Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Quand j’étais petite, j’étais obnubilée par les couchers de soleil. Et je le suis encore, mon cœur d’enfant ne m’a pas quitté. D’ailleurs, avez-vous déjà rencontré une personne qui demeure de marbre devant un coucher de soleil aux couleurs inoubliables ? Ce moment magique où, soudainement, le firmament se transforme en toile flamboyante.

Dans cet article, je vous fournis 12 conseils judicieux pour photographier un coucher de soleil inoubliable.

À retenir : plus il y aura de nuages dans le ciel, plus la possibilité d’avoir un beau coucher de soleil sera accrue.

Comment photographier un coucher de soleil ?

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

1-N’arrivez pas à la dernière minute

Lorsque le soleil est sur le point de se coucher derrière l’horizon, vous ne disposez que d’une vingtaine de minutes pour réaliser vos photos. C’est bref. Donc, si vous désirez peaufiner votre composition, sans paniquer – parce que vous voyez le soleil descendre et que vous n’avez pas encore détecté votre premier plan – (j’en sais quelque chose !), songez à arriver une heure plus tôt.

2-Explorez les lieux avant

Si vous êtes en mesure de vous rendre sur place quelques heures avant, ou une journée à l’avance, c’est encore mieux. Ceci vous permettra de faire du repérage en toute tranquillité et de vous familiariser avec l’endroit.

Notez les éléments à intégrer à vos images. Voyez-vous un avant-plan intéressant ? Des éléments qui créeront de belles silhouettes ? Faites le tour du jardin, explorez.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

3-Apportez votre trépied

La lumière de fin de journée faiblit rapidement, et elle influencera votre vitesse d’obturation. Si vous obtenez une vitesse inférieure à 1/125sec, stabilisez vos prises de vue à l’aide d’un trépied. Sinon, essayez de déposer votre appareil sur quelque chose de solide. Un rocher, une table, un quai par exemple.

Note : n’oubliez pas de déverrouiller le stabilisateur de votre objectif ou de votre appareil. Sinon, vous aurez des photos floues (causé par le mouvement de va-et-vient des lentilles qui tentent de stabiliser l’image).

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

4-Utilisez des filtres neutres dégradés

Je ne vous le cacherai pas, les couchers de soleil sont parmi les scènes les plus capricieuses à capter. Pourquoi ? Parce que la plage dynamique de votre capteur (entre les hautes lumières et les ombres) est très élevée.

Juste pour vous donner une idée, la vision humaine peut distinguer jusqu’à 27 crans de luminosité; tandis que notre appareil photo, lui, ne pourra capter qu’entre 9 et 14 crans.

Donc, l’ajout d’un filtre neutre dégradé aidera à équilibrer le tout et ainsi réduire l’écart entre les hautes lumières et les ombres. Un petit accessoire qui fera une grande différence.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

5-Être présent…

Ici, j’ai envie de vous dire de prendre le temps de vous pauser. D’admirer. De jouir du spectacle et d’être présent. Cet instant, fugace, ne reviendra pas.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

6-Savoir observer

À partir du moment où le soleil descend, bascule sur l’horizon et éclabousse le firmament de couleurs époustouflantes, quelques minutes s’écoulent. C’est court, j’en conviens. Résistez à la tentation de mitrailler la scène en rafale. Vous n’obtiendrez pas de victoire.

Pendant sa descente dans le ciel, prenez différents clichés du soleil, observez ses rayons et soyez à l’affut. Et anticipez, va-t-il glisser derrière ce nuage et créer de beaux rayons lumineux ? Oui, alors, soyez prêt !

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7-Choisir la longueur focale

Variez vos objectifs, vous pouvez obtenir de belles images avec un grand-angle, mais également avec un téléobjectif, voire un objectif macro.

photographier coucher de soleil

8-Sélectionnez la bonne balance des blancs

Évitez de mettre votre balance des blancs en mode « automatique », les couleurs auront tendances à être froide. Optez plutôt pour le mode « nuageux » ou « ombre », vous obtiendrez des couleurs plus chaudes.

Faites des tests et choisissez ce qui vous plait, c’est vous le maître de votre création !

