L’importance d’un bon repérage

L’importance d’un bon repérage

Le printemps est (enfin) à nos portes et bientôt nous pourrons photographier notre environnement sans nous geler le bout des doigts et des orteils. Quel plaisir ! C’est le moment idéal pour partir en repérage et allonger la liste de nos nouveaux sites à photographier.

Certains lieux m’attirent, tant pour leur beauté, leur énergie que par leur qualité photographique. Parfois, ces lieux me sautent aux yeux, ils sont à proximité d’un chemin, facilement repérables et je peux évaluer leur potentiel photographique.

D’autres fois, je ne soupçonne même pas leur existence. Éloignés du chemin, ils sont hors de portée de vue. Mais comme je suis une exploratrice dans l’âme, j’aime m’aventurer et faire des recherches un peu plus poussées. Je découvre souvent de belles surprises !

L’importance d’un bon repérage

Développer un système de vos « bonnes adresses »

Au fil des années, j’ai donc répertorié de bonnes « adresses ». Les endroits que je photographie sont archivés par date (2018-04-01) et par mot clé.  Lorsque je cherche quelque chose, c’est plus facile à retracer et à consulter. Par exemple, si je désire vérifier ce qui fleurit au mois de mai, je vais jeter un coup d’œil à mes anciens fichiers, classés à cette date.

Vous pourriez également rédiger un document sur lequel vous répertoriez vos locations, ou encore créer un tableau sur Pinterest, comme j’ai fait pour la Floride.

Savoir déceler le potentiel d’un lieu

L’importance d’un bon repérage

Cette image ↑ représente un endroit que j’avais repéré il y a quelques années. De la route, on apercevait au loin une rivière sillonner une vaste étendue de terre, bordée par des saules.

Pour monsieur et madame tout le monde, ce lieu était un peu inaccessible (car trop éloigné) et semblait sans grand intérêt. Mais pour madame-la-photographe-que-je-suis, j’y voyais un sujet captivant, même si cela signifiait marcher à travers la broussaille.

Succombant à la curiosité, je suis allée faire un tour côté « prairie sauvage ». C’est bien de se fier à son intuition… Ce lieu foisonnait d’éléments naturels : souches, arbres tordus et essences variées, rochers, galets, eau sinueuse, bernaches, etc.

Or, chaque printemps, je revisite ce lieu avant que les herbes hautes n’envahissent les champs et deviennent difficiles d’accès.

L’importance d’un bon repérage

5 idées pour améliorer votre repérage

  • Ralentissez, prenez le temps de regarder, si vous roulez à 90km à l’heure, vous avez peu de chance de cibler un lieu potentiel.
  • Ne sous-estimez pas un emplacement, si vous notez quelque chose d’intéressant, ne serait-ce qu’une clôture ou un garage abandonné, donnez-vous la peine d’explorer les lieux à fond. Vous serez étonné de vos recherches.
  • Prenez des notes, ou enregistrez l’emplacement avec une application pour téléphone mobile, tel qu’Ephemeris ou Google Maps, et établissez une liste d’endroits à visiter. Sinon, vous risquez d’oublier.
  • Conservez les photos des sites visités comme référence, même si elles ne sont pas réussies. (Pour ma part, j’ai tendance à supprimer toutes les mauvaises photos, mais j’ai pris la bonne habitude d’en conserver quelques-unes comme référence.) Ainsi, vous pourrez vérifier au fil des mois, des saisons, les occasions à venir.

Par exemple, j’ai observé (grâce à mes archives) que durant l’hiver, alors que le froid intense commence à geler les rivières, qu’il existe une courte période au mois de janvier durant lequel les cours d’eau ne sont pas entièrement gelés.

Note à moi-même : puisque je passe maintenant l’hiver en Floride, ce renseignement ne m’est pas tellement utile, mais il l’est peut-être pour vous. 😉

  • S’il s’agit d’un terrain privé, demandez la permission. Parfois, en demandant l’autorisation, une multitude d’opportunités s’ouvre à vous.

Dernièrement, j’ai obtenu l’autorisation de photographier une vieille grange. En discutant avec le propriétaire, j’ai découvert que son terrain accueillait des chevaux, qu’une rivière coule à proximité bordée de jolies fleurs sauvages (en juin) et que possiblement je pourrais avoir accès à un lac. Le paradis !

L’importance d’un bon repérage

J’espère que ces quelques suggestions vous aideront à repérer de nouveaux sites à photographier.

