Anne et Maman ~ 14 déc 201312 décembre 2013

Bonjour, chers amis-ies, j’espère que vous allez bien.

Voilà bien longtemps que je n’ai pas donné de nouvelle. Les mots me semblent bien futiles pour expliquer ce que je ressens en ce moment. Un vide. Une rupture. Un manque. De la tristesse… Un peu de tout cela, à la fois.

Lors de mon dernier billet, je vous parlais de ma mère et de sa maladie. Le pronostic médical n’augurait rien de bon, et le mot mort planait au-dessus de nos têtes, comme un meurtrier sans scrupule. Un voleur d’âme!

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La vie a un début, un milieu et (qu’on le veuille ou non) une fin. Passage obligé. Ma mère a quitté son corps et entrepris le voyage céleste le 5 mars dernier. Elle est partie en douceur, tel un papillon se libérant de sa chrysalide. Une heure avant son départ, j’ai ressenti sa présence. Ombre éphémère. Je me suis tournée dans sa direction, sans la voir, sans comprendre. J’ai tenté de me raisonner, en me disant que c’était impossible… Une heure plus tard, je recevais un coup de fil m’annonçant la nouvelle.

« La vie nous emmène sur une longue route que l’on doit un jour quitter… »

Malgré la triste nouvelle, j’étais sereine.

Durant l’après-midi, je réussis à me libérer de mon travail pour aller rejoindre ma mère. C’est vital. Je sens que les jours sont comptés. À mon arrivé, je suis quelque peu anxieuse, la veille je n’ai pas réussi à obtenir de contact visuel. Aucune lumière n’est apparue dans ses yeux. L’ombre s’y terrait. De plus, sa respiration se fait défaillante. Cela m’attriste et m’inquiète au plus haut point. La vie s’échappe d’elle à une vitesse hallucinante! Je téléphone ma sœur pour l’aviser et elle s’empresse de venir me rejoindre.

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L’infirmière nous explique que lors des derniers moments de vie, les sens qui demeurent les plus alertes, et à ne pas négliger, sont l’ouïe et le toucher. Or, ma mère n’est plus en mesure de communiquer, mais elle peut encore nous entendre. Chacune à notre façon, avec une délicatesse infinie, nous avons enlacé la main de notre mère, caressant sa peau de parchemin. Et c’est avec beaucoup d’émotion que nous lui avons murmuré qu’elle pouvait partir et entreprendre son voyage.

Ma mère a donc entrepris un nouveau voyage. Un voyage qui, je l’espère, est rempli de lumière, d’espoir et d’amour.

 

 

 Je vous offre le texte que j’ai lu la journée de son départ.

Partir !

Aller n’importe où, vers le ciel ou vers la mer,

vers la montagne ou vers la plaine !

Partir !

Aller n’importe où, vers le travail, vers la beauté ou vers l’amour !

Mais que ce soit une âme pleine de rêves de lumières,

avec pleine de bonté, de forces et de pardon !

S’habiller de courage et d’espoir et partir malgré les matins glacés,

les midis de feu, le soir sans étoiles

Raccommoder s’il le faut, nos cœurs voiles trouées,

arrachées au mât des bateaux.

Mais partir !

Allez n’importe où et malgré tout !

Mais accomplir une œuvre !

Et que l’œuvre choisie soit belle, et qu’on y mette tout son cœur,

et qu’on lui donne toute sa vie.

Cécile Chabot, poète (1907-1990)

maman et anne sourire

maman anne muffin

Au revoir, maman! Je t’aime! xxx

==♥==

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