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

9-Variez vos expositions

Quelle exposition choisir ? Dans l’incertitude, réalisez une série de photos à différente exposition, exécutez des photos sous-exposées (-1, -2, -3 EV) et d’autres, surexposées (+1, +2, +3 EV). Sachez toutefois que la plupart des appareils photo possèdent une option d’auto-bracketing, ceci vous évitera de faire le tout manuellement. Et perdre de précieuses minutes à figurer l’exposition à choisir. Aussi bien mettre la technologie de votre côté, n’est-ce pas ?

10-Tirer profit des silhouettes

Voici une occasion unique d’ajouter des silhouettes à vos images. Exposez pour le ciel et laissez dans l’ombre des éléments intéressants, il peut s’agir d’un arbre, d’un quai, d’un voilier, etc. Vous pouvez même afficher vos couleurs en vous incluant dans le décor, le mode « autoportrait » prendra un sens nouveau.

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

11-Regardez autour de vous

Alors que l’ouest se pare de teintes somptueuses, n’oubliez pas de jeter un coup autour de vous. Les couleurs du couchant peuvent s’étendre très loin et donner lieu à des paysages tout aussi beaux derrière que devant vous. Donc, soyez aux aguets.

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12-Attardez-vous un peu

Le soleil vient de franchir l’horizon et votre carte mémoire est remplie d’images. Vous avez réussi ! Wahou ! Un instant, pas si vite papillon ! Je sais, je sais, vous avez hâte de retourner à la maison pour visionner vos œuvres. Tout à fait légitime.

Par contre, d’ici quelques minutes, entre 10 et 15 pour être plus précis, vous serez témoin du crépuscule. Ce moment magique où les nuages prennent feu. Éphémère et de toute beauté. Ce n’est pas toujours le cas, mais patientez, au cas où…

Photographier un coucher de soleil : 12 secrets pour réussir

Je vous souhaite de superbes photos de coucher de soleil ! 🙂

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome ne se fait pas sur un coup de tête. On a beau ressentir le besoin (viscéral) d’être son propre boss, de gérer nos journées comme bon nous semble, de rester couché un matin (ah, la joie de la liberté ! Hum,hum), cette décision demande de la préparation et de la planification.  Et, une fois embarqué dans le train entrepreneurial, qui roule parfois au ralentit (ou trop vite, c’est selon), vous devez garder le cap.

Devenir travailleur autonome ne signifie pas vous lancer dans le vide sans parachute (même si c’est l’impression ressentie). En planifiant soigneusement votre envol, vous éliminez le risque de vous écraser à la première bourrasque rencontrée.

Dans cet article de blog, je vous partage mon expérience.

Devenir travailleur autonome

Naples, Floride, USA

Valoriser ses acquis et enrichir son expérience

Avant de devenir travailleur autonome, j’ai été salariée pendant un bon nombre d’années. Sauf pour un court laps de temps, où j’ai fabriqué des produits autochtones. Je garde un doux souvenir de cette période, mais les fins de mois étaient difficiles.

J’ai dû faire un choix (déchirant) et abandonner cette discipline pour subvenir au besoin de ma famille. J’ai alors déniché un emploi stable dans une pharmacie.

J’y suis restée pendant 15 ans avant d’amorcer le changement définitif et devenir travailleur autonome.

À l’époque, confinée entre les quatre murs de cette compagnie, j’ai l’impression d’étouffer, de m’éteindre à petit feu. Mais comme je suis créative, je découvre les facettes inattendues du métier, elles viendront bonifier mon expérience.

Leçons retenues : Cet emploi m’a beaucoup appris sur moi et m’a permis de me dépasser. Ne négligez pas les expériences acquises de votre travail actuel ou passé. Les qualités que vous développez en tant qu’employé vous serviront lorsque vous deviendrez travailleur autonome.

Devenir travailleur autonome

Se poser les bonnes questions ?

Je mets du temps à quitter cet emploi stable pour réaliser mon rêve d’entreprise.

J’y pense souvent, mais j’hésite à m’engager dans cette nouvelle avenue qui m’est inconnue. Un évènement majeur m’incite à passer à l’action, le décès de ma mère. Son départ m’ébranle. La mort m’ouvre les yeux sur la vie. Des questions existentielles commencent à émerger.

Qu’est-ce que je veux faire du reste de MA vie ? Pourquoi suis-je malheureuse ? Que puis-je faire pour me réaliser ? Quels service et valeur puis-je apporter aux autres ? Quelle est ma voie ?