Si vous désirez obtenir d’autres conseils pour réaliser de belles photos près de votre domicile, je vous recommande la lecture de mon e-book « À deux pas de chez soi ». Je suis très fière de ce produit et je l’ai écrit en songeant à vous tous qui cherchez à immortaliser la beauté qui vous entoure, cliquez ici pour en savoir davantage…


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Atelier Photo de Fleurs

Atelier Photo de Fleurs

Atelier Photo de Fleurs Saisir la beauté éphémère des fleurs ; Atelier Photo de Fleurs ÉTÉ 2018 ⇒ À Sutton au moins de juin : lundi le 18 juin ⇒ À Waterloo au mois de juillet : mercredi le 11 juillet Apprenez à saisir la beauté éphémère des fleurs, à capter leur...
Notre voyage en Floride, à St-Augustine

Notre voyage en Floride, à St-Augustine

Depuis quelques années, mon amoureux et moi fuyons le Québec durant l’hiver, histoire de nous garder le cœur et les pieds au chaud. Direction ? La Floride avec ses palmiers et ses plages à l’infini. Wahou ! Nous parcourons les 2200 km en voiture, en empruntant la I87, une portion de la I90 vers l’ouest, pour ensuite prendre la I88 vers l’ouest et rejoindre la I81 sud jusqu’à la I95 sud. Nous évitons ainsi les grandes villes et les postes de péage. Cet itinéraire se fait en deux jours et demi.

Mon plus grand bonheur : marcher sur la plage la journée de Noël.

Quand vous êtes habituées d’affronter les hivers québécois avec la tuque, les bottes, les mitaines, le foulard, alouette! C’est un délice de profiter du temps doux de la Floride.

St-Augustine est situé sur la côte nord-est de la Floride. Outre le fait qu’elle est la plus vieille ville des États-Unis, son style pittoresque, ses échoppes et boutiques ancestrales, son architecture coloniale espagnole, ses plages à proximité et son histoire en font un lieu hautement visité.

∼ St-Augustine, Floride ∼

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Voyage, St-Augustine, Floride

∼ Les incontournables ∼

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  • Flager College : cette université est un ancien hôtel de luxe inscrit comme site historique. Son architecture, son jardin intérieur et son hall d’entrée sont d’une beauté renversante. Attention à ne pas tomber à la renverse.
  • Lightner Museum : un autre lieu historique à ne pas manquer. Jardin, fontaine intérieure et son architecture inspirée de la Renaissance espagnole vous transporteront à une autre époque. Attardez-vous et dégustez le thé au son de la musique classique.
  • St-George Street : la rue piétonne vous séduira avec toutes ses boutiques et ses bâtiments ayant conservés leur beauté ancestrale. 
  • Castillo San Marco : édifié par les Espagnols, ce fort est le plus ancien fort construit aux États-Unis. Une petite visite guidée vous fera découvrir la vie pas si facile des soldats de l’époque.
  • St. Augustine Lighthouse & Museum : construit en 1874, ce phare offre une vue imprenable sur la ville. Gravissez les 219 marches pour admirer par vous même. Êtes-vous en forme ?
  • Night of Lights : de la mi-novembre à la fin janvier, vous avez droit à une ville illuminée par des guirlandes de lumières. Romantique à souhait ! Apportez votre appareil photo et réalisez des photos de nuit. 

Autres attraits touristiques à visiter à St-Augustine,Floride ←

Voyage, Floride, St-Augustine, Night of light

∼ Les plages ∼

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Astuces pour photographier la mer

La mer est un sujet par excellence, elle est toujours en changement : marée haute ou basse, avec piétons ou désertique, grand vent ou petit vent, brume de mer ou journée claire. Bref, des circonstances qui vous offrent une multitude d’occasions photographiques.

  • Surveillez les marées, selon qu’elle soit haute ou basse, le paysage marin en sera influencé.
  • Apportez toujours un vêtement chaud, les vents ressentis à la mer font chuter le mercure de plusieurs dégrés + des souliers d’eau. 😉
  • Les pauses longues créent de superbes effets ! Utilisez votre trépied et enfoncez les pieds dans le sable le plus possible. Si une vague arrive à votre hauteur, le sable perdra de sa solidité et les pieds (les vôtres et ceux du trépied) s’enfonceront dans le sable, créant un mouvement indésirable (n’oubliez pas de désactiver le stabilisateur, pour éviter les photos floues).
  • Trouvez un avant-plan intéressant : rocher, coquillage, souche, etc. + si les vagues roulent sur ces éléments, optez pour une vitesse lente pour créer de jolis filets soyeux.
  • Jouez avec les réflexions, à la marée basse le sable devient un miroir et les reflets y dansent.
  • Photographiez à l’aurore, les couleurs rosées et cramoisies enjoliveront vos photos (arrivez au moins 30 min à l’avance).
  • Dans le cas d’un coucher de soleil, attardez-vous pour capturer les couleurs du crépuscule.
  • Vous n’êtes pas certains de votre exposition ? Faites un bracketing d’exposition (-1, 0, +1).
  • Recommencez aussi souvent que nécessaire ! 😉

