Fébriles, nous attendons la venue du printemps avec impatience.  Les bourgeons s’éveillent, la nature reprend enfin vie.  À cette période de l’année (avril), le paysage est un peu terne.  Les végétaux affichent des teintes de gris parsemées de jaune délavé. A priori, ça n’a rien d’intéressant.

En fait, nous sommes entre deux saisons, une période qui nous donne l’impression qu’il n’y a rien à photographier. Quelle déception! Il faudra s’armer de patience et attendre que l’herbe verdisse et que les pommiers fleurissent.

Vraiment? Nooooon, pas du tout!

Les fleurs nous charment davantage lorsqu’elles regorgent de couleur. J’en conviens. Par contre, un petit coup d’œil renouvelé nous fera découvrir un monde insoupçonné.

Êtes-vous prêt? Allons-y!

1- Ne pas se fier aux apparences : dans son ensemble, un champ dépouillé d’attrait peut vous apparaître sans intérêt. Mais si vous prenez le temps de regarder, de vous arrêter quelques instants, vous y trouverez d’étonnantes merveilles. Fiez-vous à moi!

2- À portée de la main : Vous n’êtes pas obligé de voyager très loin. Il peut s’agir de votre cour arrière, d’un champ abandonné à proximité, d’un bord de fossé. Ou même les plantes  desséchées qui ornent les abords du stationnement de ce centre commercial où vous avez l’habitude d’aller faire votre épicerie.

3- Voir autrement : dans votre carré de « verdure », vous repérez une plante. De prime abord, elle n’a rien d’attirant. Rabougrie, elle a perdu ses belles couleurs. Changez votre point de vue. Rapprochez-vous et examinez ses courbes, les arabesques créées par ses tiges.

4- Prenez le temps de regarder : attardez-vous sur la même plante. Penchez-vous,  bougez à gauche, à droite, zoomez ou reculez au besoin. Accroupissez-vous et regardez autour de vous. Ne quittez pas les lieux trop vite. Un monde infini se cache à vos pieds.

5- Ouverture de votre objectif : en photo macro, il est recommandé d’isoler le sujet, l’arrière-plan demeurant flou. Pour y arriver, on choisi de grandes ouvertures, comme F4 et moins. Toutefois, j’ai remarqué que F8 était préférable à F4. La netteté est supérieure et l’arrière-plan demeure passablement flou. Vérifier votre profondeur de champ à l’aide de votre appareil photo.

6- Soignez votre composition : Mettre les arabesques en valeur ne signifie pas surcharger l’image. Ces agencements ont tendance à égarer notre attention, l’œil cherchant constamment le sujet principal. Concentrez-vous sur un détail et changez votre cadrage jusqu’à ce que la composition vous plaise. Vous pouvez déplacer les brindilles ou les branches qui encombrent votre  composition. Utilisez des épingles à linge, elles sont parfaites pour les retenir sans les endommager.

7- Isolez votre sujet : N’hésitez pas à cadrer serré. Rapprochez-vous de votre sujet, donnez-lui de l’importance, mais pas trop quand même. Une fleur, perdue au milieu du sol, sera beaucoup plus belle si elle remplit le viseur.

8- Arrière plan foncé : pour faire ressortir les détails d’une plante en choisissant un arrière-plan plus sombre. Ce carré d’ombre, juste derrière, ferait parfaitement l’affaire. Déplacez-vous pour vous mettre dans le bon angle.

9- Éclairage d’appoint : Une assiette en aluminium et un sac de plastique clair peuvent se convertir en réflecteur/diffuseur et servir d’éclairage d’appoint pour compenser ou adoucir la lumière ambiante.

10- Vitesse : Assurez-vous d’avoir une vitesse supérieure à 1/60 sec, afin d’éviter le bougé de l’image, à moins que ce ne soit ce que vous recherchez. 😉

Autres photos macros par ici et ainsi qu’ici aussi.

Happy shooting! 😀

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