous désirez reprendre la mise au point, vous devez relâcher le déclencheur et refaire le processus. Lorsque vous appuyez à fond, la photo est prise avec cette mise au point.

Idéal : principalement pour les sujets immobiles.

AL Servo chez Canon, AF-C  (C pour Continuous) chez Nikon

Avec ce mode, vous appuyez à mi-course, l’autofocus détecte le mouvement et refait constamment la mise au point aussi longtemps que le sujet se déplace.

Idéal : pour la photo sportive,  animalière ou toute activité dont le sujet bouge  continuellement.

AL Focus chez Canon / AF-A chez Nikon

Ce mode intermédiaire est une combinaison des deux précédents, il se comportera comme One Shot – Single  mode, à moins qu’il ne détecte un mouvement, alors il passera en mode AL Servo – Continuous.

Recadrage du sujet

Si le collimateur ne touche pas votre sujet, servez-vous de la méthode du recadrage. Le sujet peut être trop sur le bord du cadre et le collimateur ne peut l’atteindre. Pour ce faire, employez le mode One Shot / AF-S, mentionné plus haut, utilisez le collimateur du centre (il est plus précis), et faites la mise au point en gardant le doigt appuyé à mi-course sur le déclencheur pour le verrouiller, et recadrez.

Attention : lorsque la profondeur de champ est faible, il est préférable de faire une mise au point manuelle. Sinon, un mouvement de l’appareil peut vous éloigner encore davantage de votre sujet.

Problème de mise au point : Un manque de contraste ou une faible luminosité empêchera l’appareil de faire la mise au point. L’autofocus cherchera  en faisant un va-et-vient sur le sujet, à ce moment-là, passez en mode manuel pour avoir le plein contrôle.

 

J’espère que ces 7 points essentiels vous aideront à mieux comprendre votre appareil photo.

Bonne photo et à bientôt!

Anne 🙂

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Cette semaine sur mon blog, je vous invite à être rebelle. Totalement !

Oublions la netteté et les images à la profondeur de champ spectaculaire. Nous allons plonger dans un univers onirique en accentuant le flou de bougé (oui, oui, vous avez bien lu). Et ainsi créer des images vaporeuses aux accents artistiques. Nous parlerons du ICM (Intentional Camera Mouvement), ce qui signifie : Mouvement Intentionnel de la Caméra. C’est une technique amusante et facile à réaliser. Elle produit des résultats sympathiques  avec l’avantage de ne demander ni matériel de pointe, ni lumière extraordinaire.

Le mois de novembre se prête à merveille à ce style d’image. Les journées sont plus courtes, moins lumineuses, moins inspirantes – côté photo paysage. Alors, pourquoi ne pas explorer un nouveau genre photo ? Vous sentez-vous l’âme aventurière ?

Allez, venez, sortons des sentiers battus, et zigzaguons ensemble.

Mise en garde : ce type d’image requiert une vigilance particulière, vous devez faire attention à transmettre un flou vraiment intentionnel, et non pas donner l’impression que c’est une erreur de la part du photographe. De multiples essais sont nécessaires pour réussir LA bonne photo. Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs clichés.

Vidéo [en anglais] Learning to create motion blurs

[Denise Ippolito &  Arthur Morris ]

Pour en savoir plus sur cette technique => Michael Orton ICM

Avant de commencer

Pour insuffler à vos photos cette délicieuse sensation de mouvement artistique, l’astuce est de choisir une vitesse lente (entre 1/8 sec à plusieurs secondes). Les journées nuageuses offrent une faible luminosité qui s’avère idéale pour ce type d’image.

Baissez vos ISO le plus possible afin de réduire la vitesse au minimum et, à défaut d’une vitesse lente, l’ajout d’un filtre polarisant ou gris neutre se montrera utile pour diminuer la luminosité.

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5 idées de mouvement intentionnel pour créer des images artistiques

1-Mouvement « je tremblote »

Cette technique consiste à bouger votre boîtier durant le temps de pose afin d’obtenir un effet abstrait. L’idée est de provoquer de petits mouvements saccadés de gauche à droite, comme si vous grelotiez.

Truc : Faites divers tests, j’ai constaté qu’une vitesse entre 1 seconde et 1/8 sec me permet de créer des images à saveur plus abstraite.

2-Mouvement « filé »

Plus connue sous le nom de panning, cette technique de mouvement intentionnel vise à photographier un sujet en mouvement. Choisissez le mode priorité vitesse (Tv pour Canon, S pour Nikon), et sélectionnez une vitesse relativement lente (1/30 – 1/60) selon le déplacement du sujet.

La profondeur de champ n’a pas d’importance puisqu’il sera flouté. Ajustez vos ISO au besoin.

Truc : l’astuce est de suivre le sujet en mouvement et de déclencher en même temps.

Photographiez en rafale pour assurer votre réussite.