Au lieu de ressasser les questions dans ma tête, je les écris dans mon journal intime. Les mots deviennent un phare et contribuent à définir ce que je désire. M’éclairent sur la voie à suivre.

Devenir travailleur autonome

Définir son créneau

J’ai une passion pour la photographie et la nature. Puis-je combiner les deux et offrir un service qui se démarquera du marché actuel ? Transformer une passion en business est tout de même un défi en soi.

Oh, je pourrais écouter les conseils de gens bien intentionnés qui me disent gentiment : tu sais, vivre de la photographie n’est pas un domaine… facile.

Je fais la sourde oreille et j’écoute plutôt mon cœur.  Qu’est-ce que j’ai à perdre ?

Pour m’appuyer dans ma démarche, je consulte Manon Lavoie, coach en créativité. Sa bienveillance, ses mots d’encouragement m’aident à préparer mon envol. À croire en moi.

Je suis également  une formation (gratuite) d’une demi-journée une fois par semaine pendant neuf semaines, offertes par Entrepreneurship au féminin. Les conseils et le soutien accordé me permette d’avoir confiance à mon projet. Psst ! Regardez dans votre région si des programmes similaires existent.

Vous hésitez à vous lancer ? Parce que votre domaine est saturé et qu’une foule de gens offrent déjà un service identique ? Laissez-moi vous dire deux mots (ou trois), vous êtes unique. Il n’y a pas deux personnes pareilles, et ce que vous avez à apporter aux autres sera différent de votre compétiteur.

Soyez unique, authentique, imparfait (e), sensible, drôle et attachant (e) !

Bref, soyez vous-même !

Astuce pour trouver sa niche : Si vous désirez devenir travailleur autonome, choisissez un domaine que vous aimez, une passion qui vous tient à cœur, quelque chose qui vous allume. Et pas une tendance populaire juste pour faire un coup d’argent, ça risquerait de tomber à l’eau. Ensuite, définissez vos connaissances et ciblez votre clientèle, vous avez là votre prémisse de départ.

Devenir travailleur autonome - Rando Photo

Se préparer et planifier

Un an avant de quitter mon emploi, je propose une activité photographique, La Randonnée Photo. C’est une source de revenus supplémentaire, mais plus important encore, ces animations me permettent d’entrer en contact avec ma clientèle cible. D’analyser le potentiel de viabilité de mon projet. De voir que ça peut marcher !

Entretemps, je lance ma page Facebook (non sans crainte, j’ai peur de n’intéresser personne; incertitude quand tu me tiens !), et je crée mon site web. Wout ! Woot !

Quelques mois après le décès de ma maman, j’annonce officiellement ma cessation d’emploi à mon patron. Le décompte est commencé…

Le 1er septembre 2014, je deviens travailleur autonome. Wahou !

Devenir travailleur autonome - Oser passer à l'action

Osez passer à l’action et vivez votre rêve

La peur peut vous sidérer sur place et vous empêcher de passer à l’action. Je vous comprends ! Mais si vous demeurez assis confortablement à analyser toutes les possibilités désastreuses qui peuvent survenir, rien n’arrivera. Vous resterez toujours au même endroit. Et probablement malheureux.

Vous n’arriverez pas à votre destination de rêve en empruntant la même route qui vous a mené jusqu’ici. Vous devez modifier votre intention, mais surtout vos actions.

Merci de m’accompagner dans cette belle aventure ! C’est grâce à vous que je suis encore  ici. 😉

PS : Si vous êtes intéressés à lire des conseils sur comment garder le cap après vous avoir démarré son entreprise, dites-le-moi dans les commentaires. Je serais ravie d’écrire un autre article sur le sujet.

Comment réussir vos photos d’hiver ?

Comment réussir vos photos d’hiver ?

L’hiver, la saison mal aimée

Juste à entendre ce mot, nous avons des frissons. Les gens pensent, à tort, qu’il fait trop froid pour s’adonner à la photographie, que l’appareil ne fonctionnera pas bien dans ces conditions. Pourtant, on se réjouit des premiers flocons. Mais dès que le froid intense s’installe, on range tout le tralala et l’on attend, tout penaud, le retour du printemps.

Quel dommage !