Voyage, Floride, St-Augustine

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Voyage, Floride, St-Augustine

Les parcs d’État de la Floride

La Floride offre 158 parcs d’État (state park), ils sont bien entretenus, aménagés pour offrir des points de vue intéressant et assurer votre sécurité (jusqu’à un certain point). Car, en Floride, marcher hors des sentiers battus  n’est pas recommandé. Il y a des frais d’entrée, mais vraiment minime. Près de St-Augustine, il y a plusieurs parcs à découvrir.

De plus, malgré les heures de fermeture (15 min après le coucher de soleil), la plupart des parcs sont dotés de barrières levantes automatiques. Vérifiez avant de garer votre voiture, vous pourrez ainsi vous attarder sans vous presser à quitter les lieux.

Voyage, Floride, St-Augustine, state park

Parcs à visiter près de St-Augustine

  • Anastasia State Park  => à voir : plage formée de dunes de sable  + sentier dans la forêt luxuriante.
  • Fort Matanzas National Monument (Inlet West Parking Lot) => à voir : allez un peu loin pour atteindre le 2e stationnement, et ayez accès à la mer du côté gauche, et à la rivière Matanzas du côté droit.
  • Washington Oaks Gardens State Park => à voir : outre le jardin de fleurs qui est magnifique à partir du mois de mars, les live oak sont tout simplement époustouflants de beauté. + la plage avec sa formation de coquina, une roche sédimentaire qui présente des formes particulières.
  • Guana Tolomato Reserve => à voir : plusieurs sentiers aménagés, suivez la route jaune pour vous rendre jusqu’à la rivière et capturer le coucher de soleil. Calculez un bon 20 min de marche, apportez une lampe de poche pour le retour (et du chasse moustiques !).
  • Big Talbot Island State Park => à voir : visiter la plage Boneyard où s’est accumulée bon nombres d’arbres échoués sur la plage par l’érosion. Le meilleur temps est à la marée basse. N’oubliez pas le chasse moustiques – ils sont plutôt voraces !

Voyage - Floride - St-Augustine - State Park

Voili, voilà, j’espère que cela vous a plu. Je serai de retour au Québec très bientôt, fin prête pour préparer les ateliers-photo de cet été.

Woot ! Woot ! À bientôt !

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome et vivre son rêve

Devenir travailleur autonome ne se fait pas sur un coup de tête. On a beau ressentir le besoin (viscéral) d’être son propre boss, de gérer nos journées comme bon nous semble, de rester couché un matin (ah, la joie de la liberté ! Hum,hum), cette décision demande de la préparation et de la planification.  Et, une fois embarqué dans le train entrepreneurial, qui roule parfois au ralentit (ou trop vite, c’est selon), vous devez garder le cap.

Devenir travailleur autonome ne signifie pas vous lancer dans le vide sans parachute (même si c’est l’impression ressentie). En planifiant soigneusement votre envol, vous éliminez le risque de vous écraser à la première bourrasque rencontrée.

Dans cet article de blog, je vous partage mon expérience.

Devenir travailleur autonome

Naples, Floride, USA

Valoriser ses acquis et enrichir son expérience

Avant de devenir travailleur autonome, j’ai été salariée pendant un bon nombre d’années. Sauf pour un court laps de temps, où j’ai fabriqué des produits autochtones. Je garde un doux souvenir de cette période, mais les fins de mois étaient difficiles.

J’ai dû faire un choix (déchirant) et abandonner cette discipline pour subvenir au besoin de ma famille. J’ai alors déniché un emploi stable dans une pharmacie.

J’y suis restée pendant 15 ans avant d’amorcer le changement définitif et devenir travailleur autonome.

À l’époque, confinée entre les quatre murs de cette compagnie, j’ai l’impression d’étouffer, de m’éteindre à petit feu. Mais comme je suis créative, je découvre les facettes inattendues du métier, elles viendront bonifier mon expérience.

Leçons retenues : Cet emploi m’a beaucoup appris sur moi et m’a permis de me dépasser. Ne négligez pas les expériences acquises de votre travail actuel ou passé. Les qualités que vous développez en tant qu’employé vous serviront lorsque vous deviendrez travailleur autonome.

Devenir travailleur autonome

Se poser les bonnes questions ?