3-Mouvement « zooming »

Mouvement intentionnel - Explozoom, zooming

Cette technique ajoute un effet explosif à vos images. Utilisez un zoom et, lors de la prise de vue, effectuez un changement de focal. Partez du plus grand au plus petit (200 mm à 70 mm, par exemple). Pour avoir suffisamment le temps de compléter le mouvement, assurez-vous d’avoir une vitesse très lente (1/5 sec à 2 secondes). Expérimentez.

Truc : Soyez à l’affut de contraste notable, pâle versus foncé, ou de couleurs intéressantes. L’utilisation d’un trépied peut s’avérer utile.

4-Mouvement « je tourne en rond »

Très jolie comme rendement, cette technique trace des ronds dans votre image. La procédure consiste à maintenir l’appareil photo et, lors de la prise de vue, à dessiner des ronds. Encore une fois, une longue exposition permettra d’obtenir des effets plus marquants.

5-Mouvement « en ligne droite »

Pour cette technique de mouvement intentionnel, choisissez un boisé clairsemé où l’on distingue bien les troncs d’arbres. Il suffit de vous placer devant votre sujet et, dans un mouvement de haut vers le bas, vous déclenchez. Évitez les pans de ciel filtrant entre les arbres, ils occasionnent des zones surexposées qui distraient le regard. Vous obtiendrez des effets divers selon l’essence des arbres.

Truc : vous pouvez utiliser un trépied pour cette prise de vue, en effectuant les ajustements pour qu’il puisse bouger uniquement de haut en bas.

Vous pouvez provoquer un mouvement en diagonale et créer des lignes qui évoquent vraiment des coups de pinceau. 🙂 ↓↓↓

Comme vous pouvez le constater, ces techniques sont relativement simples, encore faut-il réussir à capter LA bonne image. La clé du succès est d’essayer encore et encore… sans vous étourdir. Hihi !

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5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Comment réussir un joli bokeh

Comment réussir un joli bokeh

Puisque novembre est plus ou moins inspirant, pourquoi ne pas apprendre une nouvelle technique. Que diriez-vous d’ajouter romantisme et féerie à vos photos ? Intéressé ? Si on parlait bokeh ?

Le bokeh (prononcer boké) est un effet que j’adore. Sans ménagement. Ce terme vient du japonais qui signifie « flou ». Sa caractéristique procure à l’image un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. Son effet est particulièrement plaisant.

Sa qualité artiste charme notamment les photographes de portrait, mais vous pouvez en abuser comme bon vous semble. En macrophotographie, l’effet procure aux images une touche de magie (sans ajout de poudre de perlimpinpin). 😉

Voici trois types de bokeh :

  • L’arrière-plan est totalement flou, doux et sans distinction de formes précises, ni de rondelles de lumière. Le sujet principal se détache de l’arrière-plan (flouté à souhait) et ne nuit pas à la lecture de l’image.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est flouté, mais il y a suffisamment de profondeur de champ pour qu’on puisse distinguer les éléments.

Comment réussir un joli bokeh

  • L’arrière-plan est constellé de rondelles de lumière créées par les lamelles composant le diaphragme de l’objectif. Plus l’ouverture sera grande (f/petit chiffre), plus la forme des rondelles sera arrondie.

Comment réussir un joli bokeh

Astuces pour réaliser un joli bokeh

Ce n’est pas sorcier, vous allez voir, en quelques clics vous serez en mesure de reproduire la même magie que moi.

Choisissez le bon objectif

N’importe quel objectif peut faire l’affaire, mais les objectifs fixes avec de grandes ouvertures (f/1.8 – 2.8) offrent une plus belle qualité de bokeh. Notez que les objectifs macros, avec la possibilité de photographier de très près, peuvent produire de superbes bokeh. Les téléobjectifs sont également intéressants.

Sélectionnez la bonne ouverture => la plus grande possible

Optez pour la plus grande ouverture de votre objectif. Si l’ouverture maximale est de f/3.5 (ou 5.6), choisissez cette ouverture. Si votre objectif s’ouvre davantage (f/1.8 ou 2.8) , c’est encore mieux, l’effet sera plus doux.

Rapprochez-vous de votre sujet

Plus vous serez près de votre sujet, plus la profondeur de champ sera réduite et plus l’arrière-plan sera flou. Vous obtiendrez ainsi un joli bokeh.

Éloignez l’arrière-plan de votre sujet

Faites en sorte que l’arrière-plan soit éloigné de notre sujet. Pas toujours évident, je sais, parfois le fond ne peut pas se déplacer comme on veut. Mais avec de petits pas de danse à gauche, à droite, en haut, en bas, on peut changer notre perspective et faire de petit miracle. Gardez tout de même un œil sur le fond, au cas où…

Favorisez la bonne lumière

Une douce lumière se filtrant à travers le feuillage d’un arbre ou tout autre élément se transformera en rondelles de lumière dans votre photo.

Intégrez des gouttes de pluie ou la rosée du matin

Élément par excellence pour créer de jolie bokeh ! Vous possédez un objectif macro, et il y a de la rosée sur votre parterre ?

Qu’attendez-vous, il est temps d’aller vous amusez !