L’hiver est l’une des plus belles saisons de l’année. Pourquoi s’en priver ? Vous ratez des occasions uniques d’embellir votre banque d’images. Votre déplaisir sera récompensé par la féérie des paysages drapés d’un blanc somptueux. Osez mettre le nez dehors et vous serez émerveillé par sa magie. Vous reviendrez avec des photos qui vous rempliront de fierté. Promis !

Article relié ⇒ Photo d’hiver : Comment se  tenir au chaud ? 

Comment réussir vos photos d’hiver

Comment vous tenir au chaud pour la photo d’hiver ?

 Habillez-vous en « oignon »

Le principe ? Se vêtir de plusieurs vêtements superposés enferme l’air entre les couches et vous procure une isolation. Trois épaisseurs sont recommandées, celle près du corps devrait être en tissu synthétique (ou respirable) afin de permettre d’évacuer la transpiration générée par le corps tout en vous gardant isolé du froid.

Si vous êtes trempé, suite à une forte transpiration, vous grelotterez pour de bon. Et ne penserez qu’à rentrer au bercail. Votre banque d’images en prendra un coup… et votre ego aussi. 😉

Protégez vos zones sensibles : tête, mains et pieds

Rien de pire que d’avoir froid aux oreilles, aux orteils ou aux mains. Si l’une de ces extrémités est mal protégée, vous serez incapable de vous concentrer. Par ailleurs, si vous êtes frileux des pieds, portez deux paires de chaussettes, évitez toutefois d’avoir les pieds serrés, ça gênera la circulation et créera l’effet contraire. Le mieux est d’opter pour une paire de chaussettes chaude accompagnée de semelles isolantes.

Comment réussir vos photos d’hiver

Les mains

C’est la partie la plus sensible, voire la plus indispensable en tant que photographe. Comment les garder au chaud ? Pour ma part, j’ai une paire de gants doublés de mitaines (de la marque Swany), qui s’ouvrent sur le côté permettant à mon index de manipuler les fonctions de votre appareil photo. Génial, non ? → Vous trouverez cette accessoire dans les boutiques de ski.

Chauffe-mains (chaufferette)

De plus, lorsque la météo descend en bas de -10 °C, je glisse des chauffe-mains à l’intérieur de mes gants. Une fois les sachets agités, la chaleur émise par le charbon activé dure plusieurs heures. Je ne m’en passerais pas ! Des modèles adaptés pour les pieds existent également.

Astuce

Pour prévenir la perte de chaleur provoquée par la manipulation du métal de votre trépied, enveloppez les pieds de votre trépied avec un isolant à tuyau sellé avec du ruban de hockey.

Astuce très astucieuse

Je trimballe un mince tapis de sol coupé en deux. Quand je m’installe dans la neige, pour faire de la macro ou toute autre prise de vue, sa mousse isolante protège mes genoux du froid et me tiens au sec.

Comment réussir vos photos d’hiver

Comment garder votre appareil photo au chaud l’hiver ?

Procurez-vous deux batteries, l’une que l’on garde près de la chaleur du corps, dans une poche intérieure, et l’autre dans l’appareil. Quand l’énergie de la première batterie faiblit, changez là pour celle que vous avez sur vous. Et alternez au besoin.

Certaines personnes vont jusqu’à coller un chauffe-main sur le compartiment de la batterie afin de prolonger sa résistance au froid.

Dernier point, évitez d’apporter votre appareil photo directement à l’intérieur. Le brusque changement de température va produire de la condensation (choc thermique chaud/froid) et nuire aux circuits fragiles de votre équipement. Il est préférable de le garder dans son sac photo – pendant qu’il est encore froid – et laisser le tout se réchauffer à la température ambiante.

À apporter avec soi

Téléphone portable : à porter près du corps afin de conserver la batterie au chaud. Un portable dont la batterie gèle se déchargera beaucoup plus rapidement.

Collation : combattre le froid augmente votre dépense énergétique, un snack sera le bienvenu. Pensez barre d’énergie ou mélange de noix.

Eau : je suis du genre à avoir toujours soif, donc j’amène avec moi une petite gourde d’eau.

Votre sourire ! Vous y êtes presque…

Comment réussir vos photos d’hiver

Avantages (oui, oui, il y en a !)

L’éclat de la lumière

De la mi-novembre jusqu’à la mi-avril, le soleil est moins élevé dans le ciel, diffusant ainsi une luminosité intéressante tout au long de la journée. Même à midi ! La lumière sera toutefois à sa gloire tôt en matinée et en fin de journée. À ces heures, la palette de couleurs dominées par les roses et les bleus est remarquable.