Je mets du temps à quitter cet emploi stable pour réaliser mon rêve d’entreprise.

J’y pense souvent, mais j’hésite à m’engager dans cette nouvelle avenue qui m’est inconnue. Un évènement majeur m’incite à passer à l’action, le décès de ma mère. Son départ m’ébranle. La mort m’ouvre les yeux sur la vie. Des questions existentielles commencent à émerger.

Qu’est-ce que je veux faire du reste de MA vie ? Pourquoi suis-je malheureuse ? Que puis-je faire pour me réaliser ? Quels service et valeur puis-je apporter aux autres ? Quelle est ma voie ?

Au lieu de ressasser les questions dans ma tête, je les écris dans mon journal intime. Les mots deviennent un phare et contribuent à définir ce que je désire. M’éclairent sur la voie à suivre.

Devenir travailleur autonome

Définir son créneau

J’ai une passion pour la photographie et la nature. Puis-je combiner les deux et offrir un service qui se démarquera du marché actuel ? Transformer une passion en business est tout de même un défi en soi.

Oh, je pourrais écouter les conseils de gens bien intentionnés qui me disent gentiment : tu sais, vivre de la photographie n’est pas un domaine… facile.

Je fais la sourde oreille et j’écoute plutôt mon cœur.  Qu’est-ce que j’ai à perdre ?

Pour m’appuyer dans ma démarche, je consulte Manon Lavoie, coach en créativité. Sa bienveillance, ses mots d’encouragement m’aident à préparer mon envol. À croire en moi.

Je suis également  une formation (gratuite) d’une demi-journée une fois par semaine pendant neuf semaines, offertes par Entrepreneurship au féminin. Les conseils et le soutien accordé me permette d’avoir confiance à mon projet. Psst ! Regardez dans votre région si des programmes similaires existent.

Vous hésitez à vous lancer ? Parce que votre domaine est saturé et qu’une foule de gens offrent déjà un service identique ? Laissez-moi vous dire deux mots (ou trois), vous êtes unique. Il n’y a pas deux personnes pareilles, et ce que vous avez à apporter aux autres sera différent de votre compétiteur.

Soyez unique, authentique, imparfait (e), sensible, drôle et attachant (e) !

Bref, soyez vous-même !

Astuce pour trouver sa niche : Si vous désirez devenir travailleur autonome, choisissez un domaine que vous aimez, une passion qui vous tient à cœur, quelque chose qui vous allume. Et pas une tendance populaire juste pour faire un coup d’argent, ça risquerait de tomber à l’eau. Ensuite, définissez vos connaissances et ciblez votre clientèle, vous avez là votre prémisse de départ.

Devenir travailleur autonome - Rando Photo

Se préparer et planifier

Un an avant de quitter mon emploi, je propose une activité photographique, La Randonnée Photo. C’est une source de revenus supplémentaire, mais plus important encore, ces animations me permettent d’entrer en contact avec ma clientèle cible. D’analyser le potentiel de viabilité de mon projet. De voir que ça peut marcher !

Entretemps, je lance ma page Facebook (non sans crainte, j’ai peur de n’intéresser personne; incertitude quand tu me tiens !), et je crée mon site web. Wout ! Woot !

Quelques mois après le décès de ma maman, j’annonce officiellement ma cessation d’emploi à mon patron. Le décompte est commencé…

Le 1er septembre 2014, je deviens travailleur autonome. Wahou !

Devenir travailleur autonome - Oser passer à l'action

Osez passer à l’action et vivez votre rêve

La peur peut vous sidérer sur place et vous empêcher de passer à l’action. Je vous comprends ! Mais si vous demeurez assis confortablement à analyser toutes les possibilités désastreuses qui peuvent survenir, rien n’arrivera. Vous resterez toujours au même endroit. Et probablement malheureux.

Vous n’arriverez pas à votre destination de rêve en empruntant la même route qui vous a mené jusqu’ici. Vous devez modifier votre intention, mais surtout vos actions.

Merci de m’accompagner dans cette belle aventure ! C’est grâce à vous que je suis encore  ici. 😉

PS : Si vous êtes intéressés à lire des conseils sur comment garder le cap après vous avoir démarré son entreprise, dites-le-moi dans les commentaires. Je serais ravie d’écrire un autre article sur le sujet.

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

5 Idées de Mouvement Intentionnel pour Créer des Images Artistiques

Cette semaine sur mon blog, je vous invite à être rebelle. Totalement !