Bonne semaine tout le monde ! 🙂

 

 

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

Avez-vous déjà songé à combiner la photographie à la méditation ? Bizarre comme suggestion, n’est-ce pas ? Comment deux disciplines, complètement à l’opposé, la première prônant un esprit méthodique et l’autre la pleine conscience peuvent, lorsque combiné ensemble, engendrer une activité riche en expérience.

Vous sourcillez ? Laissez-moi vous expliquer.

Photographie et méditation

La photographie, de par son processus créatif, nous pousse à nous ancrer dans le moment présent.

Nous pouvons anticiper, attendre, observer, mais à l’instant même où nous pesons sur le déclencheur, c’est le présent qui domine. Parfois, au 1/8000 de seconde !

Ainsi, quand on s’autorise à ralentir, à prendre le temps d’observer, de contempler, de connecter avec notre sujet, la photographie devient une forme de méditation. Les soucis que nous avions hier et ceux (non manifestés) de demain s’évanouissent. Ça, c’est le top !

Vous me voyez venir, n’est-ce pas ?

Les tendances actuelles parlent beaucoup des bienfaits de la méditation. Peut-être l’avez-vous déjà expérimenté, sans grand succès. Vider son esprit, quand le p’tit hamster roule à 100 km à l’heure, c’est une tâche laborieuse. J’en sais quelque chose.

Y’a toujours une pensée (ô combien utile 😛 ) qui s’infiltre sournoisement. Grrr !

Or, la pratique de la méditation accueille le calme, et celle de la photographie procure de la joie. On est d’accord ? Et si l’on jumelait les deux disciplines pour obtenir un heureux cocktail vitaminé.

La photographie donne un sens à votre vie

À noter que si vous avez le moral à plat, pour diverses raisons, votre couple s’écroule, un proche mène son dernier combat, vous avez perdu votre emploi… anéantissant ainsi toute source de motivation (et que la photographie devient le moindre de vos soucis), cette technique vous aidera à retrouver un sens à votre vie intérieure. J’en sais quelque chose.

Accordez-vous du temps, juste pour vous, pour retrouver la joie. Pour ressentir ce délicieux bienêtre. Ne serait que 15 minutes.

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Méthode simple pour combiner la photographie à la méditation 

combiner la méditation à la photographie

1-Choisissez un endroit où vous serez confortable

Tout d’abord, établissez un endroit où vous vous sentirez à l’aise. Un lieu où vous n’aurez pas à vous soucier du regard des autres, et où vous pourrez vous abandonner librement.

Si vous êtes confortable dans les rues de la ville, choisissez cette destination. Si toutefois, un parc ou le jardin arrière de votre demeure est davantage votre tasse de thé, allez-y.

L’important est que vous puissiez vous y recueillir.

2-Équipement : l’utilisation d’un objectif macro (si possible)

Au fil de mes expériences, j’ai constaté que l’utilisation d’un objectif macro facilite la connexion avec le sujet à photographier. Le fait d’explorer l’infiniment petit stimule notre regard et nous aide à garder le focus.

Plongées au cœur des lignes abstraites, nous en oublions le contexte général de la scène, et nous pouvons créer plus facilement.

À défaut de cet équipement macro, dotez-vous d’un autre objectif, celui de votre choix, mais rapprochez-vous le plus près possible du sujet.

Sachez que des bonnettes d’approches vous permettront de gagner quelques centimètres.

combiner la méditation à la photographie

3-Tapis de sol pour être confortable

Comme il est possible que vous restiez longtemps immobile, il est judicieux de protéger vos genoux (ou son postérieur) à l’aide d’un tapis de sol. 😉

4-Prenez votre temps

C’est la clé, il n’y a rien qui presse.

Vous pouvez passer 20 minutes sur le même sujet, si vous en avez envie. Déplacez-vous au besoin, un peu à gauche, à droite, prenez le temps de vraiment re-gar-der. C’est ce qui vous permettra d’atteindre cet état méditatif.

Et, par la même occasion, de mieux voir. Cool, non ?

Combiner la photographie à la méditation pour en tirer des bienfaits

Crédit photo : Johanne Dorion

5-Regardez à travers l’objectif sans détacher votre regard du viseur

Conservez le contact visuel en maintenant votre regard contre le viseur. Les bords du cadre feront office d’œillère, vous évitant ainsi toute distraction inutile.

De plus, le changement d’un micro mouvement sera plus facile à percevoir sur la scène à photographier, si vous ne la quittez pas des yeux.

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6-Ouvrez le diaphragme au maximum (f/petit chiffre)

De cette façon, vous serez assuré que ce que vous voyez dans le viseur, ou sur l’écran LCD, est exactement ce que vous allez photographier sur le capteur. De plus, la faible profondeur de champ généré (combiné à une prise de vue le plus près possible du sujet) procurera une image remplie de douceur.

7-Ne cherchez pas la perfection

Voici l’ultime conseil. Ne cherchez pas à créer une image extraordinaire. Le but ici est de connecter avec le sujet, de plonger dans un processus délicieux et libérateur.

Je vous souhaite un bon moment zen ! 😉

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

Combiner la photographie à la méditation pour en retirer les bienfaits

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