Autre point à considérer, durant l’hiver vous pouvez faire la grasse matinée. En effet, durant la période hivernale, le soleil se lève beaucoup plus tard. N’est-ce pas merveilleux?

Partez à temps

Si vous décidez de faire la grasse matinée, de grâce ne tardez pas trop à partir. L’aurore qui précède le lever du soleil colore le ciel de lueurs parfois spectaculaires. À ne pas négliger. Et le scénario se répète en fin de journée, mais à l’inverse. Au lieu de quitter les lieux dès que le soleil bascule sous l’horizon, attardez-vous une quinzaine de minutes. Les couleurs du crépuscule peuvent vous réserver de belles surprises. Vous obtiendrez des photos d’hiver vraiment remarquables ! 

Comment réussir vos photos d’hiver

Et si le ciel est couvert ?

Ne sous-estimez pas un ciel couvert. Au dernier instant, une ouverture dans les nuages peut survenir. Et, juste au moment où le soleil s’abaissera sur l’horizon, une fiesta de couleurs flamboyantes se répandra sur la masse nuageuse.

Conserver la teinte de bleu, ou pas ?

Pourtant, la neige est blanche me direz-vous. Or, pourquoi parait-elle bleue lorsqu’elle est photographiée ? Ceci est causé par la couleur du ciel qui se reflète sur la neige. Personnellement, j’aime conserver cette teinte si caractéristique de l’hiver. Si vous préférez atténuer cette dominante de bleu, faites votre réglage de la balance des blancs manuellement. Un truc est d’activer votre « LiveView » pendant que vous tournez la molette des balances des blancs, choisissez à l’œil l’image qui vous plait. En somme, tout est une question de préférence.

Notez que si vous photographiez en RAW, vous pourrez facilement faire les ajustements en post-production.

Comment réussir vos photos d’hiver

Éviter les photos grises

Divers paramètres influenceront l’exposition de votre image. Toutefois, à la base, sachez que les cellules, réparties sur le capteur de votre appareil, sont calibrées pour capturer une valeur de gris à 18 %. Le fameux gris moyen. Si, règle générale, cette moyenne s’avère juste, elle n’est pas toujours exacte. C’est pour cette raison que les scènes de neige (où le blanc est très lumineux) paraitront grises (sous-exposé) et, à l’inverse, un sujet sombre comme un cheval noir par exemple, sera gris (surexposé).

Comment faire pour bien exposer ses photos d’hiver ?

Primo, évitez le mode automatique (vous n’obtiendrez jamais de bon résultat), et optez pour le mode manuel ou semi-automatique (priorité ouverture). Et deuzio, fiez-vous à votre histogramme, si la courbe des pixels est trop vers la gauche votre image est sous-exposée.

Hiver d'hiver : bien exposer ses photos d'hiver

Lors de journées nuageuses, il faut obligatoirement compenser son exposition (EL/IL) de 1 cran. Faites des tests, quitte à réaliser plusieurs photos à diverses expositions. Une fois revenue à la maison vous pourrez juger si votre image est acceptable.

Exception

Les journées ensoleillées, toutefois, ne nécessitent pas toujours une compensation d’exposition. Ayez l’œil sur votre histogramme.

Astuce

Activez les clignotants de haute lumière de votre écran LCD, ceci vous permettra de voir immédiatement si vous avez des hautes lumières surexposées (cramées).

Et vous, qu’elles sont vos astuces pour faire de la photo d’hiver?

 

Conseil pratique : quel grand-angle choisir ?

Conseil pratique : quel grand-angle choisir ?

Aujourd’hui, je vous parle de grand-angle. En fait, on me demande souvent  : quel grand-angle choisir pour optimiser mes photos paysages ? Par exemple, si vous voyagez léger, votre choix sera différent d’une personne qui n’accorde aucune importance au poids. Les critères de sélections changeront d’un photographe à l’autre, selon vos besoins et votre intention créative.

Dans cet article, je vous indique les points positifs et négatifs d’un grand-angle.

Et pour clore la conversation, je vous partage 7 conseils pour optimiser l’utilisation du grand-angle.  Après cette lecture, vous pourrez faire une acquisition éclairée.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un grand-angle?