Oublions la netteté et les images à la profondeur de champ spectaculaire. Nous allons plonger dans un univers onirique en accentuant le flou de bougé (oui, oui, vous avez bien lu). Et ainsi créer des images vaporeuses aux accents artistiques. Nous parlerons du ICM (Intentional Camera Mouvement), ce qui signifie : Mouvement Intentionnel de la Caméra.

C’est une technique amusante et facile à réaliser. Elle produit des résultats sympathiques  avec l’avantage de ne demander ni matériel de pointe, ni lumière extraordinaire.

Le mois de novembre se prête à merveille à ce style d’image. Les journées sont plus courtes, moins lumineuses, moins inspirantes – côté photo paysage. Alors, pourquoi ne pas explorer un nouveau genre photo ? Vous sentez-vous l’âme aventurière ?

Allez, venez, sortons des sentiers battus, et zigzaguons ensemble.

Mise en garde : ce type d’image requiert une vigilance particulière, vous devez faire attention à transmettre un flou vraiment intentionnel, et non pas donner l’impression que c’est une erreur de la part du photographe. De multiples essais sont nécessaires pour réussir LA bonne photo. Donc, n’hésitez pas à prendre plusieurs clichés.

Vidéo [en anglais] Learning to create motion blurs

[Denise Ippolito &  Arthur Morris ]

Pour en savoir plus sur cette technique => Michael Orton ICM

Avant de commencer

Pour insuffler à vos photos cette délicieuse sensation de mouvement artistique, l’astuce est de choisir une vitesse lente (entre 1/8 sec à plusieurs secondes). Les journées nuageuses offrent une faible luminosité qui s’avère idéale pour ce type d’image.

Baissez vos ISO le plus possible afin de réduire la vitesse au minimum et, à défaut d’une vitesse lente, l’ajout d’un filtre polarisant ou gris neutre se montrera utile pour diminuer la luminosité.

5 idées de mouvement intentionnel pour créer des images artistiques

1-Mouvement « je tremblote »

Cette technique consiste à bouger votre boitier durant le temps de pose afin d’obtenir un effet abstrait. L’idée est de provoquer de petits mouvements saccadés de gauche à droite, comme si vous grelotiez.

Truc : Faites divers tests, j’ai constaté qu’une vitesse entre 1 seconde et 1/8 sec me permet de créer des images à saveur plus abstraite.

2-Mouvement « filé »

Plus connue sous le nom de panning, cette technique vise à photographier un sujet en mouvement. Choisissez le mode priorité vitesse (Tv pour Canon, S pour Nikon), et sélectionnez une vitesse relativement lente (1/30 – 1/60) selon le déplacement du sujet.

La profondeur de champ n’a pas d’importance puisqu’il sera flouté. Ajustez vos ISO au besoin.

Truc : l’astuce est de suivre le sujet en mouvement et de déclencher en même temps.

Photographiez en rafale pour assurer votre réussite.

3-Mouvement « zooming »

Mouvement intentionnel - Explozoom, zooming

Cette technique ajoute un effet explosif à vos images. Utilisez un zoom et, lors de la prise de vue, effectuez un changement de focal. Partez du plus grand au plus petit (200 mm à 70 mm, par exemple). Pour avoir suffisamment le temps de compléter le mouvement, assurez-vous d’avoir une vitesse très lente (1/5 sec à 2 secondes). Expérimentez.

Truc : Soyez à l’affut de contraste notable, pâle versus foncé, ou de couleurs intéressantes. L’utilisation d’un trépied peut s’avérer utile.

4-Mouvement « je tourne en rond »

Très jolie comme rendement, cette technique trace des ronds dans votre image. La procédure consiste à maintenir l’appareil photo et, lors de la prise de vue, à dessiner des ronds. Encore une fois, une longue exposition permettra d’obtenir des effets plus marquants.

5-Mouvement « en ligne droite »

Pour cette technique, choisissez un boisé clairsemé où l’on distingue bien les troncs d’arbres. Il suffit de vous placer devant votre sujet et, dans un mouvement de haut vers le bas, vous déclenchez. Évitez les pans de ciel filtrant entre les arbres, ils occasionnent des zones surexposées qui distraient le regard. Vous obtiendrez des effets divers selon l’essence des arbres.

Truc : vous pouvez utiliser un trépied pour cette prise de vue, en effectuant les ajustements pour qu’il puisse bouger uniquement de haut en bas.

Vous pouvez provoquer un mouvement en diagonale et créer des lignes qui évoquent vraiment des coups de pinceau. 🙂 ↓↓↓

Comme vous pouvez le constater, ces techniques sont relativement simples, encore faut-il réussir à capter LA bonne image. La clé du succès est d’essayer encore et encore… sans vous étourdir. Hihi !

:)