C’est un objectif à courte focale, soit entre 14 à 24 mm (pour un capteur plein format) et 10 à 24 mm (pour un APC-S), notez que les focales peuvent varier d’une marque à l’autre.

Le grand-angle permet de photographier une large scène sans avoir à se déplacer (ou presque). Il élargit votre champ de vision et donne l’impression que les objets sont plus éloignés qu’ils ne le sont en réalité.

Facteur de conversion

Lorsque vous montez un objectif sur un boitier à capteur réduit (crop),  vous devez convertir la focale pour obtenir son coefficient réel : multipliez la focale par 1.5 (pour Nikon) et par 1.6 (pour Canon).   

En résumé : un 18mm sur un capteur crop deviendra en réalité un 27mm. Un 24mm égalera un 36mm. Un 35mm sera un 52mm. Et ainsi de suite…Vous voyez le principe.

Avantage

Plus la focale est petite en nombre (10mm), plus l’objectif produira un large cadrage et englobera le panorama. Très pratique en montagne, ou sur un site où les éléments sont près les uns des autres, comme une forêt dense.

Grand-angle | conseils pratiques

Désavantage

Si vous photographiez en orientant votre objectif vers le bas, ou le haut, les objets à proximité seront déformés. La grange aura des allures de maison hantée avec ses côtés exagérément inclinés. Les arbres, quant à eux, auront une silhouette distordue, ce qui peut servir votre créativité (surtout durant la période d’Halloween). Hi! Hi!

Autre point à savoir, le grand-angle accentue l’éloignement des éléments. Or, si vous habitez une région parsemée de prairies, l’horizon se transformera en un mince filet de paysage. Bref, tout devient minuscule.

Et c’est là que plusieurs photographes rencontrent leur difficulté. L’astuce est d’inclure un avant-plan, je vous en parle plus bas.

Grand-angle | conseils pratiques

Quel grand-angle choisir?

Posez-vous les bonnes questions

Pourquoi désirez-vous procurer un grand-angle ? Quel est votre intention ? Est-ce pour faire de la photo de paysage ? Vous aimez voir grand et avez une préférence pour les scènes présentant de vastes panoramas. Voilà de bonnes raisons.

⇒ Si vous prévoyez voyager, le poids est à considérer. Optez pour une ouverture moyenne (f/4), le poids sera considérablement réduit, comparé à un grand-angle de f/2.8.

⇒ Par contre, si vous avez l’intention d’explorer la photo de nuit, il est préférable d’acquérir un objectif à grande ouverture (f/2.8 et moins) pour favoriser un meilleur temps d’exposition.

⇒ Si vous débutez, le zoom livré en kit (18-55mm par ex.) avec les boitiers APC-S comprend une focale grand-angle @18mm (X1.5 = 27mm). Ce n’est pas tout à fait un grand-angle, mais ceci vous permettra de faire vos premiers essais.

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♥ Si après mures réflexions, vous considérez faire l’acquisition d’un objectif grand-angle, voici quelques suggestions intéressantes :  

Grand-angle fixe

Avantages

Légèreté, mise au point plus rapprochée, grande ouverture (lumineux), possibilité de créer un joli bokeh, parfois plus économique qu’un zoom selon la marque de votre boitier.

Grand-angle | conseils pratiques

Zoom grand-angle

Avantages

Polyvalence, angles de vue variés,  rapidité à photographier le sujet sans avoir à vous déplacer.

Grand-angle | conseils pratiques

Confidence

Lorsque j’ai passé au format full frame, je trouvais que mon objectif grand-angle de 20mm me limitait. J’ai donc opté pour un zoom Sigma 24-70mm f/2.8, qui me donne beaucoup plus de liberté.

7 conseils pour optimiser l’utilisation d’un grand-angle

1- Pensez à inclure un point d’intérêt en avant-plan, sinon vous obtiendrez une vaste étendue de vide. Incorporez des éléments intéressants, tels qu’une talle de fleurs, des rochers, des objets naturels distinctifs qui incitent le regard à plonger dans votre paysage.

Grand-angle | conseils pratiques

2- Mettez en valeur les lignes (droites, fuyantes, sinueuses) pour créer un point de vue dramatique. Le grand-angle amplifie naturellement la perspective, utilisez-la pour provoquer un effet visuel étonnant.

3- Si vous aimez les couchers (ou levers) de soleil, songez à ajouter une grande partie de ciel embrasé par les couleurs du couchant. Ou une formation de nuages amoncelés au dessus de l’horizon.

Grand-angle | conseils pratiques

4- Pour éviter les déformations excessives (à moins que ça ne soit voulu), pensez à ne pas trop incliner l’appareil. Avant de déclencher, vérifier l’effet créé par l’inclinaison de votre boitier, si la distorsion est trop prononcée, relevez votre cadrage pour qu’il soit le plus possible à l’horizontale.

5- N’oubliez pas que, parfois, ce style de déformation pour servir votre créativité. N’ayez pas peur d’expérimenter. Prenez divers clichés et rendu à la maison, jugez si cela fonctionne ou pas.

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6- Rapprochez-vous de votre sujet (attention, sur une personne l’effet sera, disons, burlesque). Si c’est votre intention, alors allez-y à cœur joie ! L’effet grandiose est accentué avec cette focale. Elle ajoute une touche dramatique.

Grand-angle | conseils pratiques

7- Avec un grand-angle vous pouvez obtenir une grande profondeur de champ, choisissez une petite ouverture (f/16-22). Pensez à faire votre mise au point au 1/3 de l’image pour maximiser votre PDC, ou servez-vous de l’hyperfocale.

Pensez à louer avant d’acheter

Pas encore certain(e)s quel objectif choisir ? Pourquoi ne pas prévoir un weekend où vous pourriez louer votre équipement ? Planifiez une session photo avec des copains, des copines et amusez-vous à expérimenter.

L’essayer, c’est l’adopter, right ? Voilà, j’espère que ces conseils vous guideront dans l’achat de votre objectif grand-angle.

Bon semaine tout le monde !

 

Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

Autoportrait : Partir en Mode Introspection via la Photographie

L’appareil photo est l’outil par excellence pour capturer les paysages grandioses que nous traversons au fil de nos escapades. Ces sorties photo nous procurent des moments agréables, sans compter les souvenirs qu’ils évoquent.  Mais avez-vous déjà songé à tourner l’objectif vers vous ? Et à capter vos paysages intérieurs ? En mode autoportrait. 

Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas un processus habituel. Qui songerait à se prendre en photo pour explorer ses mondes intérieurs ? *Moi*

Avec des pistes simples et quelques directives, la photo introspective nous fournit un outil puissant pour cultiver nos jardins secrets. Et, du coup, épanouir notre monde intérieur vers l’extérieur. Croyez-moi, la démarche est enrichissante.

La découverte de soi via la photographie

Une approche qui m’interpelle, l’avez-vous déjà expérimentée ? Pour ma part, j’ai participé à quelques cours en ligne qui proposent ce genre de démarche, dont Unravelling, 52 of you, Be Your Own, et Begin Deepening.

Je suis toujours agréablement surprise des découvertes que l’on réalise grâce à la photographie; le sentiment d’être plus près de soi, de s’imprégner du temps présent, d’apprécier la vie ainsi que les possibilités de créer des images à l’infini.

Avez-vous envie d’expérimenter ?

5 exercices photo pour partir en mode autoportrait

1- Quel est votre secret ?

Cet exercice m’a été inspiré via un cours en ligne offert par Catherine Just. Begin Deepening. 10 jours de photo conceptuelle qui vous plongent au cœur même de votre être.

  1. Avez-vous un secret que vous n’osez dévoiler à personne ? Un sentiment qui vous habite, si intensément, qu’il vous dévore de l’intérieur. Ou encore, vous empêche d’être vous-même, et dont vous aimeriez vous libérer ?

Identifiez-le et représentez-le en photo. Improvisez une scène, un scénario qui démontrera votre secret bien gardé. Vous pouvez le nommer pour vous aider à le faire naitre au grand jour.

Pour ma part, c’est ma dualité. Pour réaliser la photo, j’ai songé à prendre mon autoportrait devant une fenêtre. Mon reflet ainsi que mon visage évoquaient parfaitement ce fameux duel ressenti.

autoportrait - photo introspection

  1. Maintenant, créez une image qui représente son contrepoids, ou son opposé. Quelque chose qui ouvre une porte vers l’acceptation de votre moi profond, et apporte un équilibre.

J’ai eu de la difficulté avec celle-ci. Je n’arrivais pas à imaginer ce qui ferait office de contrepoids. L’inspiration est venue 6 jours plus tard. Comme quoi tout vient à qui sait attendre. L’image est apparue dans mon esprit. Ne restait plus qu’à faire la mise en scène. Des mots ont résonné en moi : s’aimer soi-même.

autoportrait - photo introspection

2- L’univers et moi

Cet exercice est tiré de 52 of you, offert par Kristin Zecchinelli and Meredith Winn. Il vous fait prendre conscience de l’importance de votre présence dans ce monde.

autoportrait - photo introspection

Il s’agit de faire un autoportrait de vous, au complet, dans un environnement de votre choix. Pensez grand, utilisez un trépied, ou encore déposez votre appareil au sol avec le retardateur sur 20 secondes.

J’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser cette photo. Je déclenchais et, à l’aide du retardateur, je courais à mon emplacement, en espérant que la photo soit réussie. J’ai dû me reprendre une dizaine de fois avant d’obtenir le bon cliché.

3- Baigner dans la lumière

Cet exercice est proposé par Vivianne McMaster, dans Be Your Light. Il s’agit de réaliser un autoportrait entouré de flare. Ce type de lumière ajoute une atmosphère riche à votre composition. De plus, dans cet exercice, Vivian nous fait observer comment notre propre lumière peut s’épanouir et se répandre autour de nous par des gestes de gentillesse.

autoportrait - photo introspection

Pour obtenir ce flare, vous devez diriger votre appareil vers le soleil. Ça sera plus facile à réaliser le matin ou le soir, l’astre lumineux étant plus bas sur l’horizon.

Astuce : la luminosité est moins intense lorsque les rayons du soleil sont atténués par le feuillage d’un arbre. Si vous effectuez votre photo avec un téléphone mobile, inversez l’écran, vous pourrez ainsi visualiser l’effet désiré.

4- Je voyage

Cet exercice était proposé dans le cadre du cours Unravelling, donné par Susannah Conway. C’était le premier cours du genre auquel je participais, et ce fut une réelle révélation. Mon regard s’est agrandi et ma perception de la vie s’en est trouvée enrichie.

autoportrait - photo introspection

Ici, il s’agit tout simplement de photographier vos pieds, mais en gardant à l’esprit qu’ils sont précieux, c’est eux qui vous font explorer le monde. Sans eux, vous n’iriez nulle part. 😉

Voici quelques pistes pour vous aider à photographier vos pieds :

  • Regardez où vous mettez les pieds et suivez-les tout au long de la journée, à commencer par la chambre à coucher, et assemblez une mosaïque d’images.
  • Où demeurez-vous ? Créez une image qui nous présente votre lieu. (Astuce : couchez-vous sur un banc et intégrez vos pieds à votre composition).
  • Marchez-vous accompagné ? Prenez une photo avec les pieds de vos ami(e)s ou de vos proches.

5- Créer dans la pleine conscience

Vous n’êtes pas à l’aise à vous retrouver devant la caméra ? L’inspiration en vient pas facilement ? Pas de souci, vous pouvez réaliser des autoportraits sans même apparaitre dans l’image. Que je sois en mode autoportrait ou en mode photo paysage, prenez le temps de vous déposer. Avant même de déclencher, observez, analysez, écoutez.

Si la scène à photographier vous plait, l’inspiration sera fluide. Par contre, si vous carburez au ressenti, et que la scène ne vous allume pas, vous passerez votre chemin sans rien voir…

=> C’est à ce moment-là que l’exercice entre en jeu. Laissez l’appareil suspendu à votre cou, sans prendre aucune photo.

  • Prenez 1 minute et observez les éléments qui se présentent à vous.
  • Portez attention aux lignes, aux formes, est-ce que vous voyez des ronds, des carrés, des triangles ? Ou autres formes intéressantes ? Des contrastes peut-être ? Ombre versus lumière. Grand versus petit. Doux versus rugueux. Etc.
  • Examinez attentivement, laissez votre regard vagabonder ici et là. Respirez, soyez présent, écoutez aussi.
  • Puis, une fois votre minute écoulée, reprenez votre activité.

À expérimenter chaque fois qu’un blocage visuel vous empêche de bien voir. 😉

autoportrait - photo introspection

Plusieurs thèmes se prêtent à ce jeu de l’introspection. Faites vous-même vos propres explorations. Vous en reviendrez grandi. Bon week-end et bonne découverte!

 

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